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Entretien avec le professeur Shafizadeh sur la déviation de l'axe des jambes

22.01.2025
Rédaction de Leading Medicine Guide
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Rédaction de Leading Medicine Guide

Le Prof. Dr méd. Sven Shafizadeh est un spécialiste reconnu en chirurgie du genou et en traumatologie sportive ; il exerce à la clinique sportive 360° de l'hôpital Sana Dreifaltigkeits-Krankenhaus à Cologne. Son expertise approfondie et ses nombreuses années d'expérience ont fait de lui un expert de premier plan dans le traitement des blessures et des pathologies du genou. Il est particulièrement réputé pour ses compétences en chirurgie reconstructive des articulations et dans le domaine des blessures sportives.

Il se consacre principalement au traitement des blessures et pathologies complexes du genou. Cela comprend les opérations de remplacement des ligaments croisés antérieurs et postérieurs, le traitement des luxations du genou et des lésions multiligamentaires, ainsi que des interventions spécialisées sur la rotule, telles que la trochléoplastie et le remplacement du ligament patello-fémoral médial (MPFL). Le Prof. Dr Shafizadeh réalise également des ostéotomies correctives en cas de déformations des jambes, des interventions sur les lésions tendineuses telles que les ruptures des tendons du biceps, des ischio-jambiers, du quadriceps et de la rotule, ainsi que des opérations pour les blessures du genou chez l'enfant. Son expertise s'étend également au traitement de cas complexes et aux révisions après des opérations ayant échoué, ainsi qu'aux techniques modernes de greffe de cellules cartilagineuses et de chirurgie du ménisque.

Sur les sites de la Sportklinik360° à Cologne et à Leverkusen, le Prof. Dr méd. Sven Shafizadeh et son équipe proposent une médecine de pointe ultraperformante. La philosophie de la Sportklinik360° et du réseau hospitalier Med 360° repose sur la mise à disposition d’une médecine hautement spécialisée, dans laquelle les patients se sentent à tout moment entre de bonnes mains. Cette philosophie se traduit par une étroite intégration des soins ambulatoires et hospitaliers, ce qui ne cesse de susciter l'intérêt des milieux spécialisés grâce à des projets pilotes et des innovations médicales.

Le Prof. Dr méd. Sven Shafizadeh dispose de plus de 20 ans d’expérience professionnelle en tant que spécialiste en chirurgie, orthopédie et chirurgie traumatologique. Son expertise est très demandée tant au niveau national qu’international. Il a publié de nombreux articles scientifiques dans des revues internationales et intervient régulièrement lors de congrès. Il enseigne par ailleurs à l’université de Witten/Herdecke, ce qui souligne son ancrage profond dans la médecine universitaire et pratique. La collaboration étroite avec des experts en radiologie et en orthopédie garantit un diagnostic précis et permet l’élaboration rapide de plans thérapeutiques personnalisés.



Les déformations des jambes sont très répandues dans la population. Des études et des estimations indiquent qu’environ 20 à 30 % des adultes en Allemagne sont touchés par une forme de déformation des jambes. Cela inclut aussi bien les jambes en X (valgus) que les jambes en O (position en varus). Chez les enfants et les adolescents, ces chiffres peuvent être plus élevés, car de nombreuses déformations peuvent encore se corriger ou s’aggraver au cours de la croissance et du développement. La rédaction du Leading Medicine Guide a pu s’entretenir plus en détail de ce sujet avec le Prof. Dr méd. Shafizadeh.

Prof. Dr. med Sven Shafizadeh

Les déformations de l'axe des jambes, telles que les jambes en X (genu valgum) et les jambes en O (genu varum), sont des anomalies orthopédiques courantes qui influencent la biomécanique des membres inférieurs et peuvent entraîner des problèmes de santé importants. Ces déformations résultent d'une répartition inégale des charges sur les articulations et peuvent avoir des causes tant génétiques qu'acquises. Un diagnostic précis est essentiel pour déterminer l'ampleur et les causes de la déformation et mettre en place des mesures thérapeutiques ciblées. Les options thérapeutiques modernes, qui vont des approches conservatrices aux interventions chirurgicales, offrent des solutions prometteuses pour corriger l'axe des jambes et améliorer la santé articulaire à long terme. Dans ce contexte, il est important de comprendre les mécanismes d'apparition, les méthodes de diagnostic et les options thérapeutiques actuelles afin de pouvoir prendre une décision éclairée concernant le traitement des déformations de l'axe des jambes.

Les déformations de l'axe des jambes, également appelées déviations de l'axe des jambes, résultent d'une interaction multifactorielle.

« D'un côté, on a affaire à des enfants et des adolescents qui présentent effectivement des déformations d'origine génétique sous forme de jambes en X ou en O. D'un point de vue médical, il s'agit d'un groupe cible intéressant, car on peut également y pratiquer des interventions visant à orienter la croissance. On peut ainsi corriger très tôt les déformations pendant la phase de croissance avec une intervention chirurgicale minimale et obtenir un redressement de l’axe des jambes, de sorte qu’aucun problème ne se développe par la suite. Il s’agit d’une intervention préventive visant à prévenir les problèmes fonctionnels, mais aussi les blessures et lésions articulaires, qui fonctionne également bien en cas de déformations du pied. C’est important, car les déformations du pied peuvent, à terme, avoir des répercussions sur les problèmes de genoux et de hanches. L'autre groupe important de patients est celui des personnes ayant déjà subi des fractures, par exemple au niveau de la cuisse, du tibia ou de la cheville. En effet, si la fracture ne se consolide pas parfaitement, diverses formes de déformations peuvent se développer, telles que les jambes en X ou en O, des anomalies de rotation (déviation de l'axe de rotation normal des jambes), ou encore des problèmes touchant la cuisse ou la jambe. Ce sont les deux grands groupes de patients auxquels nous avons affaire. Il est plutôt rare qu’une personne développe une déformation due à un surpoids », explique le Prof. Dr Shafizadeh au début de notre entretien.


Les déformations des jambes entraînent une répartition inégale de la charge sur les articulations, ce qui augmente le risque d’arthrose au niveau du genou et de la hanche. Dans le cas des jambes en X, la partie externe du genou est davantage sollicitée, tandis que dans le cas des jambes en O, c’est la partie interne qui l’est, ce qui peut conduire dans les deux cas à une usure prématurée du cartilage. Un diagnostic précoce et des mesures préventives telles que la kinésithérapie, les aides orthopédiques et un mode de vie sain sont importants pour optimiser la sollicitation articulaire. Dans les cas graves, une correction chirurgicale peut s’avérer nécessaire.


Un diagnostic et une intervention précoces jouent un rôle décisif dans la prévention de la progression des déformations de l'axe des jambes et des problèmes articulaires qui y sont associés.

« Le diagnostic dépend bien sûr essentiellement du type de patient que nous avons en face de nous. Lorsqu’il s’agit d’enfants présentant des déformations, ceux-ci ont généralement peu de symptômes. Ils viennent nous consulter parce que leurs parents ou leurs enseignants ont constaté des anomalies. Si de telles déformations surviennent pendant la phase de croissance et que tout s'écarte de la norme, il convient au moins de consulter un médecin formé en orthopédie pédiatrique, en particulier pendant la phase de croissance. Lui seul peut déterminer s’il faut intervenir immédiatement, si l’on peut surveiller l’évolution ou si un traitement est nécessaire. La situation est différente chez les patients adultes, car ils consultent généralement un médecin en raison de douleurs. Le diagnostic consiste alors à rechercher les causes. Les symptômes peuvent provenir de lésions du cartilage ou du ménisque, ou de blessures ligamentaires. Autrefois, le diagnostic se concentrait uniquement sur une articulation. Aujourd'hui, c'est tout à fait différent. Le patient doit être évalué et examiné dans son ensemble fonctionnel. En conséquence, le diagnostic intègre aujourd’hui non seulement des examens articulaires, mais aussi des examens fonctionnels des articulations voisines et des axes des jambes. Et en cas de problèmes articulaires, qu'il s'agisse du genou, de la hanche ou du pied, et lorsque des déformations de l'axe des jambes jouent un rôle, les patients font l'objet d'un examen plus ciblé afin de pouvoir évaluer l'influence de ces déformations. L’évaluation individuelle des troubles articulaires et de leurs causes revêt aujourd’hui une grande importance. Ce n’est qu’alors que l’on peut décider s’il faut un traitement d’urgence ou si l’on dispose d’un peu de temps pour élaborer un plan de traitement. Le diagnostic est aujourd’hui extrêmement avancé par rapport aux possibilités antérieures. On peut beaucoup mieux déterminer le degré de déviation de l'axe des jambes. La prise en charge globale des déviations de l'axe des jambes s'est également nettement améliorée », explique le Prof. Dr Shafizadeh à propos des premières réflexions en matière de diagnostic, avant d'en dire plus sur la suite du processus :

« Cela implique une analyse précise des symptômes – la recherche des causes en orthopédie et en chirurgie traumatologique se déroule de manière légèrement différente. Chez nous, c’est d’abord le profil concret des symptômes qui compte – nous devons savoir si les symptômes sont déclenchés par les contraintes quotidiennes ou, par exemple, par des activités professionnelles ou sportives – tout comme un examen fonctionnel et clinique minutieux fait partie de la norme pour évaluer les problèmes quotidiens existants ou ceux liés au sport. Quel type de douleurs se manifestent et selon quel déroulement dans le temps ? Y a-t-il un lien avec une blessure ou une activité récemment pratiquée ? Existe-t-il des comorbidités qui en sont la cause ? Nous essayons ici de comprendre les différents liens. En fonction des résultats obtenus, un diagnostic ciblé peut alors être mis en place si nécessaire. La deuxième étape du diagnostic est l’examen clinique, qui constitue un point essentiel. Les déformations telles que les jambes en X ou en O ou les rotations peuvent parfois être bien évaluées sans imagerie. Toutefois, en cas de déformations nécessitant un examen plus approfondi, on a généralement recours à des techniques radiographiques conventionnelles permettant, par exemple, de visualiser la jambe dans son ensemble. Les techniques radiographiques modernes permettent ainsi, avec une exposition réduite aux rayons X, de mesurer avec précision les déformations afin de déterminer si un traitement immédiat est nécessaire ou si l'on peut attendre. En cas de doute, le patient n'a alors pas besoin d'être orienté vers un examen d'imagerie. Si des examens d'imagerie s'avèrent nécessaires, des techniques complémentaires d'IRM et de scanner peuvent également être utilisées, en fonction des symptômes et des résultats, afin de permettre une analyse individuelle des causes. Une IRM et un scanner sont nécessaires, ou bien des radiographies conventionnelles, qui permettent également de visualiser l'ensemble de la jambe afin de mesurer les axes de celle-ci. Cela inclut également des analyses de torsion, principalement utilisées en cas de déformations en rotation. Il existe également des examens plus complexes utilisant ce qu'on appelle un scanner à faible dose (avec une exposition aux rayons très faible), qui constituent la dernière tendance et sont particulièrement adaptés aux défauts de rotation. Le choix de l'examen dépend du problème rencontré. Nous avons ainsi des patients présentant une instabilité rotulienne, chez lesquels la rotule sort régulièrement de son logement, et qui présentent généralement des déformations en X ou un défaut de rotation au niveau du fémur ou du tibia. Et tant que le défaut de rotation n’est pas corrigé, l’instabilité rotulienne ne peut être traitée de manière satisfaisante. Dans ce cas, une radiographie ne suffit absolument pas.


Les radiographies permettent une visualisation claire des structures osseuses et aident à identifier les déformations de l'axe des jambes, telles que les jambes en X (varus) ou en O (valgus). Les radiographies peuvent être réalisées en vue frontale ou latérale afin d’évaluer l’alignement des os et de mesurer avec précision les éventuels défauts d’alignement. Elles sont particulièrement utiles pour la planification préopératoire et l’évaluation de l’évolution après une intervention chirurgicale.

La tomodensitométrie (TDM) offre une vue tridimensionnelle plus détaillée des structures osseuses que les radiographies. Les tomodensitométries sont particulièrement utiles lorsqu'une analyse précise des structures osseuses et des surfaces articulaires est nécessaire. Elles peuvent aider à diagnostiquer des déformations complexes et à saisir l'anatomie exacte de l'articulation, ce qui revêt une grande importance lors de la planification d'interventions chirurgicales.

L'imagerie par résonance magnétique (IRM) fournit des images détaillées des tissus mous, notamment des muscles, des tendons et des ligaments, ainsi que des structures cartilagineuses. Si l'IRM fournit des informations moins détaillées sur les structures osseuses elles-mêmes, elle est particulièrement utile pour évaluer les lésions ou pathologies des tissus mous associées, qui peuvent fréquemment survenir en cas de déformations de l'axe des jambes. Elle peut également contribuer à évaluer l'état du cartilage articulaire et à détecter précocement d'éventuelles lésions.

Les radiographies tridimensionnelles (3D) ou les analyses numériques 3D permettent une évaluation complète de l'axe des jambes et de la mécanique articulaire. Ces techniques modernes permettent une analyse tridimensionnelle précise de l'axe des jambes et de la position articulaire, ce qui est particulièrement avantageux lors de la planification d'opérations correctives complexes. Elles offrent une représentation détaillée de la structure et de l'alignement osseux sur plusieurs plans et aident à déterminer les ajustements précis nécessaires pour un traitement personnalisé.


Les déviations de l'axe des jambes peuvent entraîner des troubles biomécaniques et fonctionnels importants, qui augmentent le risque de lésions articulaires secondaires et de douleurs chroniques. En cas de dégénérescence articulaire progressive ou de perte fonctionnelle importante, en particulier lorsque ces déformations s’accompagnent d’arthrose ou d’autres lésions structurelles, une intervention chirurgicale est envisagée.

« Il faut clairement souligner que toutes les déformations de l'axe des jambes ne nécessitent pas une intervention chirurgicale. Il ne s'agit pas de se décider à la hâte pour une intervention chirurgicale. L'analyse est primordiale pour déterminer ce qui cause exactement les troubles. En effet, il existe également des patients chez lesquels les déformations osseuses existantes ne provoquent pas de symptômes, mais où les déformations sont dues à des déficits fonctionnels. Dans ces cas, une thérapie par l’entraînement spécifique peut suffire, par exemple lorsque la force et la coordination sont réparties de manière inégale dans la jambe. Dans ce cas, un examen clinique suffirait et on pourrait se passer des radiographies », précise le Prof. Dr Shafizadeh, qui commente également les mesures conservatrices possibles : « S'il s'agit de causes fonctionnelles associées à des problèmes musculaires, des exercices d'entraînement, réalisés seul ou avec l'aide d'un kinésithérapeute, peuvent parfois aider partiellement, voire complètement. Mais s’il s’agit de déformations complexes qui affectent également le cartilage, les ligaments ou les ménisques, seules des corrections osseuses peuvent soulager l’articulation et s’avérer nécessaires ».

Le Prof. Dr Shafizadeh recommande donc d’examiner attentivement toutes les possibilités de traitements alternatifs avant de se décider pour une correction chirurgicale des déformations de l’axe des jambes. Si les mesures conservatrices telles que la physiothérapie, les semelles orthopédiques et le traitement médicamenteux ne suffisent pas à soulager les symptômes ou à améliorer durablement la fonctionnalité de la jambe concernée, une ostéotomie est alors recommandée.

Les déformations de l'axe des jambes peuvent entraîner des troubles biomécaniques et fonctionnels importants, qui augmentent le risque de lésions articulaires secondaires et de douleurs chroniques. En cas de dégénérescence articulaire progressive ou de perte fonctionnelle importante, en particulier lorsque ces déformations s’accompagnent d’arthrose ou d’autres lésions structurelles, une intervention chirurgicale est envisagée.

« L'objectif thérapeutique d'une correction osseuse peut être de réduire la douleur, d'améliorer la stabilité ou de ralentir la progression de l'arthrose. L'une des corrections de l'axe des jambes les plus fréquemment pratiquées concerne les troubles arthrosiques et les jambes en O. Ces pathologies font partie des affections les plus courantes que nous rencontrons ici. La correction de l'axe des jambes permet non seulement de réduire les douleurs, mais vise également à retarder la nécessité d'une arthroplastie due à l'arthrose. Cela permet ainsi de repousser d'une dizaine d'années, voire plus, la pose éventuelle d'une prothèse. Les corrections des déformations en X et des anomalies de rotation osseuse sont notamment pratiquées chez les patients présentant une instabilité de la rotule ou des pathologies de glissement de la rotule, et peuvent être réalisées au niveau des fémurs et des tibias en fonction de la localisation de la déformation. En raison de notre spécialisation, nous voyons également de nombreux patients qui, malgré une opération de remplacement du ligament croisé, souffrent de multiples ruptures de ce ligament en raison d’une malformation de la tête du tibia, dont nous constatons souvent qu’elle en est la cause. Dans ces cas, nous sommes l’un des rares centres en Allemagne à pratiquer régulièrement des ostéotomies de correction afin de modifier l’angle d’inclinaison de la tête du tibia et d’empêcher une nouvelle rupture du ligament croisé de substitution. Cela permet une correction optimale et évite que le ligament croisé suivant ne se rompe à nouveau. Nous disposons d’une très grande expérience dans ce domaine, car nous traitons beaucoup de sportifs », précise le Prof. Dr Shafizadeh.

Quelle que soit la malformation et sa localisation, la technique chirurgicale la plus courante pour corriger les déviations de l'axe de la jambe est l'ostéotomie. Lors d’une ostéotomie, l’os concerné est sectionné puis repositionné afin de corriger la déformation. Ces interventions, généralement mini-invasives, sont réalisées sous contrôle radiologique à l’aide de techniques d’imagerie afin de garantir l’alignement précis de l’os. Lors d’une ostéotomie en valgus, l’os est corrigé de manière à redonner un angle correct à l’axe de la jambe, ce qui est généralement nécessaire en cas de jambes en X. À l'inverse, une ostéotomie en varus permet de corriger la déformation présente dans les cas de jambes en X. Ces deux procédures visent à améliorer la répartition biomécanique des charges sur l'articulation et à ralentir la progression de l'arthrose.

Le Prof. Dr Shafizadeh donne de l'espoir et rassure quant aux interventions chirurgicales nécessaires : « Au cours des 10 à 15 dernières années, des progrès incroyablement positifs ont été réalisés, tant au niveau de la technique que des implants, de sorte qu'une grande partie des interventions peut être réalisée de manière mini-invasive, sûre et rapide. Ces progrès considérables ont permis de réduire considérablement les complications. Cela revêt bien sûr une importance vitale, en particulier pour les personnes jeunes et actives. Ainsi, une simple correction des jambes en O ou en X ne dure que 30 à 45 minutes. Si l’intervention est plus complexe, elle peut parfois prendre une heure et demie. Grâce aux techniques plus modernes, les patients retrouvent également plus rapidement leur forme. Auparavant, ils devaient rester alités pendant environ six semaines. Aujourd’hui, ils sont remis sur pied dès le lendemain de l’opération à l’aide de béquilles. Celles-ci ne sont plus nécessaires au bout de 4 à 6 semaines environ. Cependant, il faut compter entre 8 et 12 semaines avant de pouvoir à nouveau supporter une charge à 100 % dans la vie quotidienne, en fonction du type d’ostéotomie pratiquée. Pour de nombreux patients, cela représente une période assez longue. Mais c’est un investissement pour l’avenir de la jambe et du genou. Ces opérations sont généralement faciles à planifier, ce qui permet d’organiser l’arrêt de travail. Ce n’est que chez les enfants et les adolescents qu’il ne faut pas laisser passer autant de temps, car il faut tenir compte du processus de croissance. À la clinique, nous recevons nettement plus d’adultes souffrant de problèmes d’usure ou des séquelles d’une blessure.

Les progrès technologiques en matière de matériaux, les techniques chirurgicales mini-invasives et le développement d’implants modernes et stables ont largement contribué à d'adapter les concepts de rééducation de manière à optimiser le traitement des déformations de l'axe de la jambe grâce à des matériaux et des techniques implantaires améliorés, ce qui se traduit par une meilleure biocompatibilité et une plus grande durabilité. Ces innovations raccourcissent le temps de récupération et améliorent considérablement le pronostic. De plus, une meilleure compréhension de la biomécanique a conduit à des approches thérapeutiques plus individualisées, qui comprennent, outre la correction chirurgicale, des mesures de physiothérapie ciblées et des plans de traitement personnalisés afin de garantir le meilleur succès possible.

« Si l'on attend trop longtemps avant de se faire soigner, c'est comme si l'on conduisait une voiture dont l'essieu ou l'amortisseur ne fonctionne plus correctement. Si l'on continue à rouler avec cette voiture sur de longues distances, voire sur un circuit, l'usure se fait sentir. Dans ce cas, il faudrait réparer les pièces défectueuses pour garantir une durée de vie maximale du véhicule. Chez le patient, la situation individuelle fait une énorme différence. Par exemple, une personne présentant un genu varum prononcé a un risque beaucoup plus élevé de développer de l’arthrose que les patients ayant les jambes droites », constate le Prof. Dr Shafizadeh.

À la clinique sportive 360° de l’hôpital Sana Dreifaltigkeits-Krankenhaus de Cologne, environ 2 500 opérations sont pratiquées chaque année pour corriger des déformations de l’axe des jambes.

La clinique sportive 360° de l’hôpital Sana Dreifaltigkeits à Cologne compte parmi les plus grands centres d’Allemagne spécialisés dans l’ensemble des interventions de chirurgie du genou, et en particulier dans la correction des déformations de l’axe des jambes. En tant que centre articulaire certifié par la Société allemande de chirurgie du genou (DKG) et le Groupe de travail pour l'arthroscopie (AGA), la clinique du Prof. Dr Shafizadeh ne fait appel qu'à des experts spécialisés pour traiter ses patients, afin de garantir une prise en charge optimale.

« Nous devons nous aussi nous efforcer de réduire les blessures et les maladies articulaires par la prévention et de développer de nouvelles options thérapeutiques grâce à la recherche. La spécialisation garantit actuellement en grande partie le succès du traitement de nos patients. Des médecins hautement qualifiés, capables de couvrir l’ensemble du spectre, y exercent. Je souhaiterais un meilleur travail de prévention. Il faut réduire les blessures ! En ce qui concerne les implants et les instruments sur mesure, je pense qu’il y aura encore beaucoup de progrès. Et à l’avenir, on pourra certainement remplacer encore mieux les tissus et le cartilage », déclare le Prof. Dr Shafizadeh, et c’est ainsi que nous terminons notre entretien.

Un grand merci, Prof. Dr Shafizadeh, pour cet aperçu intéressant des options thérapeutiques en cas de déformations des jambes !