Le diagnostic de performance est fréquemment utilisé en médecine du sport. L'objectif est d'évaluer la condition physique de l'athlète, d'identifier rapidement les progrès ou les reculs dans l'entraînement et, le cas échéant, de prendre des mesures correctives. C'est la seule façon d'assurer une intensité d'entraînement optimale et d'éviter le surentraînement ou le sous-entraînement.
Vous trouverez ci-dessous de plus amples informations ainsi qu'une sélection de spécialistes en diagnostic de performance.
Quels sont les éléments examinés lors d'un bilan de performance ?
Les organes suivants sont au centre de l'évaluation fonctionnelle :
Différents appareils et méthodes d'examen sont disponibles à cet effet.
Il s'agit notamment d'examens du :
- Cœur (électrocardiogramme = ECG, échographie cardiaque = échocardiographie, ceinture cardiaque pour la fréquence cardiaque)
- des poumons (spiroergométrie)
- Métabolisme à l'effort (test au lactate)
- des mensurations corporelles (poids, taille, indice de masse corporelle = IMC, taux de graisse corporelle)
- Force et réactivité (haltérophilie ou pompes)
Le diagnostic de performance est-il réservé aux sportifs ?
En principe, le diagnostic de performance convient également aux sportifs amateurs et aux non-athlètes. Les patients cardiaques, par exemple, effectuent un diagnostic de performance après un pontage coronarien ou la pose d'un stent. L'objectif pour ces patients est un entraînement physique progressif.
Le domaine d'application le plus courant est le sport, en particulier le sport de compétition.
Voici quelques exemples typiques d'utilisation dans le sport de masse :
- la préparation à un marathon
- Préparation à une compétition extrême (par exemple, une course dans le désert ou la traversée des Alpes)
Dans ces cas, il s'agit avant tout de déterminer s'il existe des contre-indications médicales à l'effort.
Principaux résultats des examens dans le cadre du diagnostic de performance
Les principaux résultats des examens cardiaques (au repos et à l'effort) sont les suivants :
- Nombre de battements cardiaques (fréquence cardiaque : entre 50 et 200 battements/minute)
- Quantité de sang éjectée (volume systolique : 80-200 ml/battement ; débit cardiaque : 4-36 l/minute)
- Activité musculaire du cœur (visible à l'ECG et à l'échocardiographie)
Les principaux résultats de l'examen pulmonaire (au repos et à l'effort) sont les suivants :
- Nombre de respirations (fréquence respiratoire : 10 à 50/minute)
- Volume d'air inspiré et expiré (volume courant : 500-3000 ml/minute)
- Besoins en oxygène au repos (150 à 300 ml), à l'effort (jusqu'à 6 litres/minute)
Les principaux résultats de l'examen de la force musculaire et du métabolisme musculaire sont les suivants :
- Acide lactique (lactate 0,5-1,5 mmol/l au repos, augmentation jusqu'à > 10 mmol/l à l'effort maximal)
- Force maximale en haltérophilie (1RM = le 1RM, ou « une répétition maximale », correspond au poids maximal qu'un athlète peut soulever une seule fois)
Comment se déroule un test de performance ?
Le déroulement est standardisé afin de pouvoir comparer les différents résultats de mesure entre les tests (qui peuvent parfois être espacés de plusieurs mois, voire de plusieurs années).
Dans un premier temps, le médecin détermine et consigne les mensurations telles que la taille et le poids. Il mesure ensuite la fréquence cardiaque au repos. Cela se fait généralement à l'aide d'une ceinture cardiaque. Normalement, le patient continue de la porter pendant l'examen d'effort qui suit afin de documenter l'évolution de la fréquence cardiaque sous l'effort.
Les médecins réalisent ensuite un test d'effort spécifique à la discipline sportive pratiquée. Cela se fait généralement sur un tapis roulant ou un vélo ergomètre.
Test de performance sur vélo ergomètre @ rh2010 /AdobeStock
L'augmentation de l'effort est également standardisée, c'est pourquoi on parle aussi de test par paliers. Les intervalles définis sont de 3 minutes. L'effort est ensuite progressivement intensifié.
La plupart du temps, les sportifs atteignent leur limite de performance au bout de 20 à 30 minutes. La fréquence cardiaque augmente à mesure que l'effort s'intensifie. La fréquence cardiaque maximale dépend de la condition physique et de l'âge de l'athlète.
L'examen du fonctionnement du métabolisme et de l'utilisation de l'énergie s'effectue au moyen d'un test au lactate. Lors de ce test, l'athlète fait une courte pause entre chaque intervalle. Pendant ces pauses, le médecin prélève du sang au niveau du lobe de l'oreille. Il peut ainsi déterminer le taux de lactate de l'athlète.
La spiroergométrie peut également être utilisée pour examiner plus précisément l'activité métabolique. La mesure continue des gaz respiratoires (oxygène et dioxyde de carbone) s'effectue à l'aide d'un masque respiratoire. La spiroergométrie ne nécessite pas de pause entre les différents intervalles d'effort.
La spiroergométrie est une méthode permettant d'évaluer la capacité de résistance des poumons et du système cardiovasculaire @ StefanBartenschlager /AdobeStock
Les avantages du diagnostic de performance pour le sportif
Pour la réussite de l'entraînement de l'athlète, il est important de connaître ses propres capacités et d'adapter son programme d'entraînement en conséquence.
Les taux de lactate et leur augmentation au cours de l'effort permettent de déterminer ce qu'on appelle le seuil anaérobie. Il s'agit du point où le métabolisme passe d'un mode avec oxygène (aérobie) à un mode sans oxygène (anaérobie). C'est dans cette zone que se situe la limite de la capacité d'endurance. En dessous de ce seuil, l'athlète est généralement capable de réaliser une performance d'endurance de longue durée (marathon).
Pour un athlète d'endurance, la majeure partie de la charge d'entraînement doit se situer en dessous du seuil anaérobie. Cependant, des séances d'entraînement plus courtes et plus intenses à proximité du seuil anaérobie sont également importantes pour améliorer les performances.
Grâce à ces séances d'entraînement très intenses, l'athlète peut créer des stimuli d'entraînement ciblés et repousser son seuil anaérobie. Cela lui permet de maintenir des vitesses élevées plus longtemps.
Qu'est-ce qu'un bon taux de lactate ?
Autrefois, le lactate était considéré comme le « méchant » dans les sports d'endurance, car on pensait qu'il entraînait une baisse des performances.
Mais on lui reconnaît désormais des aspects positifs, car les athlètes savent désormais comment tirer parti du lactate. Une amélioration continue des performances grâce à des méthodes d'entraînement spécifiques entraîne une augmentation de la concentration en lactate.
Une concentration accrue entraîne à son tour une meilleure tolérance au lactate. Cela signifie que plus l'athlète s'adapte à la concentration élevée de lactate, moins ses performances en pâtissent.
Le taux normal de lactate au repos se situe entre 0,5 et 1 mmol/l.
Elle augmente d'abord progressivement à mesure que l'effort s'intensifie, puis grimpe en flèche à partir d'une valeur de 4 mmol/l. Le moment où la valeur augmente en flèche varie d'une personne à l'autre.
La courbe de lactate illustre le seuil entre le métabolisme aérobie (avec oxygène) et anaérobie (sans oxygène). C'est ce qu'on appelle le seuil anaérobie.
À mesure que l'entraînement progresse, ce seuil se déplace vers la droite (c'est-à-dire vers un effort plus intense). Ce déplacement vers la droite est visible entre les tests de performance et constitue la preuve d'un effet positif de l'entraînement.
La mesure du lactate s'effectue à partir d'un prélèvement sanguin au niveau du lobe de l'oreille @ M. Siegmund /AdobeStock
Qu'est-ce que la VO2max ?
La VO2max est l'abréviation de la quantité maximale d'oxygène que l'athlète peut absorber.
L'unité est le ml/kilogramme de poids corporel/minute (ml/kgPC/min).
Une bonne valeur est supérieure à 45 pour les femmes et supérieure à 51 pour les hommes. Les athlètes professionnels d'endurance peuvent atteindre jusqu'à 80. Cela signifie que l'athlète peut absorber plus de 6 litres d'oxygène par minute.
Avantages du test de performance pour les non-sportifs
Les non-sportifs peuvent eux aussi passer un test de performance, utile pour planifier leur entraînement.
L'un des objectifs peut être d'améliorer sa condition physique sans mettre sa santé en danger ni surmener son corps. Ce dernier point s'accompagne d'un risque de blessure nettement accru.
Coûts d'un diagnostic de performance
Le diagnostic de performance est une prestation de santé individuelle (IGel) que la caisse d'assurance maladie ne prend en charge que dans des cas exceptionnels. Il est recommandé de clarifier au préalable la prise en charge des frais. Les coûts s'élèvent à environ 150-250 €.
