Le Dr Enrico Pöschmann, réputé pour son expertise approfondie en chirurgie moderne des hernies, dirige le Centre suisse des hernies en tant que médecin-chef et y couvre, avec son équipe, l'ensemble des domaines de cette spécialité. Sa longue expérience fait de lui un spécialiste très apprécié dans le traitement des hernies complexes, des hernies cicatricielles, des diastases des grands droits, mais aussi des hernies inguinales chez les sportifs. Grâce à un diagnostic d'excellence et à des techniques chirurgicales innovantes, le Dr Pöschmann propose à ses patients des traitements sur mesure.
Le Centre suisse des hernies s’est rapidement imposé comme une référence de premier plan et dispose désormais de sites dans les cantons de Zurich, Schaffhouse, Schwyz et Zoug. Il fait office de centre de compétence reconnu et travaille en étroite collaboration avec divers hôpitaux et groupes de cabinets médicaux. Les domaines de spécialité du Dr Pöschmann comprennent les interventions chirurgicales pour tous les types de hernies abdominales et diaphragmatiques, y compris les révisions complexes et les opérations de correction, qui sont principalement réalisées par chirurgie mini-invasive ou assistée par robot. Il traite également les adhérences abdominales sévères et les occlusions intestinales, ainsi que les tumeurs malignes et les métastases dans la cavité abdominale à l'aide de techniques mini-invasives.
Son haut niveau de compétence repose sur de nombreuses années de formation universitaire et clinique, notamment des études à la prestigieuse université de Leipzig et une activité d'enseignement à l'université de Zurich. Sous la direction du Dr Pöschmann, le Centre suisse des hernies offre à ses patients des possibilités diagnostiques de pointe et un large éventail d'options chirurgicales. Les patients bénéficient non seulement d'une excellente prise en charge médicale, mais aussi de l'atmosphère agréable et de l'emplacement idéal du centre.
Les femmes qui, après un accouchement ou plusieurs grossesses, doivent faire corriger une hernie abdominale ou une diastasis des grands droits, sont particulièrement bien adressées chez le Dr Pöschmann. Avec son équipe, il combine leur prise en charge au cours d’une même intervention avec des corrections plastiques ou esthétiques, telles qu’un lifting du ventre, une liposuccion ou un lifting des seins. La rédaction du Leading Medicine Guide a mené un entretien intéressant avec le Dr Pöschmann sur la tendance du « Mommy Makeover », originaire des États-Unis.

Un « Mommy Makeover » est un concept global en chirurgie plastique, spécialement adapté aux besoins des femmes dont le corps a été transformé par la grossesse et l’accouchement. La grossesse, l'accouchement et l'allaitement peuvent laisser des traces importantes, notamment une diastasis recti (écartement des muscles abdominaux), un excès de peau au niveau du ventre et des seins tombants ou vidés de leur volume. Ces changements physiques peuvent nuire à l'estime de soi et au bien-être d'une femme. Un « Mommy Makeover » offre la possibilité de corriger ces changements grâce à une combinaison d’interventions chirurgicales ciblées. L’approche d’un « Mommy Makeover » est personnalisée et adaptée aux besoins et souhaits spécifiques de la patiente. Les objectifs et les procédures appropriées sont discutés lors d’une consultation approfondie.
Après la grossesse et l’accouchement, de nombreuses femmes sont confrontées à des changements physiques. Un « Mommy Makeover » permet de les corriger efficacement.
« Les changements qui se manifestent après une grossesse et un accouchement résultent d’une combinaison de changements hormonaux, de prise et de perte de poids, ainsi que de modifications de la paroi abdominale et des glandes mammaires. La diastasis des grands droits est un phénomène typique. Pendant la grossesse, les muscles abdominaux s’étirent pour faire de la place au bébé qui grandit. Cela peut entraîner un écartement des muscles abdominaux droits, ce que l’on appelle la diastasis des grands droits. Ce changement peut entraîner un ventre bombé de façon permanente, même après l’accouchement. À cela s'ajoutent souvent des vergetures au niveau du ventre, des accumulations de graisse au niveau des cuisses, des varices unilatérales et un affaissement des seins. Cela n'est pas acceptable pour toutes les femmes. Certaines mères ne viennent toutefois que quelques années après l’accouchement et souhaitent un « mommy makeover », car les exigences en matière de mode et d’activités redeviennent alors plus importantes. Mais j’ai aussi beaucoup de jeunes patientes qui viennent me consulter une fois leur projet familial achevé. Aux États-Unis, le « mommy makeover » est courant, mais en Suisse et en Allemagne aussi, cette intervention est de plus en plus pratiquée. « Les gens sont tout simplement beaucoup plus actifs, et au final, il s’agit de la stabilité psychique qui va de pair avec une image corporelle saine et satisfaisante et une apparence physique adaptée », explique le Dr Pöschmann au début de notre entretien.
De nombreuses femmes constatent qu’après la grossesse, les accumulations de graisse à certains endroits du corps sont difficiles à réduire uniquement par le régime et l’exercice physique. Les zones à problèmes typiques sont le ventre, les hanches, les cuisses et le dos. L'accouchement, en particulier l'accouchement par voie basse, peut entraîner des modifications au niveau des parties intimes, telles qu'un relâchement des tissus, qui peuvent être corrigées par la chirurgie plastique. Souvent, les proportions du corps changent après une grossesse. Certaines femmes souhaitent retrouver les contours harmonieux de leur corps. Un « mommy makeover » peut comprendre différentes interventions chirurgicales, adaptées individuellement aux besoins de la femme, afin de remédier à ces changements. Parmi les interventions typiques, on trouve l'abdominoplastie, le lifting ou l'augmentation mammaire, la liposuccion et parfois aussi le resserrement vaginal. L'objectif est de ramener le corps à un état similaire à celui d'avant la grossesse et de renforcer la confiance en soi de la femme.
La diastasis des grands droits joue souvent un rôle essentiel lorsqu’une femme opte pour un « mommy makeover », car elle représente pour beaucoup un changement corporel gênant après la grossesse.
« Tout d’abord, un examen approfondi est réalisé, notamment à l’aide d’une échographie. L’étendue de la diastasis des grands droits est mesurée. Au cours de la première année suivant l’accouchement, nous n’opérons la diastasis des grands droits que s’il y a également des hernies incarcérées. Il est important de déterminer quels sont les symptômes actuels. S'agit-il d'un problème purement esthétique, ou y a-t-il des problèmes de santé liés à des instabilités, des douleurs dorsales, des hernies au niveau de la diastasis, des difficultés à aller à la selle ou une faiblesse du plancher pelvien ? Il est important de savoir si le projet familial est déjà achevé ou non. Tout cela est examiné et discuté de manière globale. S’il existe d’autres souhaits, tels que des corrections au niveau de la poitrine, des cuisses ou des fesses, ceux-ci peuvent être intégrés au traitement », explique le Dr Pöschmann.
Le traitement d’une diastasis des grands droits dans le cadre d’un « mommy makeover » vise à rapprocher les muscles et à raffermir la paroi abdominale. Cela se fait généralement par une abdominoplastie (plastie abdominale), au cours de laquelle l’excès de peau est retiré et les muscles sont réparés chirurgicalement. Cette intervention peut offrir des avantages tant esthétiques que fonctionnels, en aplatissant le ventre et en rétablissant la stabilité et la fonction du tronc. Un « mommy makeover » traitant une diastasis des grands droits peut donc non seulement améliorer l'apparence physique, mais aussi améliorer considérablement la qualité de vie de la patiente.
« Il existe deux options pour le traitement chirurgical d'un diastasis recti. La première option est une intervention mini-invasive consistant à poser un filet permanent ou résorbable, ou à refixer les muscles abdominaux à leur emplacement d'origine à l'aide d'une suture. Pour cette option, une caméra et des instruments chirurgicaux sont introduits par trois petites incisions dans la partie inférieure de l'abdomen. L'option n° 2 consiste en une chirurgie ouverte combinant la correction de la diastasis des grands droits à un lifting abdominal. Pour cela, une partie de la peau abdominale est retirée jusqu’au niveau du nombril, ce qui permet de réduire l’excès de peau et de tissu adipeux. Le suivi postopératoire est le même pour les deux options. La patiente reste environ 5 à 7 jours à l’hôpital après l’intervention, suivis d’une période de repos de 6 semaines. Si l'échographie montre un bon résultat, la physiothérapie et la musculation peuvent commencer. « Les douleurs postopératoires immédiates sont légèrement plus importantes avec la variante ouverte qu'avec la chirurgie mini-invasive », selon le Dr Pöschmann.
Un « mommy makeover » combine plusieurs interventions chirurgicales et comporte, comme toute opération, certains risques.
« Les risques varient en fonction des interventions réalisées dans le cadre du Mommy Makeover. Le risque d’infection, les troubles de la cicatrisation et la nécrose cutanée constituent certainement des préoccupations majeures. Dans tous les cas, l’intervention doit être réalisée par une équipe bien rodée et en un temps opératoire aussi court que possible afin d’obtenir un résultat satisfaisant », commente le Dr Pöschmann.
Afin de minimiser les risques, des examens préopératoires complets sont effectués. Le choix d’un chirurgien plasticien expérimenté et qualifié est déterminant pour réduire la probabilité de complications. Pendant l’opération, le travail doit être effectué dans des conditions de stérilité totale afin d’éviter toute infection. Les techniques d’anesthésie modernes minimisent les risques liés à l’anesthésie. Une surveillance et des soins postopératoires minutieux permettent de détecter les complications à un stade précoce et de les traiter immédiatement. Le Dr Pöschmann souligne : « Les risques ne peuvent jamais être totalement exclus, mais ils peuvent être minimisés grâce à des techniques mini-invasives, notamment en ce qui concerne les infections et les saignements ».
Le Centre certifié des hernies de Suisse réalise environ 100 opérations de « Mommy Makeover » par an.
Après l'opération, il est important de se ménager suffisamment et de suivre scrupuleusement les instructions du chirurgien traitant. Cela implique de respecter les périodes de repos et d'éviter les activités physiques intenses pendant une durée convenue. Le port de vêtements de compression peut aider à réduire les gonflements et à favoriser la cicatrisation des tissus. Une alimentation saine et une hydratation suffisante sont également importantes pour soutenir le corps de manière optimale pendant la phase de convalescence. Cela contribue à stimuler le métabolisme et à accélérer la cicatrisation des plaies. Des visites de contrôle régulières chez le chirurgien sont nécessaires pour surveiller la progression de la cicatrisation et détecter précocement d'éventuelles complications. Le respect des consignes de soins postopératoires, telles que les soins appropriés de la plaie et la prise de médicaments, est essentiel pour une cicatrisation réussie. De plus, les patientes doivent faire preuve de patience, car les résultats définitifs du « mommy makeover » ne sont souvent visibles qu'après plusieurs mois, une fois que les gonflements ont disparu et que les cicatrices se sont estompées. Le soutien psychologique de la famille et des amis est également utile pendant la période de convalescence.
Une option de traitement non chirurgicale, telle qu'un lifting du ventre par des méthodes non invasives, peut constituer une alternative intéressante au « mommy makeover » chirurgical, en particulier dans certaines situations.
« Parmi les options peu invasives, on peut citer les injections de collagène ou de Botox pour réduire les rides et favoriser le raffermissement de la peau. On les associe à d’autres soins esthétiques tels que des massages ou des drainages lymphatiques. Si l'on ne souhaite toutefois pas pénétrer dans la surface de la peau, il est possible de cryolipolyse les cellules graisseuses ou d'agir sur la couche de graisse sous-cutanée à l'aide de stylos à plasma ou d'une irradiation lumineuse spécifique », explique le Dr Pöschmann à propos des mesures non chirurgicales. Le choix d’une option non chirurgicale peut également être motivé par des préférences personnelles, notamment lorsqu’une patiente privilégie une solution moins invasive ou qu’elle n’est pas apte à subir une intervention chirurgicale pour des raisons de santé.
Les procédures assistées par robot, telles que celles réalisées avec le système DaVinci, ont pris une importance croissante en chirurgie des hernies. Par rapport aux techniques traditionnelles, ouvertes ou mini-invasives, les procédures assistées par robot offrent certains avantages et différences spécifiques.
Le système DaVinci permet aux chirurgiens d'effectuer des mouvements plus précis et d'obtenir une meilleure visibilité sur le champ opératoire. Cela est rendu possible par l'utilisation de petits instruments introduits par de petites incisions (techniques dites « par le trou de la serrure » ou mini-invasives). Ces instruments sont commandés par des robots capables de traduire et d'affiner avec précision les mouvements de la main du chirurgien. Cela permet de réaliser des opérations avec une plus grande précision, en particulier dans des zones étroites ou difficiles d'accès, comme lors du traitement de hernies complexes. Un autre avantage du système DaVinci réside dans la meilleure visibilité offerte par la caméra haute résolution, qui fournit une représentation tridimensionnelle du champ opératoire.
« En ce qui concerne la reconstruction de la paroi abdominale dans le cadre de procédures mini-invasives, nous recourons très souvent au robot, car il permet d’opérer à faible risque, notamment chez les patients très minces, dans des espaces très étroits de la paroi abdominale, d’obtenir une bonne stabilisation et de minimiser la douleur après l’intervention. Pour les autres opérations (lifting, prothèse mammaire), nous n’utilisons pas le robot. Mais ici aussi, la chirurgie mini-invasive gagne du terrain, avec des canules de plus en plus fines pour la mise en place des prothèses mammaires et de très petites incisions dans l’aisselle. « Ces deux variantes, l’utilisation du robot et la chirurgie mini-invasive, visent à réduire au maximum l’impact sur le corps et à garantir une guérison rapide », explique le Dr Pöschmann à propos de l’utilisation du robot.
Le retour à la silhouette d'origine après l'accouchement varie considérablement d'une femme à l'autre.
Alors que certaines retrouvent rapidement la forme, d’autres luttent longtemps contre les kilos superflus et les changements corporels. Ces différences s’expliquent par plusieurs facteurs. La génétique et la nature du tissu conjonctif jouent un rôle essentiel, car elles influencent la façon dont le corps réagit à la grossesse et à l’accouchement. De plus, l’activité physique et les habitudes alimentaires avant et après la grossesse ont une influence considérable sur la régénération du corps.
À ce sujet, le Dr Pöschmann explique : « Si une femme est déjà en bonne condition physique avant la grossesse, qu’elle prend soin d’elle, y compris de sa peau, qu’elle fait beaucoup de sport et qu’elle est dotée d’une musculature solide, elle part naturellement avec un avantage lors de la grossesse. Mais ce n’est pas une garantie, car il existe également des prédispositions génétiques et des évolutions différentes de la grossesse sur lesquelles on ne peut absolument pas agir. Si l’on a par exemple un tissu conjonctif fragile, on a également tendance à développer des varices. Un tissu conjonctif fragile a également des répercussions sur l’ampleur d’une diastasis recti ou sur le relâchement des tissus mammaires. Il arrive aussi que chez des femmes jeunes et sportives, tout s’affaisse après une grossesse. Elles peuvent elles aussi prendre 20 kilos ou retenir de l’eau. Il y a des femmes à qui on ne dirait pas qu’elles ont eu quatre enfants, tandis que chez d’autres, des changements visuels importants apparaissent dès la naissance du premier enfant, car le corps a énormément souffert.
Et qui paie tout cela ?
« En cas d’instabilité importante de la paroi abdominale due à une diastasis des grands droits importante, entraînant de fortes douleurs dorsales, affaiblissant le plancher pelvien et provoquant une incontinence, voire en présence de hernies abdominales, on conseillerait de recourir à une intervention chirurgicale. Ces frais sont pris en charge par l’assurance maladie si la demande est acceptée au préalable. Les interventions esthétiques telles que la liposuccion supplémentaire, la reconstruction mammaire ou le lifting des cuisses doivent être payées par la patiente elle-même. Un « mommy makeover » propose, selon un principe modulaire, plusieurs interventions en une seule opération afin de réduire les coûts et le temps d'indisponibilité pour la patiente. Une équipe de médecins spécialistes s'occupe de la patiente et discute avec elle en détail de ce qui doit être fait et des corrections esthétiques qui pourraient, le cas échéant, être prises en charge par une assurance maladie privée pour des raisons médicales. Par exemple, si la grossesse entraîne des modifications mammaires pouvant conduire à une fibrose (cicatrisation). Cela est discuté au préalable avec le gynécologue traitant », précise le Dr Pöschmann.
Conseils pour les futures mamans
« Il est important de maintenir sa masse musculaire grâce à des exercices pour le ventre et le dos pendant la grossesse. Il est essentiel de prendre soin de sa peau en l’hydratant correctement pour qu’elle reste souple et puisse s’étirer en douceur. En collaboration avec la sage-femme et le gynécologue traitant, un programme alimentaire est élaboré afin de s’alimenter de manière équilibrée, de contrôler son poids et de renforcer le tissu conjonctif. On apporte ainsi sa contribution personnelle pour permettre le meilleur maintien possible des structures corporelles. Malheureusement, on ne peut pas faire grand-chose contre les prédispositions génétiques », précise le Dr Pöschmann, avant d’ajouter à propos du Centre suisse des hernies :
« En cas de diastasis des grands droits de haut grade, nous recommandons toujours la pose d’un filet de soutien derrière les muscles afin de garantir une stabilité à long terme, et nous renonçons à un traitement par simple suture. Pour cela, nous utilisons de plus en plus des filets en plastique biodégradables qui se dissolvent avec le temps. Cela garantit une stabilité et une élasticité durables. Le risque de récidive peut ainsi être considérablement réduit. Dans notre centre, il est inférieur à 1 % chez les personnes par ailleurs en bonne santé ». C'est sur ces notes positives que nous terminons notre entretien.
Un grand merci, Monsieur le Dr Pöschmann, pour ces explications détaillées et instructives !
