Le professeur Michael Hirschmann, docteur en médecine, est un expert très réputé dans le domaine de la chirurgie du genou et de l'arthroplastie du genou, doté d'une expertise exceptionnelle dans tous les aspects de l'articulation du genou. Sa carrière impressionnante a été récompensée par de nombreux prix et distinctions, notamment pour ses avancées innovantes en prothétique, domaine dans lequel il est reconnu à l'échelle internationale pour ses performances exceptionnelles en matière de révisions. En 2013, le Prof. Dr Hirschmann a été nommé chef de l'équipe de chirurgie du genou et d'orthopédie sportive, ainsi que médecin-chef du service d'orthopédie et de traumatologie de l'hôpital cantonal de Bâle-Campagne, établissement de renommée internationale. Cette nomination a été saluée dans la région comme le retour d’un spécialiste du genou de renommée internationale, qui avait justement effectué sa formation postdoctorale en orthopédie dans cet établissement. Au cours de son passage à l’Hôpital cantonal de Bâle-Campagne, il a largement contribué à faire de Bâle un pôle incontournable sur la carte mondiale de l’orthopédie et s’est forgé une renommée qui dépasse largement les frontières de la région.
Le Prof. Dr Hirschmann s'est engagé avec une ambition sportive dans sa spécialisation continue et a acquis une expérience internationale dans le cadre de stages postdoctoraux, notamment en Allemagne, en Italie, en France, en Finlande, en Grande-Bretagne et en Australie. Sa participation au programme d'échange international de l'« Asian Pacific Knee Arthroscopy Society » (APKASS) en Asie a été particulièrement remarquable. Ce spécialiste du genou est non seulement reconnu pour son excellence professionnelle, mais aussi pour son approche centrée sur le patient. Précision, minutie et recherche de résultats optimaux caractérisent son travail chirurgical. Sa clinique à Bâle-Campagne bénéficie de son engagement et de sa communication transparente, tandis que ses patients apprécient non seulement ses compétences médicales, mais aussi son accompagnement bienveillant.
Le Prof. Dr méd. Michael Hirschmann est sans aucun doute une figure clé dans le domaine de la chirurgie du genou et de l’arthroplastie du genou, dont les connaissances spécialisées, les contributions à la recherche et l’approche centrée sur le patient garantissent des soins orthopédiques du plus haut niveau. L'assistance robotique en salle d'opération s'impose de plus en plus, et la rédaction du Leading Medicine Guide a donc saisi cette occasion pour en savoir plus auprès du Prof. Dr Hirschmann sur la chirurgie robotisée de la prothèse totale du genou.
La chirurgie assistée par robot fait appel à une robotique de pointe pour garantir précision et exactitude lors du placement et de l'alignement des implants. Des techniques d'imagerie telles que la tomodensitométrie (TDM) ou l'imagerie par résonance magnétique (IRM) peuvent être utilisées pour créer une carte 3D détaillée de l'articulation du genou. Ces images peuvent ensuite être intégrées à un système de navigation assisté par ordinateur, qui fournit au chirurgien une représentation précise de l'anatomie du patient. Mais le robot permet également de réaliser une opération sans imagerie. La prothèse totale du genou assistée par robot offre plusieurs avantages potentiels. D'une part, le positionnement précis des implants peut potentiellement prolonger la durée de vie d'une prothèse et, d'autre part, il réduit le risque de complications ou d'éventuelles interventions chirurgicales supplémentaires. De plus, cette technologie permet une adaptation beaucoup plus personnalisée aux caractéristiques anatomiques de chaque patient.
La prothèse totale du genou assistée par robot offre une précision accrue dans le placement et l'alignement des implants par rapport aux procédures conventionnelles.
Un avantage décisif réside dans la planification préopératoire, au cours de laquelle un plan détaillé adapté à l’anatomie individuelle du patient est établi, par exemple à l’aide de technologies d’imagerie 3D. Ce plan est mis en œuvre avec l’aide du robot pendant l’intervention afin de garantir le placement et l’orientation optimaux des composants de la prothèse.
« Le principal avantage de la chirurgie robotisée pour une prothèse totale du genou réside dans le fait que l’on peut placer la prothèse avec une grande précision exactement là où on le souhaite. En revanche, avec la méthode conventionnelle, il subsiste toujours une certaine marge d’erreur, même chez les chirurgiens expérimentés. D'autre part, on peut également optimiser la tension ligamentaire – un véritable atout de la navigation – sur toute l'amplitude de mouvement du genou. On peut réaliser une implantation beaucoup plus personnalisée, car chaque personne a un genou différent, tant au niveau de la forme que de l’amplitude et de la tension ligamentaire », explique le Prof. Dr Hirschmann au début de notre entretien, avant d’ajouter : « Il existe exactement trois robots de genou (Velys) de ce type en Suisse, qui sont accessibles à tous les patients. À l’avenir, il pourrait être nécessaire de classer l’utilisation d’un robot comme prestation complémentaire. »
La tension ligamentaire du genou fait référence à la tension structurelle ou au degré de résistance structurelle des ligaments autour de l’articulation du genou. Les ligaments du genou, tels que les ligaments croisés antérieur et postérieur ou les ligaments latéraux, assurent la stabilité et soutiennent les mouvements de l’articulation. La tension ligamentaire est déterminante pour maintenir l’articulation du genou dans une position stable et fonctionnelle, sans être ni trop lâche ni trop tendue. Une tension ligamentaire équilibrée est importante pour protéger le genou contre les blessures et garantir la mobilité normale de l’articulation.
Grâce à la technologie assistée par robot, les chirurgiens peuvent corriger les plus infimes écarts pendant l'intervention et obtenir une plus grande précision dans le positionnement des implants. Ces ajustements précis et l'alignement personnalisé contribuent à restaurer le schéma de mouvement naturel du genou et à minimiser le risque de complications.
La technologie assistée par robot pour la prothèse totale du genou représente une avancée significative en chirurgie orthopédique.
L'alignement précis contribue non seulement à l'adaptation individuelle, mais permet également de répartir la charge de manière plus uniforme sur l'implant. « Cela minimise l'usure des composants de la prothèse, ce qui peut potentiellement prolonger la durée de vie de celle-ci. La correction en temps réel pendant l'intervention permet de réduire les erreurs éventuelles et de maximiser la précision du placement de l'implant. Un autre avantage de la technologie assistée par robot réside dans la récupération plus rapide du patient. Grâce à cette approche précise, le patient peut se rétablir plus rapidement, ce qui a également un impact positif sur la fonctionnalité à long terme de la prothèse. L'opération elle-même dure environ une heure, et dès le premier jour, le patient peut s'appuyer pleinement sur sa jambe, mais dispose de béquilles pour plus de sécurité. Il reste environ 3 à 5 jours à l'hôpital et commence ensuite sa rééducation, au cours de laquelle on commence à mobiliser le genou de manière plus intensive. Chez 85 % des patients, une prothèse dure environ 15 à 20 ans et doit alors être remplacée en cas de doute. Certains patients conservent même leurs prothèses pendant 30 ans. Dans l'ensemble, la prothèse totale du genou assistée par robot permet une méthode chirurgicale hautement précise et personnalisée. « Cette avancée en chirurgie orthopédique contribue à améliorer au maximum la qualité de vie des patients et à optimiser l'efficacité de l'arthroplastie totale du genou », explique le Prof. Dr Hirschmann.
L'adaptation individuelle à l'anatomie du patient joue un rôle décisif dans la prothèse totale du genou assistée par robot.
« Il existe deux formes différentes de chirurgie assistée par robot : la chirurgie guidée par imagerie et la chirurgie sans imagerie. Dans le cas de la chirurgie guidée par imagerie, on réalise au préalable une radiographie en coupe qui est ensuite visualisée par le médecin pendant l’intervention. Cela permet une analyse précise de l’anatomie du genou, y compris de la structure osseuse, de l’alignement des surfaces articulaires et des variations individuelles. En chirurgie assistée par robot, ce modèle 3D est utilisé pendant l’intervention pour garantir à 100 % le placement précis des implants. On superpose l’image dont on dispose sur le patient et on dispose alors de toutes les informations nécessaires. Dans le cas d’une opération sans imagerie, le chirurgien balaye différents points à l’aide d’un pointeur pendant l’intervention. Cela permet de générer un nuage de points, une représentation tridimensionnelle de points dans l’espace, ainsi qu’une image du genou (modèle) sur laquelle on opère ensuite. La planification et la mesure précises avant l’intervention permettent au robot d’assister les mouvements du chirurgien pendant l’opération. La procédure sans imagerie est plus simple sur le plan logistique, mais les deux méthodes sont tout aussi bien établies et efficaces », explique le Prof. Dr Hirschmann.
Au cours des dernières années, des progrès significatifs ont été réalisés dans le développement de la prothèse totale du genou assistée par robot.
« Lors de mon séjour à Londres, en 2009, j’ai acquis mes premières expériences en matière de chirurgie robotisée du genou, puis j’ai moi-même contribué à son développement. À l’Hôpital cantonal de Bâle-Campagne, nous sommes à la pointe de la recherche internationale dans ce domaine et disposons d’un système robotique ultramoderne qui n’est sur le marché que depuis cinq ans. Il est très petit et maniable, ce qui est un avantage, car les salles d’opération ne sont souvent pas très grandes », explique le Prof. Dr Hirschmann. Avec l’utilisation croissante de la prothèse totale du genou assistée par robot, de plus en plus d’études cliniques ont été menées afin d’évaluer la sécurité, l’efficacité et les résultats à long terme de cette technologie. Les connaissances acquises contribuent à renforcer la confiance dans cette méthode. Le Prof. Dr Hirschmann ajoute à ce sujet : « Le robot n’est actuellement autorisé que pour les premières interventions, ce qui signifie que nous ne pouvons malheureusement pas l’utiliser pour des révisions chirurgicales. Nous ne constatons pas de rejet de la technologie robotique de la part des patients eux-mêmes. La plupart d’entre eux sont ouverts à cette technologie, et nous leur expliquons également les avantages qu’elle présente, à savoir un meilleur plan de résection lors de l’opération – il est très important de souligner ici que l’opération reste exclusivement réalisée par le chirurgien ».
Malgré ces progrès, certains défis restent à relever.
« Ce qui va certainement continuer à évoluer, c’est l’utilisation complémentaire de l’IA (intelligence artificielle) pour mesurer encore plus précisément la tension ligamentaire et l’alignement individuels d’un patient. Des systèmes dits de « guidage thérapeutique » sont actuellement en cours de développement ; ils seront probablement utilisés en orthopédie au cours des dix prochaines années et permettront d’obtenir des informations en temps réel encore plus précises afin de mieux planifier et soutenir les traitements. Cela serait utile, car nous ne disposons pas encore de la solution idéale. Il serait également optimal de pouvoir comparer les patients entre eux et d'analyser les données de manière croisée. Il serait également souhaitable de pouvoir réaliser des opérations de remplacement assistées par robot, d’autant plus que notre clinique est spécialisée dans ce type d’interventions et que nous opérons des patients qui souffrent de douleurs liées à des prothèses de genou déjà implantées, pour diverses raisons telles que le descellement, les infections ou l’usure, et qui viennent spécialement nous consulter. Si l'assistance robotique pouvait être utilisée dans ce domaine, la chirurgie de remplacement serait également beaucoup plus précise et encore moins invasive pour le patient », conclut le Prof. Dr Hirschmann, qui termine notre entretien sur cette note.
Merci beaucoup, cher professeur Hirschmann, pour cet aperçu de ce domaine de l'orthopédie si tourné vers l'avenir !
