Leading Medicine Guide Logo

Chirurgie moderne du genou et thérapie régénérative : vers une meilleure mobilité grâce aux cellules souches et au traitement du cartilage - Entretien avec le Dr Christian Lang

21.07.2025
Rédaction de Leading Medicine Guide
Auteur
Rédaction de Leading Medicine Guide

Le Dr Christian Lang, médecin diplômé, est spécialiste en orthopédie et traumatologie ainsi qu'expert en médecine du sport ; il exerce dans son cabinet privé à Salzbourg. En tant que spécialiste du genou, il se consacre tout particulièrement au diagnostic et au traitement des troubles du genou aux causes les plus diverses – des blessures sportives aiguës aux maladies chroniques telles que l'arthrose ou les altérations dégénératives de l'articulation. Il allie ainsi une longue expérience aux techniques médicales les plus modernes et accorde une grande importance à une prise en charge personnalisée de ses patients. Son activité se concentre à la fois sur les traitements conservateurs et chirurgicaux.

Le Dr Lang s'appuie sur un large éventail de possibilités thérapeutiques innovantes, parmi lesquelles la thérapie ACP (autohémothérapie), la thérapie par ondes de choc, les injections d'acide hyaluronique, la technologie EMTT ainsi que des procédures régénératives telles que la thérapie par cellules souches. Ces méthodes sont notamment utilisées en cas d’arthrose débutante ou de lésions dues à une sollicitation excessive et visent à soulager les douleurs à un stade précoce, à freiner les inflammations et à retarder le plus longtemps possible le recours à la chirurgie. Lorsque des interventions chirurgicales s’avèrent nécessaires, le Dr Lang propose, à la clinique privée Wehrle-Diakonissen, une gamme complète de chirurgies du genou visant à préserver ou à remplacer l’articulation.

Cela comprend notamment les reconstructions du ligament croisé, la suture et le remplacement du ménisque, les procédures de remplacement du cartilage, les opérations de réorientation et de dérotation, ainsi que les prothèses partielles et totales. L'objectif de chaque traitement est de soulager la douleur et de préserver au mieux la mobilité naturelle de l'articulation, toujours dans l'optique d'un retour rapide et durable à la vie quotidienne ou à l'activité sportive. Outre sa spécialisation dans l'articulation du genou, le Dr Lang traite également les maladies et les blessures d'autres articulations telles que l'épaule, la hanche et la cheville. Là encore, il applique une approche thérapeutique personnalisée qui allie une technologie de pointe à une expertise orthopédique approfondie.

Un diagnostic approfondi, un entretien individuel et une évaluation honnête des options thérapeutiques constituent toujours le point de départ de chaque traitement. Le Dr Christian Lang se distingue non seulement par ses compétences professionnelles, mais aussi par son approche personnalisée. Dans son cabinet moderne et bien équipé à Salzbourg, il accueille ses patients avec un grand dévouement et un dialogue ouvert et respectueux. L'objectif de son travail est de soulager la douleur, de redonner de la mobilité et d'améliorer ainsi durablement la qualité de vie de ses patients – qu'il s'agisse de jeunes sportifs, de seniors actifs ou de personnes très sollicitées professionnellement et souffrant de troubles fonctionnels.

La rédaction du Leading Medicine Guide a pu s’entretenir avec le Dr Lang au sujet de la chirurgie du genou et des concepts thérapeutiques modernes.

Dr. med. univ. Christian Lang

Les douleurs au genou peuvent fortement réduire la qualité de vie – qu'elles soient dues à des blessures sportives, à une sollicitation excessive ou à l'usure articulaire liée à l'âge. Grâce aux procédures médicales modernes, il existe aujourd'hui de nombreuses possibilités pour améliorer de manière ciblée la fonction de l'articulation du genou. Les techniques innovantes de la chirurgie du genou ainsi que les approches régénératives telles que la thérapie par cellules souches ou les traitements du cartilage permettent non seulement de soulager la douleur, mais aussi, souvent, de préserver à long terme la structure articulaire. L'objectif est de rendre les interventions chirurgicales aussi peu invasives que possible, voire de les éviter dans certains cas, pour une meilleure mobilité, une meilleure qualité de vie et un quotidien actif.

Un diagnostic précis est la base de tout traitement efficace des troubles du genou : il détermine de manière décisive si un traitement conservateur est suffisant ou si une intervention chirurgicale est nécessaire. 

« Comme partout en médecine, une anamnèse approfondie et un examen clinique sont la priorité absolue. Il est particulièrement important pour moi de savoir depuis combien de temps les douleurs persistent et s’il y a déjà eu des traitements antérieurs – notamment par d’autres médecins ou collègues. Cela influence les étapes suivantes. En matière d’imagerie diagnostique, je m’appuie principalement sur la radiographie conventionnelle et l’IRM, qui sont mes deux techniques principales. En fonction du cas, j’utilise également l’échographie, un bon scanner ou d’autres techniques d’imagerie – selon les possibilités offertes – afin d’obtenir une image aussi précise que possible et une évaluation fondée. L'objectif est de procéder à ce que l'on appelle un « staging », c'est-à-dire de déterminer avec précision le stade actuel de la maladie et d'évaluer si un traitement conservateur est possible. J’ai une formation chirurgicale de base, mais grâce aux avancées techniques de ces dernières années, la thérapie conservatrice a considérablement gagné en importance et, dans de nombreux cas, elle n’a aujourd’hui plus rien à envier à la chirurgie. « Le choix entre un traitement conservateur et une intervention chirurgicale est en fin de compte toujours individuel – il dépend notamment de l’âge du patient, d’éventuelles pathologies antérieures et, bien sûr, de son état général », explique le Dr Lang au début de notre entretien.

En cas de douleurs précoces ou fonctionnelles au genou, on peut souvent éviter l’opération. On recourt alors à des traitements conservateurs adaptés à chaque patient. La physiothérapie visant à renforcer les muscles et à stabiliser les articulations est au cœur de ces traitements. En complément, en cas de lésions du cartilage ou d’états inflammatoires, des injections de sang autologue préparé (ACP) ou d’acide hyaluronique peuvent s’avérer utiles. Des techniques physiques modernes telles que la thérapie par ondes de choc ou l’EMTT favorisent le soulagement de la douleur et la régénération tissulaire. En cas de douleurs chroniques, une prise en charge multimodale de la douleur peut s’avérer utile. L’objectif est de soulager les douleurs, de préserver la fonction du genou et d’éviter autant que possible une intervention chirurgicale.

Un traitement régénératif du cartilage à base de cellules souches peut constituer une alternative judicieuse à l'intervention chirurgicale, notamment lorsque la lésion cartilagineuse n'est pas encore trop avancée et qu'il n'y a pas de blocages mécaniques, de déformations axiales prononcées ou d'instabilité ligamentaire. 

Cette forme de traitement permet souvent de retarder, voire d'éviter une opération, en particulier chez les patients jeunes ou sportifs présentant des lésions cartilagineuses localisées, par exemple à la suite d'un accident ou en cas d'arthrose débutante. La thérapie par cellules souches vise à stimuler la capacité de régénération du cartilage propre à l'organisme et à améliorer la fonction articulaire de manière naturelle. La thérapie par cellules souches est souvent associée à d'autres procédures, telles que la thérapie ACP ou l'acide hyaluronique, afin de renforcer son effet et d'améliorer davantage le milieu articulaire.

« Le terme correct pour désigner les cellules utilisées est « cellules mésenchymateuses stromales » (MSC) ou « cellules périmésenchymateuses ». Néanmoins, le terme « thérapie par cellules souches » s’est imposé, car il est plus facile à comprendre pour les patients ainsi que pour le personnel médical n’appartenant pas à ce domaine de spécialité. Cette thérapie convient avant tout aux patients présentant des lésions cartilagineuses profondes et localisées, chez lesquels des interventions chirurgicales antérieures n’ont pas permis une guérison suffisante du cartilage. L'éventail des procédures chirurgicales pour le traitement du cartilage est large : il va de la microfracturation à des techniques telles que l'Autocart ou le cartilage haché, en passant par la greffe de cellules cartilagineuses, une intervention complexe et coûteuse. Lorsque ces interventions ne donnent pas de résultats satisfaisants, un traitement par cellules souches peut constituer une alternative judicieuse. Les patients âgés présentant une usure cartilagineuse avancée, ainsi que les personnes plus jeunes ayant subi des lésions antérieures dues à des opérations – par exemple au niveau du ligament croisé ou du ménisque – et présentant des lésions cartilagineuses prononcées de troisième ou quatrième degré, en bénéficient également. La préparation au traitement est simple et se limite essentiellement au diagnostic. De plus, on réalise généralement une échographie de la zone d’où les cellules souches seront prélevées – en général la paroi abdominale. L'intervention elle-même dure environ une heure, se déroule en ambulatoire et est généralement réalisée sous anesthésie locale, ou sous sédation légère si le patient le souhaite. Le traitement proprement dit est alors terminé. S'ensuit un suivi personnalisé comprenant un accompagnement physiothérapeutique ciblé, une mobilisation prudente et des mesures de soutien telles que des compléments alimentaires. « L'ensemble du traitement est toujours adapté aux besoins de chaque patient », précise le Dr Lang.

Stammzelle


Pour que les patients puissent bénéficier d’un traitement par cellules souches au niveau de l’articulation du genou, certaines conditions médicales doivent être remplies. Le facteur déterminant est avant tout l’étendue des lésions cartilagineuses. La thérapie convient particulièrement aux personnes présentant des lésions cartilagineuses localisées ou une arthrose débutante, chez lesquelles la structure articulaire est globalement encore intacte. La couche cartilagineuse ne doit pas encore être complètement détruite, et l’articulation ne doit être ni fortement déformée ni instable. Les déviations axiales importantes – telles qu’un genu varum ou un genu valgum prononcé – doivent également être corrigées au préalable, car elles peuvent nuire au succès du traitement. 


Les techniques modernes de préservation du cartilage se distinguent nettement des opérations classiques du genou à plusieurs égards, notamment en ce qui concerne le processus de guérison et la résistance à long terme.

« La greffe de cartilage est une intervention chirurgicale complexe qui se déroule généralement en deux étapes. Dans un premier temps, des cellules cartilagineuses du patient sont prélevées et cultivées en laboratoire. Lors d’une deuxième opération, le tissu cartilagineux cultivé est ensuite implanté dans la zone touchée. Une variante simplifiée de cette procédure consiste à prélever des cellules cartilagineuses autologues directement pendant l’opération, à les traiter – par exemple en les broyant en une fine pâte (« mincing ») – et à les appliquer sur la lésion à l’aide d’un adhésif autologue. Cette méthode nécessite également une intervention chirurgicale sous anesthésie générale avec hospitalisation. En revanche, la thérapie par cellules souches est une procédure mini-invasive. Elle consiste à prélever des cellules souches – généralement issues du tissu adipeux –, à les traiter et à les injecter dans l’articulation touchée. Ces cellules se caractérisent par leur « pluripotence », c’est-à-dire leur capacité à se différencier en différents types cellulaires. L'objectif est de déclencher des processus régénératifs, de réduire l'inflammation et de stabiliser le tissu cartilagineux grâce à leur interaction avec les tissus environnants. La thérapie par cellules souches n'est toutefois indiquée que si une certaine structure de base du cartilage est encore présente. En cas de lésions profondes atteignant l’os, elle ne suffit pas à elle seule. Dans de tels cas, une combinaison entre un traitement chirurgical du cartilage et une administration ultérieure de cellules souches peut s’avérer judicieuse pour favoriser la régénération et stabiliser la lésion à long terme », constate le Dr Lang.

Il est important de procéder à une évaluation réaliste de la situation individuelle, car le succès dépend fortement de l’étendue des lésions, de la coopération du patient et du choix minutieux de la procédure appropriée. L’objectif est toujours de préserver la fonction naturelle de l’articulation aussi longtemps que possible – et donc non seulement la mobilité, mais aussi la qualité de vie.

Stammzelle 2

Les premières améliorations perceptibles après le traitement apparaissent souvent très tôt – de nombreux patients font état d’un premier soulagement dès le jour du traitement ou le lendemain. Dans d’autres cas, cela prend environ deux à trois semaines. L’effet réel de la thérapie peut toutefois continuer à se développer sur une période pouvant aller jusqu’à six mois. C’est au cours de ces six mois que l’effet se déploie pleinement, et tout ce qui est atteint pendant cette période est considéré comme le résultat thérapeutique possible.

« À l'issue de ces six mois, l'effet est généralement stabilisé. À partir de ce moment, on constate de plus en plus souvent que les améliorations obtenues peuvent persister pendant trois à quatre ans – sans aucune mesure supplémentaire. Si le besoin se fait à nouveau sentir après quelques années, la procédure peut en principe être répétée. Il convient toutefois de réévaluer si l'état de l'articulation concernée s'est détérioré entre-temps et s'il est judicieux de répéter le traitement. Il ne s’agit pas d’une procédure qui régénère l’articulation ou restaure complètement le cartilage. L’objectif est plutôt de soulager les douleurs, d’améliorer la mobilité et de gagner en qualité de vie. On n'obtient toutefois pas ainsi une restauration complète de l'articulation. Il n'y a pas de limite formelle à la répétabilité du traitement. Cependant, on manque encore de résultats à long terme suffisants sur plusieurs cycles de traitement – par exemple sur douze ans et plus. Outre l’intérêt médical, il faut également tenir compte de l’aspect économique, car dans de nombreux cas, les coûts ne sont pas pris en charge par l’assurance maladie publique. Les patients les supportent généralement eux-mêmes ou via une assurance complémentaire privée », explique le Dr Lang, qui ajoute :

« La thérapie par cellules souches elle-même est largement indolore pour la plupart des patients. Le prélèvement des cellules adipeuses s’effectue généralement au niveau de la paroi abdominale sous anesthésie locale. Un anesthésique est alors injecté sous la peau avec une solution, ce qui rend le prélèvement pratiquement indolore. On peut ressentir seulement un léger tiraillement ou un picotement, qui ne dure généralement que très peu de temps. L’injection dans l’articulation est un peu plus désagréable, car on y renonce à l’anesthésie locale – celle-ci altérerait l’effet des cellules souches. À la place, la peau au niveau du site d'injection est fortement anesthésiée par cryothérapie, ce qui réduit considérablement la douleur. L'injection proprement dite ne provoque alors généralement qu'une douleur brève, semblable à une pression. Au cours des heures suivantes ou pendant un à deux jours, une sensation de pression désagréable peut apparaître, car la substance injectée est nettement plus visqueuse que les injections classiques. Ce malaise peut toutefois être facilement traité à l’aide d’analgésiques courants.

Patientenzufriedenheit


La combinaison de la chirurgie du genou et de la régénération biologique, par exemple par des traitements à base de sang autologue ou des thérapies à base de cellules souches, représente une avancée prometteuse dans le domaine de la thérapie orthopédique, car elle favorise la guérison des articulations de manière naturelle et peut améliorer les résultats des interventions chirurgicales. Cette approche intégrative permet de combiner les avantages de la chirurgie moderne avec les propriétés régénératives des thérapies biologiques afin d’optimiser à la fois la réduction de la douleur et la guérison à long terme.


La cortisone est souvent utilisée en cas de troubles aigus, notamment au niveau du genou, pour soulager rapidement la douleur. Par rapport à la thérapie par cellules souches, le principal avantage de la cortisone réside dans son action très rapide. Associée à un analgésique, elle permet généralement de supprimer immédiatement l’irritation inflammatoire, ce qui entraîne une amélioration rapide des symptômes.

Le Dr Lang souligne à ce sujet : « La cortisone ne contribue pas à la régénération du cartilage et n'améliore pas non plus à long terme la fonction de la membrane synoviale ou de la capsule articulaire, qui jouent un rôle central dans l'évolution de la maladie. Il s’agit donc d’une solution à court terme dont l’effet dure, selon les cas, quelques semaines, voire quelques mois dans de rares cas. Il n’y a pas d’amélioration structurelle de l’articulation. C’est pourquoi, du point de vue d’un traitement durable, la cortisone n’est pas vraiment comparable à la thérapie par cellules souches. La cortisone est principalement utilisée lorsqu'un effet immédiat est nécessaire – par exemple en cas de gonflement aigu et de douleur au genou, avant un voyage ou un événement important. Dans de tels cas, la cortisone apporte un soulagement rapide, tandis que la thérapie par cellules souches nécessite une certaine planification et du temps avant que l'effet ne se manifeste. La cortisone n'est toutefois pas adaptée pour des résultats à long terme et n'est donc généralement utilisée que dans des situations aiguës exceptionnelles. La thérapie par cellules souches, en revanche, ne vise pas seulement un soulagement à court terme de la douleur, mais une amélioration à long terme de la fonction articulaire. Elle stimule les processus régénératifs et peut ainsi déployer des effets positifs sur plusieurs mois, voire plusieurs années. Les effets secondaires sont extrêmement rares. Il n'y a pratiquement pas de contre-indications – seule une brève adaptation du traitement médicamenteux est nécessaire chez les patients sous anticoagulants puissants, comme c'est le cas lors d'une intervention chirurgicale. En règle générale, une interruption de 48 heures suffit. L'intervention est réalisée dans une salle d'opération spécialement équipée, sous surveillance par moniteur, afin de garantir la sécurité des patients tout au long de la procédure. Les seules restrictions concernent les cas d'arthrose très avancée – dans ces cas-là, il faut évaluer au cas par cas si le traitement est encore pertinent.

À l’avenir, l’éventail des options thérapeutiques proposées au cabinet de Salzbourg sera encore élargi – certaines de ces options sont d’ores et déjà disponibles. C'est le cas notamment du traitement à l'ozone, dont il est prouvé qu'il peut stimuler l'activité des cellules souches. Cette méthode sert de mesure d'accompagnement pour favoriser davantage les processus régénératifs. De même, la cryothérapie est de plus en plus utilisée ; elle fait déjà partie intégrante des mesures conservatrices proposées.

« L'offre thérapeutique est globalement très diversifiée. Elle comprend des thérapies par perfusion visant à réguler l'équilibre acido-basique ainsi que des compléments alimentaires ciblés, spécialement développés et adaptés en collaboration avec des pharmaciens. Les préparations à base de collagène, en particulier, se sont révélées utiles dans le cadre d’études pour la régénération de différentes structures tissulaires du corps. Celles-ci sont complétées par d’autres substances éprouvées telles que la coenzyme Q10 et des acides gras oméga-3 de haute qualité. L’objectif est d’accompagner les patients de manière holistique, du premier contact jusqu’à la fin du traitement. Nous recourons à la fois à des traitements conservateurs et chirurgicaux, soutenus par des massothérapeutes, de la physiothérapie et des mesures personnalisées afin de garantir les meilleurs soins possibles », explique le Dr Lang, qui donne également quelques recommandations pour prévenir les lésions du cartilage :

« En matière de prévention, il existe, d’un point de vue médical, certaines erreurs courantes dans la manière dont on traite les articulations du genou. Les personnes peu actives physiquement ont souvent tendance à être en surpoids – un facteur de risque important pour les troubles articulaires. À l’inverse, la pratique sportive peut également poser problème si elle n’est pas correctement exécutée. La course à pied, en particulier, est souvent choisie, bien qu’elle puisse être très contraignante, notamment en cas de problèmes articulaires existants ou d’anciennes blessures. Il est donc judicieux de choisir son sport de manière ciblée. Une consultation chez un orthopédiste ou un médecin du sport peut aider à évaluer la situation individuelle – par exemple l'alignement des jambes, la structure musculaire ou la résistance générale des articulations. Souvent, il manque un programme d'entraînement équilibré : beaucoup pratiquent exclusivement des exercices d'endurance et négligent la musculation, tout aussi importante. Les étirements, par exemple via le yoga, sont également souvent négligés, alors qu’ils contribuent de manière significative à la santé articulaire. De manière générale, beaucoup de personnes n’ont pas une perception consciente de leur propre capacité physique. Une évaluation médicale peut aider à trouver l’activité qui convient. En matière d’alimentation également, un régime équilibré joue un rôle central – ni purement végétal, ni exclusivement riche en protéines. Un équilibre acido-basique est également déterminant : un faible taux d’acidité a un effet positif sur les articulations, les tendons et les muscles et peut réduire considérablement les réactions inflammatoires dans l’organisme.

Un grand merci pour cet entretien, cher Dr Lang !