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Syndrome de la pointe de la rotule (genou du sauteur) : symptômes, traitement et activité physique en cas de douleurs au genou

L'articulation du genou est la plus grande articulation du corps humain et doit supporter des forces considérables au quotidien comme lors de la pratique sportive. Chez les sportifs qui effectuent fréquemment des sauts ou des arrêts brusques, cela peut entraîner une sollicitation excessive et douloureuse du tendon rotulien. Ce tableau clinique est appelé « syndrome de la pointe de la rotule » en médecine, mais il est mieux connu dans les pays anglophones et parmi les athlètes sous le nom de « Jumper's Knee » ou « genou du sauteur ». La maladie se manifeste généralement par des douleurs lancinantes au genou, directement au niveau de la partie inférieure de la rotule. Ce qui commence par une légère irritation peut, sans diagnostic et traitement précoces, devenir chronique et limiter considérablement les performances sportives.

Codes CIM de cette maladie: M76.5

Aperçu rapide :

Le syndrome de la pointe de la rotule est une affection de l'insertion du tendon rotulien, généralement liée à des efforts physiques, qui touche principalement les sportifs. Dans la plupart des cas, il est dû à une sollicitation excessive chronique du tendon due à des forces de traction répétitives, comme celles que l'on observe généralement dans les sports de saut ou lors d'un entraînement intensif à la course à pied. Parmi les symptômes classiques, on compte une douleur à la pression au niveau de la pointe de la rotule, qui n'apparaît au début que lors de l'effort, mais qui peut persister en permanence aux stades avancés. Le diagnostic repose généralement sur un examen physique et des techniques d'imagerie telles que l'échographie ou l'IRM, afin de mettre en évidence d'éventuelles lésions structurelles du tendon. Sur le plan thérapeutique, on privilégie presque toujours un traitement conservateur, qui combine un arrêt des activités sportives, de la kinésithérapie, des exercices d’étirement des muscles de la cuisse et des mesures physiques telles que la thérapie par ondes de choc. Ce n'est que si ces mesures n'apportent aucune amélioration sur une longue période qu'un traitement chirurgical est envisagé afin de retirer les tissus enflammés et de soulager le tendon.

Aperçu des articles

Informations générales

Le syndrome de la pointe de la rotule, également appelé « genou du sauteur », provoque des douleurs à l'extrémité inférieure de la rotule (patella). Les personnes concernées ressentent ces douleurs lorsqu'elles courent ou pratiquent d'autres activités sportives.

L'articulation du genou est celle du corps humain qui est soumise aux contraintes les plus importantes. La rotule, appelée « patella » en langage médical, forme avec le fémur et le tibia ce que l'on appelle le corps articulaire osseux. Le tendon rotulien relie le tibia à l'extrémité inférieure de la rotule. La fonction principale de ce tendon est de transmettre la force de la jambe vers la cuisse. Elle est donc soumise à une sollicitation constante, notamment lors d’activités sportives. Elle régule la répartition de la pression dans l’articulation du genou. Si la sollicitation est incorrecte ou trop forte lors de la course, cela entraîne de fortes douleurs chez les personnes concernées.

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© westfotos.de / Fotolia

Différents degrés de gravité du syndrome de la pointe de la rotule

Selon une définition médicale datant de 1978, le syndrome de la pointe de la rotule est classé en quatre degrés de gravité différents :

  • Au stade I, les personnes concernées ressentent des douleurs au tendon rotulien immédiatement après la course.
  • Au stade II, elles courent déjà en ressentant des douleurs. Celles-ci s'atténuent progressivement pendant la course, mais reviennent ensuite avec la même intensité.
  • Au stade III, les personnes concernées souffrent de douleurs persistantes, qui se manifestent aussi bien en position assise qu'en courant ou en marchant.
  • Au stade IV, le tendon rotulien est complètement rompu, de sorte que les personnes concernées ne peuvent plus étendre l'articulation du genou sans aide.

Quels sont les symptômes du syndrome de la pointe de la rotule ?

En cas de sollicitation intense de l'articulation du genou, comme lors d'un marathon ou de sauts, des douleurs à la pression peuvent apparaître sous la rotule. Selon le degré de gravité, les symptômes ne se manifestent que lors de l'échauffement et disparaissent temporairement à mesure que l'effort augmente, avant de réapparaître après la séance d'entraînement.

Dans les cas graves, les douleurs se manifestent tout au long de l'effort. Dans les cas particulièrement graves, les douleurs au niveau du tendon rotulien peuvent devenir permanentes (chroniques). En cas de syndrome de la pointe de la rotule, l'extension du genou contre une résistance provoque alors souvent des douleurs.

Quelles sont les causes possibles du syndrome de la pointe de la rotule ?

Le syndrome de la pointe de la rotule est causé par une sollicitation excessive du tendon rotulien (tendon de la rotule) due à des efforts de traction inhabituels, répétés ou violents. Il existe des facteurs internes et externes pouvant déclencher ce que l'on appelle le « genou du sauteur ».

Facteurs externes

Il s'agit notamment des activités – le plus souvent sportives – qui sont souvent à l'origine des douleurs. C'est surtout dans les sports de saut que le tendon rotulien est soumis à une traction maximale, c'est pourquoi des sports tels que le basket-ball, le saut en longueur ou en hauteur ainsi que le volley-ball sont particulièrement susceptibles de déclencher un syndrome de la pointe de la rotule. C'est pour cette raison que ce syndrome est également connu sous son nom familier de « genou du sauteur ».

Dans le cas du syndrome de la pointe de la rotule, l’intensité ou le caractère inhabituel de la sollicitation du genou jouent un rôle important. Ainsi, un syndrome de la pointe de la rotule peut également survenir lors de la

  • haltérophilie,
  • jouer au tennis,
  • le vélo ou
  • en faisant du jogging sur un sol dur

.

Facteurs internes

Une rotule haute favorise également l'apparition d'un syndrome de la pointe de la rotule, tout comme une faiblesse ligamentaire congénitale ou une élasticité réduite des muscles de la jambe.

Comment diagnostiquer un syndrome de la pointe de la rotule ?

Le médecin, généralement un orthopédiste ou un traumatologue du sport, s'informera d'abord des habitudes sportives du patient. Ainsi, les sports de saut, la musculation ou le jogging sur sol dur laissent supposer que ces troubles sont dus à un syndrome de la pointe de la rotule.

L'examen physique qui suit révèle souvent une douleur à la pression au-dessus de la pointe de la rotule. Il est également caractéristique que le mouvement d'extension de la jambe contre une résistance provoque des douleurs chez le patient. Les signes plutôt rares d'un syndrome de la pointe de la rotule sont des gonflements ou des rougeurs visibles. Certaines personnes concernées font également état de douleurs après une position assise prolongée, par exemple après de longs trajets en voiture.

Dans certains cas, l'articulation du genou peut toutefois ne présenter aucun signe particulier. Dans ce cas, un diagnostic présomptif ne peut être posé qu'à partir des antécédents médicaux du patient.

Techniques d'imagerie pour le diagnostic

L'échographie est une méthode simple et indolore pour le patient permettant de diagnostiquer un genou du sauteur. Afin de pouvoir évaluer correctement les éventuelles altérations, le médecin examinera toujours le côté opposé (supposé) sain. Les altérations typiques du genou du sauteur, visibles à l'échographie, sont par exemple : 

  • des structures tendineuses irrégulières,
  • un épaississement des tendons ainsi qu'
  • des tissus de glissement tendineux aux contours irréguliers.

Les radiographies ne sont d'aucune utilité dans le cas du genou du sauteur et servent uniquement à exclure d'autres pathologies du genou.

Grâce à l'imagerie par résonance magnétique (IRM), le médecin peut toutefois localiser très précisément la zone dégénérée. De plus, l'IRM est utile pour le diagnostic différentiel. Elle permet notamment d'exclure souvent dès le départ que les symptômes soient dus à une arthrose du genou.

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Comment se déroule le traitement du syndrome de la pointe de la rotule ?

Si le patient ressent des douleurs en courant, il est recommandé d'interrompre ou d'arrêter la séance de sport et de consulter un médecin. Les méthodes suivantes sont à la disposition des médecins et des patients pour le traitement du « genou du sauteur » :

Étirements

Des étirements réguliers des muscles de la cuisse permettent de réduire la tension au niveau de la rotule. L'utilisation d'un rouleau chauffant ou d'applications froides améliore également la circulation sanguine au niveau de l'insertion du tendon, ce qui favorise la nutrition du tendon au-dessus de la rotule.

Physiothérapie

Un traitement de physiothérapie est encore possible, en particulier aux stades initiaux. Dans ce cas, une thérapie par ondes de choc et ultrasons, ainsi qu'une électrothérapie ou une thérapie manuelle, sont indiquées. Le kinésithérapeute s'informera d'abord des symptômes du patient, sélectionnera les options thérapeutiques appropriées en fonction du degré de gravité de la pathologie et élaborera un plan de traitement individuel sur cette base.

Aquajogging

Les cours d'aquajogging constituent une bonne option en cas de symptômes douloureux déjà prononcés. Dans l'eau, le poids des membres est réduit, et il est souvent même possible d'effectuer des sauts sans douleur.

Traitement médicamenteux

Pour soulager la douleur lors d'une crise aiguë, les analgésiques en vente libre peuvent aider. Il convient toutefois de consulter au préalable un médecin, ne serait-ce que pour diagnostiquer avec précision la cause de la douleur. De plus, les analgésiques ne sont pas recommandés en traitement de fond.

Interventions chirurgicales comme option thérapeutique

Dans le cas du syndrome de la pointe de la rotule, les interventions chirurgicales ne doivent être envisagées qu'en dernier recours afin de permettre au patient de mener une vie sans douleur ou de retrouver ses capacités sportives. Lors d'une telle intervention, on commence par retirer la couche de graisse enflammée autour du tendon rotulien. Les zones concernées du tendon sont alors sectionnées et les vaisseaux sanguins anormaux sont cautérisés. L'intervention peut être réalisée de manière ouverte ou mini-invasive, sous anesthésie locale ou générale.

Comment prévenir le syndrome de la pointe de la rotule ?

La meilleure façon de prévenir le syndrome de la pointe de la rotule est d'étirer régulièrement les muscles après la course. Cela permet de réduire la tension musculaire dans la cuisse. De plus, un échauffement complet avant la course ainsi qu'une augmentation modérée de l'intensité de l'entraînement au fil des séances sont d'une importance fondamentale. Il est également très important de laisser au corps suffisamment de temps pour récupérer entre les différentes séances d'entraînement, quel que soit le sport pratiqué.

Les personnes en surpoids devraient également envisager de perdre du poids. Une perte de poids réduit la charge exercée sur le tendon rotulien et les articulations du genou, ce qui permet de réduire la fréquence des douleurs – ou du moins leur intensité.

FAQ : les 8 questions les plus importantes sur le syndrome de la pointe de la rotule (genou du sauteur)

Quels sont les symptômes typiques du syndrome de la pointe de la rotule ?

Le symptôme principal caractéristique est une douleur localisée au genou, directement à l'extrémité inférieure de la rotule, c'est-à-dire à la pointe de la rotule. Aux stades précoces, ces douleurs se manifestent généralement sous forme de douleur au démarrage, au début d'une activité sportive, et s'atténuent après la phase d'échauffement. Si la maladie progresse, les douleurs persistent même pendant l'effort et peuvent même se faire sentir au quotidien, par exemple en montant les escaliers ou après être resté assis longtemps les jambes pliées. La zone est souvent sensible à la pression et un léger gonflement peut être visible.

Quels sports augmentent le risque de genou du sauteur ?

Comme le nom « genou du sauteur » l'indique, ce sont surtout les sports qui exigent des sauts et des réceptions fréquents ainsi que des changements de direction rapides qui sont concernés. On compte parmi ceux-ci, de manière classique, le volley-ball, le basket-ball, le saut en longueur et le saut en hauteur. Mais les sports impliquant une course intense sur sol dur ou des mouvements de type « stop-and-go », comme le tennis, le football ou le fitness, peuvent également surcharger le tendon rotulien et déclencher ces douleurs.

En quoi consiste le traitement conservateur du syndrome de la pointe de la rotule ?

La thérapie conservatrice est presque toujours la première étape et vise à réduire l'irritation du tendon et à en éliminer les causes. Cela implique tout d'abord une adaptation de l'effort ou une pause sportive temporaire. En complément, on utilise des médicaments anti-inflammatoires tels que l'ibuprofène et des mesures physiques telles que l'application de froid. La physiothérapie, avec des exercices ciblés d'étirement et de renforcement des muscles antérieurs de la cuisse ainsi qu'un entraînement excentrique qui rend le tendon plus résistant, en est un élément central. La thérapie par ondes de choc s'est également révélée être une méthode efficace pour stimuler la régénération des tissus.

Puis-je prévenir efficacement le syndrome de la pointe de la rotule ?

Oui, un entraînement et une préparation ciblés permettent de réduire considérablement le risque. Un échauffement complet avant le sport prépare les muscles et les tendons à l'effort. Des étirements réguliers des muscles de la cuisse et des fléchisseurs de la hanche réduisent la tension exercée sur la rotule. Il est également important d'augmenter l'intensité de l'entraînement progressivement et de laisser au corps suffisamment de temps pour récupérer. Le port de chaussures adaptées offrant un bon amorti aide également à atténuer les pics de contrainte lors de la réception après un saut.

Quand une opération est-elle nécessaire en cas de syndrome de la pointe de la rotule ?

Une intervention chirurgicale n'est généralement envisagée que lorsque toutes les mesures conservatrices n'ont pas apporté de soulagement suffisant des symptômes sur une période d'au moins trois à six mois ou lorsque le tendon présente déjà des déchirures importantes. Lors de l'opération, on retire généralement le tissu chroniquement enflammé au niveau de l'insertion du tendon et, si nécessaire, on stimule la cicatrisation du tendon par des incisions longitudinales.

Quelle est la différence entre le syndrome de la pointe de la rotule et le genou du coureur ?

Bien que ces deux pathologies soient dues à une sollicitation excessive lors de la pratique sportive, elles se distinguent par la localisation de la douleur. Dans le syndrome de la pointe de la rotule, le point douloureux se situe à l'avant, au centre, juste en dessous de la rotule. Dans le cas du genou du coureur, également appelé syndrome de la bandelette ilio-tibiale, la douleur se manifeste en revanche généralement à l'extérieur de l'articulation du genou. Les causes et les approches thérapeutiques diffèrent donc, c'est pourquoi un diagnostic précis posé par un spécialiste est important.

Les bandages ou les bandes adhésives favorisent-ils la guérison ?

Des bandages spéciaux pour le tendon rotulien ou des bandes Kinesio peuvent avoir un effet de soutien. Un bandage exerce une légère pression sur le tendon et peut ainsi dévier quelque peu la force de traction au niveau de l'insertion du tendon, ce que de nombreuses personnes concernées trouvent apaisant. Cependant, ils ne s'attaquent pas à la cause de la surcharge, mais servent uniquement à soulager les symptômes et doivent toujours être associés à des exercices de kinésithérapie.

Combien de temps dure la guérison d'un syndrome de la pointe de la rotule ?

Le processus de guérison est très individuel et dépend fortement de la gravité de la pathologie. Si le syndrome est détecté et traité à un stade précoce, une pause sportive de quelques semaines peut suffire. Si l'inflammation est déjà devenue chronique ou s'il y a des lésions structurelles au niveau du tendon, la rééducation peut prendre plusieurs mois. La patience et la discipline dans la pratique des exercices sont déterminantes pour un succès thérapeutique durable.

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