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Hémogramme spermatique : les conséquences des délais d'attente courts

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Sabine Schneider ·

Paar im Beratungsgespräch in einer Kinderwunschpraxis, daneben Spermien unter dem Mikroskop

Une étude publiée en 2026 sur la période d'abstinence avant le spermogramme n'a pas mis en évidence, dans le cadre d'une FIV, de lien statistiquement significatif entre la durée de l'abstinence et le taux de naissances vivantes. Pour les couples, cela signifie que les études décrites ici ne démontrent pas qu’une période d’abstinence plus courte entraîne une augmentation du nombre de naissances vivantes.

D'autres recherches montrent certes une proportion plus faible de spermatozoïdes présentant un ADN endommagé après un deuxième prélèvement de sperme effectué à court terme. Elles ne permettent toutefois pas de déterminer si les personnes concernées tombent ainsi plus souvent enceintes ou si cela aboutit à la naissance d'un enfant.

L’essentiel en bref

  • Préparation : pour obtenir des résultats comparables, la recommandation actuelle préconise une période d’abstinence de 2 à 7 jours avant le spermogramme.
  • Résultats des études : dans deux études, les échantillons prélevés à court intervalle contenaient un pourcentage plus faible de spermatozoïdes présentant une fragmentation de l’ADN.
  • Valeur informative limitée : un résultat de laboratoire isolé plus favorable ne prouve ni une fertilité accrue, ni de meilleures chances de donner naissance à un enfant.
  • Résultats de la FIV : dans une vaste étude rétrospective, le délai d’abstinence n’était pas statistiquement significatif par rapport au taux de naissances vivantes.
  • Bilan médical : si aucune grossesse n’est constatée après un an de rapports sexuels réguliers sans contraception, il est judicieux de procéder à un bilan médical.

Quels traitements peut-on envisager en cas de désir d’enfant ?

La procréation médicalement assistée comprend notamment la FIV et l’ICSI. Lors de la fécondation in vitro, ou FIV, les ovocytes prélevés sont mis en contact avec les spermatozoïdes en dehors du corps. C’est l’équipe soignante qui détermine, dans le cadre de la procréation médicalement assistée, quelle méthode convient à un couple.

ICSI signifie « injection intracytoplasmique de spermatozoïdes ». Cette technique consiste à introduire un seul spermatozoïde directement dans un ovocyte. Le choix entre une FIV et une ICSI peut également influencer les consignes relatives au prélèvement de sperme.

L'équipe soignante discute avec le couple des facteurs à prendre en compte lors du choix. Les consignes du centre de procréation médicalement assistée doivent être respectées. La durée de l'abstinence ne doit pas être modifiée de manière autonome sur la base d'études isolées.

Que révèle un spermogramme ?

Un spermogramme permet d’évaluer la qualité du sperme. Au laboratoire, au moins trois paramètres clés sont mesurés : le nombre de spermatozoïdes, leur motilité et leur aspect. L’aspect est appelé « morphologie ».

Pour une évaluation fiable, ces trois paramètres doivent au minimum être pris en compte conjointement. Ils fournissent des indications sur la fertilité de l’homme, mais ne permettent pas à eux seuls d’établir un diagnostic certain. La concentration, la motilité et la morphologie ne permettent pas, prises isolément, de déterminer de manière univoque la fertilité ou l’infertilité.

Le volume, le pH et le nombre de globules blancs peuvent également être mesurés. Ces paramètres complètent l’évaluation de la qualité du sperme, mais ne reflètent chacun qu’une partie de celle-ci. Même un résultat apparemment normal n’exclut donc pas avec certitude les causes possibles d’une infertilité.

Pourquoi le délai d’abstinence fait-il à nouveau l’objet de débats ?

La période d’abstinence désigne la durée sans éjaculation précédant le prélèvement d’éjaculat. Pour obtenir un spermogramme comparable, la directive actuelle recommande une abstinence de 2 à 7 jours. Des études menées en 2025 et 2026 soulèvent toutefois la question de savoir pourquoi une période nettement plus courte peut modifier certaines caractéristiques des spermatozoïdes chez certains hommes.

ÉtudeParticipants et déroulementRésultat principalLimites de la conclusion
Étude sur la FIV de 2026L'analyse a porté sur 2 899 couples ayant suivi 3 873 cycles de FIV entre 2013 et 2022.Aucun lien statistiquement significatif n’a été établi entre le taux de naissances vivantes et le délai d’attente.L'analyse était rétrospective et portait sur des traitements déjà effectués.
Étude préliminaire95 hommes adultes ont fourni un premier échantillon après 2 à 7 jours, puis un second après une heure.Le taux médian de fragmentation de l’ADN a baissé de 19,00 à 16,50 %.La question de savoir si ces couples ont par la suite obtenu une grossesse n’a pas été étudiée.
Étude portant sur 2 02550 hommes présentant à la fois une diminution du nombre de spermatozoïdes, une motilité réduite et une proportion réduite de spermatozoïdes de forme normale ont fourni un premier éjaculat après 2 à 7 jours ; le second a suivi 1 à 2 heures plus tard.La fragmentation de l’ADN était de 19,5 dans le deuxième éjaculat, contre 26,96 dans le premier.Ce résultat concerne un groupe restreint d’hommes et ne démontre aucun avantage en matière de fécondation.

La fragmentation de l’ADN signifie que le patrimoine génétique d’une partie des spermatozoïdes présente des cassures. Cette valeur mesurée décrit donc un aspect particulier de la qualité du patrimoine génétique. Dans deux études, ce taux était plus faible dans un deuxième échantillon prélevé peu de temps après. On ne peut toutefois en déduire un avantage thérapeutique certain.

Les études ont porté sur des groupes et des critères d’évaluation différents. Cette limite est particulièrement évidente dans l’étude préliminaire : elle a comparé la qualité de deux échantillons, mais n’a pas pris en compte les grossesses ultérieures.

Même l’analyse plus vaste sur la FIV ne répond pas à toutes les questions relatives à la préparation d’un spermogramme diagnostique. Elle a examiné les résultats thérapeutiques de couples ayant déjà suivi un traitement par FIV. C’est pourquoi ses résultats ne peuvent pas être transposés sans autre à chaque analyse de sperme ou à chaque homme.

Comment se déroule un traitement de la fertilité ?

Chez l’homme, un spermogramme peut en faire partie. Parmi les causes possibles d’une qualité spermatique réduite, on peut citer une cryptorchidie pendant l’enfance, des troubles hormonaux et des infections.

  1. Consultation médicale : les cabinets de gynécologie ou d’urologie peuvent organiser les premiers examens.
  2. Analyse du sperme : l’éjaculat est prélevé selon les consignes du laboratoire ; pour obtenir des résultats comparables, un délai de 2 à 7 jours est généralement requis.
  3. Évaluation conjointe : le spermogramme est interprété conjointement avec d’autres résultats, car les paramètres spermatiques pris isolément ne permettent pas d’établir un diagnostic fiable.
  4. Choix de la technique : l’équipe soignante détermine si une ICSI ou une autre méthode de procréation médicalement assistée est indiquée.
  5. Préparation de la FIV : les ovaires sont généralement stimulés par voie hormonale afin de permettre le prélèvement de plusieurs ovocytes aptes à la fécondation.

La préparation précise dépend du traitement prévu et des résultats individuels. Il en va de même pour la durée d’abstinence que l’homme doit respecter avant le prélèvement d’éjaculat. Les personnes ayant déjà pris rendez-vous doivent respecter les consignes du laboratoire ou du centre de procréation médicalement assistée jusqu’à ce que le médecin traitant recommande autre chose.

Un traitement de la fertilité et son déroulement sont planifiés pour chaque couple en fonction de l’ensemble des résultats. Un seul résultat concernant la qualité du sperme ne détermine pas la procédure à suivre. Même des valeurs apparemment normales ne suffisent pas à elles seules à expliquer l’absence de grossesse.

Quelles sont les chances de réussite et les coûts à prévoir ?

Les chances de réussite d’une FIV ne peuvent être déterminées uniquement à partir du spermogramme ou de la période d’abstinence. L’âge, la situation médicale initiale et la méthode choisie, entre autres, ont une influence. La Commission fédérale commune estime le taux de réussite de la FIV, en termes de naissance d’un enfant en bonne santé, entre 25 et 30 %. Cette fourchette ne constitue pas un pronostic individuel.

En cas d’insémination artificielle répondant aux conditions légales, la participation personnelle, y compris les frais de médicaments, s’élève à 50 % des coûts engagés. Avant le début du traitement pris en charge par l’assurance maladie obligatoire, un plan de traitement doit être soumis à la caisse d’assurance maladie pour approbation.

Les femmes affiliées à l’assurance maladie publique n’ont plus droit, à partir de leur 40e anniversaire, et les hommes à partir de leur 50e anniversaire, à la prise en charge de l’insémination artificielle prévue par la directive. Les couples doivent clarifier avec le centre de procréation médicalement assistée et leur caisse d’assurance maladie, avant le début du traitement, quels frais resteront à leur charge dans chaque cas particulier.

Quand un bilan médical est-il recommandé ?

Si une femme ne tombe pas enceinte après un an de rapports sexuels réguliers sans contraception, il est judicieux de rechercher d’éventuels troubles de la fertilité. Les couples peuvent pour cela s’adresser à un cabinet de gynécologie ou d’urologie.

Le médecin n’évalue pas le spermogramme de manière isolée. L’absence de grossesse peut avoir différentes causes chez l’un ou les deux partenaires. Les facteurs médicaux des deux côtés sont donc pris en compte dans l’évaluation commune et aident à interpréter les résultats de laboratoire anormaux.

Si un traitement est déjà en cours de préparation, les questions relatives au délai d’abstinence doivent être clarifiées directement avec le laboratoire concerné. Les études ne fournissent aucune base générale permettant de raccourcir la période d’abstinence recommandée avant chaque spermogramme ou chaque insémination artificielle.

Questions fréquentes sur la période d’abstinence avant un spermogramme

Combien de jours avant le spermogramme dois-je m'abstenir d'éjaculation ?

La recommandation actuelle préconise un délai d’abstinence de 2 à 7 jours avant le prélèvement de sperme, afin que les résultats soient comparables. Les instructions spécifiques du laboratoire chargé de l’examen font toutefois foi.

Dois-je modifier ma préparation en raison de ces études ?

Ne modifiez pas la préparation de votre propre chef. Les études montrent certes des variations de certains paramètres biologiques, mais ne prouvent pas qu’un délai d’abstinence plus court conduise plus souvent à une naissance vivante. Respectez donc les consignes du laboratoire ou du centre de procréation médicalement assistée compétent.

Que recherche-t-on lors d’un spermogramme ?

On examine le nombre ou la concentration, la motilité et l’aspect des spermatozoïdes. Ces valeurs ne permettent pas à elles seules d’établir un diagnostic certain d’infertilité.

Un délai d'attente plus court est-il préférable en cas de qualité du sperme réduite ?

Chez 50 hommes présentant un nombre réduit de spermatozoïdes, une motilité réduite et une proportion réduite de spermatozoïdes de forme normale, la fragmentation de l’ADN était plus faible dans le deuxième éjaculat, prélevé après 1 à 2 heures. On ne peut toutefois pas en déduire pour autant un avantage général pour la fertilité ou les chances d’avoir un enfant.

Les chances de réussite de la FIV augmentent-elles lorsque les résultats de laboratoire sont plus favorables ?

Une proportion plus faible de spermatozoïdes présentant une fragmentation de l’ADN ne signifie pas automatiquement un taux de natalité plus élevé. Dans cette vaste étude sur la FIV, aucun lien statistiquement significatif n’a été établi entre la durée de la période de repos et le taux de naissances vivantes.

Les résultats de la FIV s’appliquent-ils à tout spermogramme diagnostique ?

Une transposition directe n’est pas possible. La grande analyse portait sur des couples suivant des cycles de FIV, tandis qu’un spermogramme diagnostique sert avant tout à évaluer la qualité du sperme.

Quand faut-il faire évaluer notre désir d’enfant ?

Si aucune grossesse ne survient après un an de rapports sexuels réguliers et non protégés, il est judicieux de consulter un médecin. Les cabinets de gynécologie ou d’urologie constituent les premiers points de contact à envisager.

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À propos de l’auteur médical

Sabine Schneider

Rédactrice en chef

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