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Aperçu des articles
- Forme la plus courante de scoliose : la scoliose idiopathique de l'adolescent (SIA)
- À quel âge la scoliose idiopathique de l'adolescent (IAS) apparaît-elle ?
- Cause de la scoliose
- Diagnostic de la scoliose idiopathique
- Évolution : comment se développe une scoliose ?
- Traitement : diagnostics complémentaires et prise en charge de la scoliose
- Traitement chirurgical de la scoliose
- Quand une opération est-elle nécessaire ?
- Techniques chirurgicales
- FAQ sur la scoliose
Forme la plus courante de scoliose : la scoliose idiopathique de l'adolescent (SIA)
La scoliose touche environ 3 à 5 % de la population. Il convient de distinguer la scoliose idiopathique de la scoliose congénitale, la forme idiopathique étant la plus courante.
La scoliose congénitale résulte d'une malformation et/ou d'un développement anormal de certaines vertèbres.
La scoliose idiopathique de l'adolescent (SIA) est une altération de la forme normale de la colonne vertébrale qui se manifeste dans les trois plans de la colonne : coronal, sagittal et transversal.
La scoliose se reconnaît le plus souvent à la courbure latérale (plan coronal). Cette courbure dans le plan coronal s'accompagne toujours d'une rotation des vertèbres. Comme les côtes sont attachées aux vertèbres, cette rotation entraîne la formation d'un renflement costal plus ou moins prononcé, qui dépend de l'ampleur de la rotation, ou la formation d'un renflement lombaire.

À gauche : représentation schématique de la scoliose. À droite : colonne vertébrale saine © Koterka Studio | AdobeStock
Lors de la description d’une scoliose, il ne faut toutefois pas oublier le profil sagittal (vue de la colonne vertébrale de profil), car l’IAS s’accompagne souvent d’une modification importante du profil sagittal, notamment sous la forme d’un dos plat.
À quel âge la scoliose idiopathique de l'adolescent (IAS) apparaît-elle ?
Les femmes sont nettement plus touchées par la scoliose que les hommes, dans un rapport de 80 pour 20. La scoliose n'est généralement détectable qu'à l'âge de 10 à 12 ans, souvent après une poussée de croissance marquée.
Les caractéristiques les plus frappantes qui jouent un rôle dans le diagnostic de la scoliose sont la courbure latérale et la rotation des corps vertébraux, avec formation des déformations susmentionnées au niveau de la colonne thoracique et/ou lombaire.
Cause de la scoliose
Nous partons aujourd'hui du principe que la scoliose idiopathique de l'adolescent (IAS) résulte d'une maladie génétique, bien que le « gène de la scoliose » n'ait pas encore été découvert à ce jour. Cette hypothèse est également étayée par le fait que, dans les familles où un cas de scoliose a été diagnostiqué, une IAS se développe souvent dans les générations suivantes, bien qu’une génération soit souvent sautée.
De plus, des études récentes montrent qu’outre les facteurs génétiques, des influences hormonales et la croissance de la colonne vertébrale peuvent également jouer un rôle. C’est notamment pendant l’enfance et l’adolescence, lorsque la colonne vertébrale se développe rapidement, qu’une scoliose idiopathique peut s’aggraver.
La colonne vertébrale se déforme alors latéralement et pivote, ce qui peut entraîner à long terme une déviation de la colonne vertébrale. L'origine exacte de la scoliose fait toujours l'objet de recherches, car plusieurs mécanismes interagissent et la gravité de la scoliose varie considérablement d'un individu à l'autre.
Diagnostic de la scoliose idiopathique
En cas de suspicion de déformation de la colonne vertébrale, les examens suivants sont nécessaires.
Dans le cadre de l'examen clinique, le médecin observe l'enfant de dos et palpe les apophyses épineuses de la colonne vertébrale. À ce stade, une courbure de la colonne vertébrale est déjà visible relativement tôt, soit au niveau de la colonne thoracique (CT), soit au niveau de la colonne lombaire (CL).
Si une malposition en rotation des corps vertébraux s'est déjà produite à ce stade, on observe une protubérance costale ou lombaire plus ou moins prononcée.
Cette protubérance costale revêt une importance considérable dans le diagnostic précoce de la scoliose, car souvent, lors d’un mouvement d’inclinaison actif (flexion du tronc vers l’avant), la scoliose s’atténue, tandis que la protubérance costale ressort davantage. Cela s'explique par le fait que la flexion vers l'avant compense en partie la déviation latérale, mais pas la rotation axiale, ce qui rend alors la protubérance costale clairement visible.
Lors de l'examen clinique, il est important de vérifier si le triangle de la taille est aplati ou rétréci. En cas de scoliose au niveau de la colonne lombaire, la courbure de la colonne vertébrale, généralement vers la gauche, entraîne un renflement du triangle de la taille du côté gauche et un rétrécissement du triangle de la taille du côté opposé.
Si ces modifications cliniques sont perceptibles, un examen radiologique doit être réalisé le plus rapidement possible. Il convient de veiller à ce qu’une radiographie complète de la colonne vertébrale soit toujours réalisée dès le premier examen radiologique, et ce aussi bien dans le plan coronal que dans le plan sagittal (vision latérale).
Il est important que le premier examen radiologique soit réalisé dans les deux plans, car les modifications du profil latéral peuvent déjà fournir de très bonnes indications sur l'évolution future de la scoliose.
Évolution et traitement des symptômes de la scoliose pour une meilleure qualité de vie – Traitement conservateur et traitement chirurgical
Évolution : comment se développe une scoliose ?
Lorsqu'une IAS est confirmée cliniquement et radiologiquement, des examens de contrôle réguliers sont nécessaires pour détecter une progression.
Toutes les scolioses légères ne s'aggravent pas au cours de la croissance. À ce stade – courbure scoliotique mesurée radiologiquement entre 15 et 20° – trois possibilités existent :
- La scoliose reste stable dans cette situation.
- La scoliose s'aggrave avec une augmentation de la courbure dans les trois plans.
- Dans un petit pourcentage de cas, on observe même une régression de la courbure pour les scolioses de l'ordre de grandeur mentionné ci-dessus.
Traitement : diagnostics complémentaires et prise en charge de la scoliose
Si une scoliose de 15 à 20° est diagnostiquée, un traitement de kinésithérapie est mis en place dès que possible et un traitement par corset est recommandé à de nombreux patients.
Cependant, en cas de scoliose présentant un angle de 30° ou plus, le renforcement musculaire induit par la kinésithérapie ne permet plus d’obtenir d’amélioration. Il est néanmoins judicieux de poursuivre des exercices ciblés, la kinésithérapie devant également être associée à une thérapie respiratoire adaptée.
La kinésithérapie, y compris celle de Lehnert-Schroth, n'est absolument pas en mesure de stopper la progression de la scoliose. De plus, le patient et le médecin traitant doivent savoir qu'un traitement par corset n'est jamais en mesure d'arrêter la progression d'une scoliose.
Il convient toutefois de mettre en garde contre le recours au traitement par corset, souvent décidé sans réflexion, et ce pour plusieurs raisons :
- À ce jour, il n'existe aucune preuve qu'un traitement par corset puisse stopper durablement la progression d'une scoliose. On considère déjà comme un résultat très favorable le fait que la scoliose ne s'aggrave pas, bien que j'aie déjà évoqué plus haut l'évolution possible de la scoliose.
- Une raison majeure de s'opposer au traitement par corset est l'influence négative de ce traitement sur le profil sagittal (latéral) de la colonne vertébrale, qui, dans la plupart des cas, est déjà modifiée par une lordose (dans la plupart des cas, une scoliose thoracique) et une décuphose de la colonne vertébrale (lordose apicale, thoracique).
- Le troisième point important est que le traitement par corset repose sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une intervention corrective directe sur la colonne vertébrale, mais que celle-ci est soutenue par les côtes. Ainsi, lors d'un traitement prolongé par corset, qui peut souvent durer 4 à 5 ans en cas de détection précoce de la déformation de la colonne vertébrale, des modifications considérables surviennent au niveau de l'insertion des côtes, plus précisément au niveau des articulations costo-transversales et costo-vertébrales (les côtes sont reliées au corps vertébral correspondant par deux articulations).
Cette altération due à la pression au niveau des articulations costo-vertébrales entraîne une augmentation significative de la rigidité. Si, après de nombreuses années de traitement par corset, des mesures chirurgicales doivent ou doivent être prises, ces altérations constituent un problème majeur pour la correction chirurgicale. L'ankylose croissante (raideur des articulations vertébrales) constitue un problème très important lors du traitement chirurgical de la scoliose.
Traitement chirurgical de la scoliose
Quand une opération est-elle nécessaire ?
Selon la progression (aggravation continue) de la scoliose, un traitement chirurgical est nécessaire, l'âge optimal se situant, en fonction de la vitesse de croissance, entre 12 et 16 ans. Il convient de retarder autant que possible le moment de l'opération afin de limiter au maximum l'impact négatif de celle-ci sur la poursuite de la croissance en longueur de la colonne vertébrale.
Un angle supérieur à 40° dans le plan coronal sert de référence approximative pour une intervention chirurgicale.
Cependant, la progression de la scoliose ne s'exprime pas uniquement dans le plan coronal, mais également dans les plans sagittal et de rotation, de sorte que ces deux plans doivent toujours être pris en compte lors de la décision d'opérer. Une scoliose présentant un angle de 30° associé à une rotation très importante peut par exemple constituer une indication chirurgicale, car on peut alors prédire avec une grande certitude qu’une aggravation significative de la scoliose se produira au cours de l’évolution.
Lors de l'indication chirurgicale, il convient également de noter que la progression de la scoliose ne s'arrête pas à la fin de la croissance de la colonne vertébrale (16/17 ans). Cela s'explique assez simplement par le fait que, notamment au niveau du rachis lombaire, la déformation scoliotique entraîne une sollicitation anormale massive des disques intervertébraux (augmentation de la pression dans le disque intervertébral du côté de la concavité de la scoliose), ce qui entraîne alors une dégénérescence précoce et non physiologique des disques intervertébraux, s'accompagnant à son tour d'une aggravation de la déviation.
Ceci est particulièrement évident dans les cas de scoliose dite thoraco-lombaire ou lombaire, où l'on peut prévoir une aggravation de la scoliose accompagnée d'une augmentation des douleurs en raison du mécanisme susmentionné.
L'intérêt d'une opération visant à corriger la déformation dans les trois plans ne réside pas seulement dans l'amélioration de l'aspect esthétique, qui, dans les formes prononcées, peut en effet entraîner un stress psychologique, mais aussi dans la prévention des séquelles secondaires (dégénérescence précoce de la scoliose entraînant des douleurs importantes à l'âge adulte), qui nécessitent alors souvent une intervention chirurgicale plus importante et plus lourde à l'âge adulte.
Techniques chirurgicales
Différentes voies d'accès sont possibles pour réaliser une correction chirurgicale de la scoliose :
- L'accès postérieur à la colonne vertébrale, le plus couramment utilisé, qui présente toutefois divers inconvénients (instrumentation plus longue, correction insuffisante de la déviation en rotation et de la déviation sagittale).
- L'accès antérieur à la colonne vertébrale, qui consiste ici en un accès antéro-latéral. Lorsque l'indication est appropriée, cet accès permet une très bonne correction dans les trois plans de la colonne vertébrale, associée généralement à une instrumentation plus courte dans le rachis lombaire. Une instrumentation et une arthrodèse aussi courtes que possible au niveau du rachis lombaire revêtent une grande importance fonctionnelle, car environ 70 à 80 % du mouvement total provient de la colonne vertébrale.
- En cas de scoliose très rigide ou de double courbure, un double accès (par l'arrière et par l'avant-latéral) peut s'avérer nécessaire pour obtenir un résultat optimal tant sur le plan esthétique que fonctionnel.
Dans le cadre de l'approche ventrale (par l'avant), il convient également de mentionner la technique du « tethering », pratiquée depuis environ 5 ans. On tente ici, par une approche antéro-latérale, d'obtenir une correction de la scoliose sans fusion (raidissement). L'objectif est d'obtenir une correction en freinant la croissance sur la convexité de la scoliose et en favorisant la croissance sur la concavité de la scoliose.
Les premiers résultats à moyen terme montrent des corrections partiellement satisfaisantes. Il est toutefois important de noter que cette technique n'a pas d'influence significative sur le profil latéral ni sur la rotation axiale ; la correction est principalement obtenue dans le plan frontal.
À l'heure actuelle, cette « technique de tethering » ne peut pas encore faire l'objet d'une évaluation définitive. Elle offre toutefois une approche intéressante qui permet, dans une mesure limitée, un optimisme prudent.
FAQ sur la scoliose
Qu'est-ce que la scoliose et comment se développe-t-elle ?
La scoliose est une déviation tridimensionnelle de la colonne vertébrale, souvent d'origine idiopathique. La cause exacte est généralement inconnue, mais la croissance de la colonne vertébrale joue un rôle central.
Quels sont les symptômes de la scoliose ?
Les symptômes typiques de la scoliose sont un déséquilibre des épaules ou du bassin, une bosse costale, des douleurs dorsales et, dans les formes sévères, une limitation de la fonction pulmonaire.
Comment diagnostique-t-on une scoliose ?
Le diagnostic de la scoliose repose sur un examen physique et des techniques d'imagerie telles que la radiographie. L'angle de Cobb permet de déterminer la courbure et le degré de gravité.
Quand un traitement est-il nécessaire ?
Le traitement dépend de l'ampleur de la scoliose, de l'âge et de la croissance. Les scolioses légères sont souvent traitées de manière conservatrice, tandis que les formes graves peuvent nécessiter une intervention chirurgicale.
Une scoliose peut-elle s'aggraver à l'âge adulte ?
Oui, en particulier les scolioses non traitées ou prononcées peuvent s'aggraver à l'âge adulte et entraîner des troubles chroniques ou des limitations de la mobilité.


