Le terme « trouble obsessionnel compulsif » désigne une maladie mentale dans laquelle les personnes concernées ressentent le besoin impérieux d'accomplir certains actes. Ces compulsions s'accompagnent souvent de pensées envahissantes.
Les anciennes appellations de cette maladie sont « névrose obsessionnelle » et « névrose anankastique ». Jusqu'au milieu des années 1990, la plupart des gens ne connaissaient pas le trouble obsessionnel compulsif. Aujourd'hui, la population est mieux informée à ce sujet, ce qui permet aux personnes concernées de chercher de l'aide plus rapidement et de s'isoler socialement moins souvent.
Vous trouverez ci-dessous de plus amples informations ainsi que la liste des médecins exerçant dans une clinique spécialisée dans les troubles obsessionnels compulsifs.
Symptômes du trouble obsessionnel compulsif
Selon leur gravité, les compulsions interfèrent considérablement dans la vie quotidienne des personnes concernées. Un exemple : le patient se lave les mains de manière intensive plusieurs fois de suite.
Il répète ce comportement toutes les heures. S’il ne cède pas à cette compulsion de se laver les mains, il devient agité et son anxiété augmente. Ses pensées tournent en boucle autour du lavage des mains.
D'un point de vue médical, le trouble obsessionnel compulsif se caractérise par les symptômes suivants :
Les pensées obsessionnelles font partie des troubles de la pensée. Les mêmes pensées s’imposent sans cesse aux personnes concernées. Elles les reconnaissent comme absurdes, mais ne peuvent ni influencer ni arrêter le processus de pensée. Elles ruminent, ont des doutes ou doivent répéter certaines pensées en boucle.
La compulsion à compter fait également partie des pensées obsessionnelles. Les patients doivent compter sans cesse certains objets, comme les marches d'escalier dans le couloir ou les bananes au supermarché.
Impulsions compulsives : les personnes concernées ressentent le besoin irrépressible d’accomplir un acte précis. Comme il s’agit le plus souvent d’actes agressifs ou sexuels, elles ne les mettent pas à exécution.
Les personnes concernées ont constamment peur de céder à cette impulsion compulsive et de passer réellement à l'acte.
Actes compulsifs : les personnes concernées se sentent poussées par une impulsion intérieure à accomplir des actes précisément définis.
Ils se lavent constamment les mains ou vérifient plusieurs fois avant de quitter la maison si les appareils électriques sont éteints. S'ils s'abstiennent de ces actes, ils ressentent une forte agitation intérieure, voire de l'angoisse.
Des symptômes physiques apparaissent également à la suite du comportement compulsif. Ainsi, les patients souffrant d’une compulsion de lavage développent souvent de l’eczéma. La peau s’irrite à cause du lavage fréquent des mains et de l’utilisation de produits nettoyants agressifs.
Les thèmes fréquents des compulsions sont :
- la peur de l'empoisonnement
- La maladie
- Besoin d'ordre
- L'agressivité et
- la sexualité
Entre 1 et 2 % de la population souffre d'un trouble obsessionnel compulsif au cours de sa vie.
Les personnes atteintes d'un trouble obsessionnel compulsif souffrent souvent d'autres troubles psychiques. Les compulsions pèsent lourdement sur le patient, ce qui explique pourquoi environ 10 à 15 % d'entre eux développent également des symptômes dépressifs.
Des troubles anxieux ou des troubles de la personnalité obsessionnelle accompagnent également le trouble obsessionnel compulsif.
Diagnostic du trouble obsessionnel compulsif
Lorsque le patient consulte un médecin, celui-ci recueille ses antécédents médicaux détaillés lors d'un entretien approfondi, appelé anamnèse.
Si les pensées, les actes ou les pulsions compulsifs perturbent considérablement la vie de la personne concernée, le diagnostic de trouble obsessionnel compulsif est posé.
Encore normal ou déjà compulsif ?
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Quelles sont les causes du trouble obsessionnel compulsif ?
Comme pour de nombreuses maladies psychiques, les causes du trouble obsessionnel compulsif ne sont pas encore entièrement élucidées. Il semble toutefois s’agir d’un processus multifactoriel, c’est-à-dire impliquant plusieurs facteurs. La recherche parle donc d’un modèle d’étiologie biopsychosocial.
La prédisposition génétique joue un rôle déterminant dans le développement de la maladie. Diverses études montrent qu’une certaine configuration génétique peut augmenter le risque de développer la maladie.
On constate par ailleurs une fréquence accrue au sein des familles touchées. Cela ne signifie toutefois pas que la maladie soit directement héréditaire. Même en présence d’une prédisposition génétique correspondante, le trouble obsessionnel compulsif ne se déclare pas nécessairement.

Dans le domaine de la recherche en biologie, il existe également différentes théories consacrées à l'étiologie du trouble obsessionnel compulsif.
Selon l'hypothèse de la sérotonine, les pensées et les actes compulsifs seraient dus à un trouble du métabolisme de la sérotonine. Le neurotransmetteur dopamine semble également jouer un rôle.
Il existe en outre des indices suggérant que chez les personnes atteintes d'un trouble obsessionnel compulsif, certaines régions du cerveau (les ganglions de la base) présentent un dysfonctionnement.
Il est également possible que les symptômes obsessionnels-compulsifs puissent résulter d'infections à streptocoques ou à d'autres bactéries survenues pendant l'enfance.
Outre ces facteurs biologiques et immunologiques, les émotions et les expériences d'apprentissage de la personne concernée jouent également un rôle.
Ainsi, les patients ont généralement du mal à gérer les émotions désagréables et développent d'autres mécanismes d'adaptation.
Selon les spécialistes de la psychologie comportementale, les compulsions sont en revanche simplement acquises et peuvent être corrigées par une thérapie adaptée.
Le traitement du trouble obsessionnel compulsif
Les options thérapeutiques comprennent à la fois des médicaments et des méthodes psychothérapeutiques. Les médecins obtiennent les meilleurs résultats avec ce qu'on appelle la thérapie combinée.
Ils combinent ainsi médicaments et psychothérapie. Dans le cas des TOC, on utilise principalement des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS). Ceux-ci rétablissent l'équilibre du métabolisme de la sérotonine dans le cerveau.
Dans le cadre de la thérapie cognitivo-comportementale, les patients abordent activement leurs compulsions avec l’aide du thérapeute. Ils apprennent à supporter leurs angoisses et leur stress et s’entraînent à mettre en œuvre des stratégies alternatives pour ne pas céder à leurs compulsions.
La Société allemande de psychiatrie et de psychothérapie, de psychosomatique et de neurologie (DGPPN) a élaboré une directive thérapeutique pour les troubles obsessionnels compulsifs. Elle montre que l'efficacité de la thérapie cognitivo-comportementale est bonne.
Promesses de guérison douteuses
Quiconque recherche des stratégies d'auto-assistance sur Internet tombe inévitablement sur des offres peu sérieuses. La Société allemande des troubles obsessionnels compulsifs (Deutsche Gesellschaft für Zwangserkrankungen e.V.) met en garde sur son site web contre les offres peu sérieuses de traitement des compulsions.
Comment reconnaître ce type d'offres ?
Vous devez être vigilant si les critères suivants sont réunis :
- La méthode se présente comme la seule efficace.
- Les thérapies de la médecine conventionnelle sont considérées comme inefficaces.
- Les questions critiques restent sans réponse.
- Des promesses telles que « débarrassé de xxx en trois jours » ou « surmonter xxx très facilement et rapidement ».
- Honoraires élevés
Naturopathes et naturopathie : est-ce recommandable ?
Les approches thérapeutiques modernes, telles que la thérapie comportementale, offrent des méthodes éprouvées pour lutter contre les compulsions. Des méthodes alternatives, comme l’acupuncture ou la naturopathie, peuvent être utilisées en complément dans certains cas.
Un traitement chez un naturopathe sérieux peut contribuer à atténuer les effets secondaires des psychotropes. ATTENTION : dans tous les cas, vous devez discuter au préalable du traitement alternatif avec votre médecin.
Le naturopathe doit également être au courant du traitement médical conventionnel. Sinon, il existe un risque d'interactions indésirables.
La naturopathie ou les médicaments portant la mention « naturel » sont considérés comme des méthodes douces et sans effets secondaires. Il ne faut toutefois pas sous-estimer leur efficacité, ni certains effets secondaires ou intolérances.
Pronostic et évolution
Les chances de succès varient. Dans environ 50 % des cas, la maladie est guérissable ou peut être atténuée au point de permettre aux patients de mener une vie largement normale. Plus le traitement du trouble obsessionnel compulsif est précoce et rigoureux, meilleur est le pronostic.
Entraide : proches et personnes concernées
L'association fédérale des proches de personnes atteintes de troubles psychiques (Bundesverband der Angehörigen psychisch erkrankter Menschen e.V.) propose aux proches des informations complètes et une aide. L'offre va des brochures d'orientation initiale aux consultations personnelles par e-mail ou par téléphone (« SeeleFon »).
Pour les personnes concernées, il existe par exemple la Société allemande des troubles obsessionnels compulsifs (Deutsche Gesellschaft für Zwangserkrankungen e.V.). Vous y trouverez également toutes les informations importantes et bénéficierez de conseils personnalisés.
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