Le Prof. Dr méd. Stefanie Reich-Schupke est une experte de renom dans le domaine des maladies veineuses et jouit d'une réputation internationale en médecine cutanée et vasculaire. Grâce à sa spécialisation approfondie en dermatologie, phlébologie, lymphologie et traitement médical des plaies, elle constitue un pilier important du paysage médical. En 2017, la nomination de la Prof. Dr Reich-Schupke au poste de professeure titulaire d'une chaire de phlébologie à l'université de la Ruhr à Bochum a fait grand bruit. À l'époque, il n'y avait plus eu de chaire de phlébologie en Allemagne depuis plus de 13 ans. La création de cette chaire avait pour objectif de renforcer la phlébologie en tant que discipline majeure au sein des sciences médicales. Le fait que cette chaire prestigieuse ait été confiée à une spécialiste aussi expérimentée et réputée souligne sa renommée internationale et la nécessité de faire progresser cette discipline.
Dans son cabinet privé de médecine cutanée et vasculaire à Recklinghausen, le Prof. Dr Reich-Schupke mise sur une approche holistique qui allie les dernières découvertes médicales à des méthodes thérapeutiques éprouvées. Sa philosophie, qui consiste à prendre le temps nécessaire pour chaque patient, se traduit par un système de prise de rendez-vous structuré, sans consultations sans rendez-vous. La dermatologie est un autre domaine dans lequel le Prof. Dr Reich-Schupke excelle. Elle apporte une vaste expérience dans le diagnostic et le traitement des maladies cutanées aiguës et chroniques, notamment le psoriasis et la dermatite atopique. Son expertise en matière de dépistage du cancer de la peau et la mise en œuvre de procédures diagnostiques modernes telles que l'utilisation du Bodyscan, du Nevisense et de la microscopie à lumière réfléchie en font une interlocutrice très sollicitée par les patients qui accordent de l'importance aux mesures de santé préventives.
En tant que spécialiste reconnue en phlébologie et lymphologie, elle est non seulement experte dans le traitement des varices et des lymphœdèmes, mais aussi une experte et conférencière très sollicitée lors de congrès nationaux et internationaux. Son cabinet à Recklinghausen est non seulement synonyme de soins médicaux d'excellence, mais aussi d'un espace où les patients se sentent écoutés et compris. La rédaction du Leading Medicine Guide a pu en savoir plus sur le diagnostic et le traitement des varicosités et des varices réticulaires (varices) lors d'un entretien avec cette spécialiste des vaisseaux et de la peau.
Les maladies vasculaires et cutanées sont des problèmes de santé très répandus qui peuvent avoir un impact considérable non seulement sur l'apparence physique, mais aussi sur le bien-être et la qualité de vie des personnes concernées. Parmi les formes les plus courantes de ces maladies figurent les varicosités et les varices réticulaires, souvent perçues comme un problème esthétique, mais qui peuvent également indiquer une insuffisance veineuse sous-jacente (= faiblesse veineuse). Les varices ne sont pas seulement inesthétiques, elles peuvent également provoquer des symptômes tels que des gonflements, des douleurs ou une sensation de lourdeur dans les jambes. Le diagnostic et le traitement des varicosités et des varices réticulaires ont considérablement évolué ces dernières années. Des techniques de pointe, telles que l'échographie haute résolution, permettent une analyse précise du système veineux et l'identification du point d'insuffisance concerné. Parallèlement, de nombreuses thérapies douces, à la fois efficaces et peu invasives, sont disponibles pour offrir aux patients une solution durable.
Les varicosités et les varices réticulaires sont deux formes courantes de maladies veineuses qui touchent les jambes et qui revêtent une importance tant esthétique que parfois symptomatique pour de nombreuses personnes concernées.
Les varicosités, appelées télangiectasies en médecine, sont de très petits vaisseaux sanguins dilatés, visibles sous la peau. Elles se présentent généralement sous la forme d’un fin réseau et peuvent apparaître en différentes couleurs, généralement rouge, bleu ou violet. Les varicosités se trouvent souvent sur les cuisses, les mollets ou près de la cheville et sont souvent associées à une série de facteurs sous-jacents, notamment une prédisposition génétique, des changements hormonaux, une grossesse ou le fait de rester longtemps debout ou assis. À l'inverse, les varices dites « réticulaires » constituent une forme plus importante de dilatation veineuse. Elles mesurent généralement entre 1 et 3 mm d'épaisseur et présentent une couleur bleu-verdâtre. Ces veines forment également un réseau et peuvent apparaître dans différentes zones des jambes.
« Les varicosités ne provoquent pas en elles-mêmes de troubles liés à la stase veineuse. Il arrive toutefois que certains patients signalent des symptômes tels que des picotements ou des démangeaisons, ou décrivent une sensation de brûlure au niveau des varicosités. Cela n’a en réalité rien à voir avec la taille ou le nombre de varicosités, mais tient à la perception individuelle. En comparaison, de nombreux patients (les femmes généralement plus souvent et davantage que les hommes) remarquent clairement, en cas de varices importantes, que les jambes et/ou les pieds gonflent, se décolorent progressivement, que des taches brunes apparaissent ou que de grosses veines ressortent de manière visible. Les varicosités peuvent constituer un problème purement esthétique dû à une faiblesse du tissu conjonctif, mais elles peuvent également être le signe de troubles veineux sous-jacents plus graves. Si l'on constate une augmentation du nombre de varicosités, il convient de réaliser une échographie pour vérifier s'il existe une maladie veineuse hémodynamiquement significative. Par exemple, lorsqu'une varice mesure plus de 3 mm, on parle de varice des branches latérales, une forme particulière de varice qui se développe dans les branches latérales du système veineux superficiel. Si les varices ne sont pas traitées, elles peuvent entraîner des thromboses superficielles, des troubles de stase, de l’eczéma ou des ulcères veineux (appelés ulcères cruraux). Heureusement, ces derniers sont rares, car les gens sont aujourd’hui globalement plus attentifs », explique Mme le Prof. Dr Reich-Schupke.
Pour évaluer avec précision les varicosités et les varices réticulaires et en identifier les causes, différentes méthodes diagnostiques sont utilisées.
On commence généralement par une anamnèse, au cours de laquelle le médecin recueille des informations sur les antécédents médicaux du patient, ses symptômes et les facteurs de risque éventuels. Il s’agit d’une première étape importante pour obtenir une image complète de la maladie.
« Une photopléthysmographie est systématiquement réalisée pour vérifier le retour veineux. Elle consiste à diriger un faisceau lumineux sur la peau, dont la réflexion est influencée par les variations du flux sanguin. Cela permet de contrôler l’état de remplissage du réseau veineux superficiel. Un tel examen peut également être réalisé par le médecin généraliste, dans un magasin de matériel médical ou en pharmacie, afin d’obtenir une première impression des conditions de circulation dans la jambe. La référence absolue, réalisée par un médecin spécialisé en phlébologie, est toutefois l’échographie duplex. Elle combine l’échographie pour visualiser les structures veineuses et la technologie Doppler pour analyser le flux sanguin et sa direction dans les veines. Cela permet de déterminer le diamètre des veines, de vérifier si les valvules veineuses ne se ferment plus correctement ou si la direction du flux sanguin dans le vaisseau s’est inversée (ce qu’on appelle un reflux, c’est-à-dire un retour du sang de haut en bas ou des veines profondes vers les veines superficielles), ce qui provoque des varices », explique le Prof. Dr Reich-Schupke.
La cause des varices réside principalement dans une faiblesse héréditaire du tissu conjonctif ou de la paroi vasculaire. Mais le surpoids, une position assise prolongée, une station debout prolongée et le manque d’activité physique peuvent également entraîner l’apparition de varices ou de varicosités. Même si le tabagisme est mauvais pour la santé, il n’a pas d’influence directe sur les varices ou les varicosités, mais il favorise la formation de caillots dans le système vasculaire (= thromboses).
Le traitement des varicosités et des varices réticulaires a considérablement progressé ces dernières années grâce aux technologies et aux techniques modernes.
« Il existe essentiellement deux options de traitement pour les varicosités. Si aucune affection veineuse grave ne se cache derrière les varicosités, on peut laisser les choses telles quelles, à condition que le patient ne soit pas gêné par leur aspect. Si l'on souhaite toutefois éliminer les varicosités, on peut recourir à une sclérothérapie, qui consiste à injecter un médicament dans la veine. Celui-ci se fixe alors à la paroi vasculaire de l'intérieur et provoque la contraction de la petite veine. Une alternative à cette méthode est la thérapie au laser, qui consiste à diriger de l’énergie laser vers le vaisseau depuis l’extérieur afin de le détruire. La thérapie au laser est particulièrement efficace pour les petites veines rouges superficielles. En revanche, pour les petites veines bleu-violet, la sclérothérapie est généralement plus efficace, car celles-ci se trouvent un peu plus en profondeur sous la peau. Dans ce cas, le laser risquerait plutôt d’endommager la peau et de laisser des cicatrices », explique le Prof. Dr Reich-Schupke à propos des traitements courants, avant d’ajouter :
« Lors de la sclérothérapie, le patient ressent la piqûre de l’aiguille pour l’injection du médicament. Cela peut également provoquer une légère sensation de brûlure due à l’irritation de la paroi vasculaire. Lors du traitement au laser également, le patient ressent la chaleur à la surface de la peau. Avant le traitement, la peau peut être insensibilisée à l’aide d’une pommade anesthésiante ou rafraîchissante. La fréquence à laquelle une sclérothérapie doit être répétée dépend du nombre de varicosités et des attentes esthétiques du patient. Si celles-ci sont peu nombreuses, une seule séance peut suffire. Nous contrôlons le résultat chez nos patients après environ une semaine afin de vérifier si toutes les varicosités ont été complètement éliminées ou si un traitement complémentaire est nécessaire. Une sclérothérapie peut également entraîner la formation de microthrombes. Par mesure de sécurité, ceux-ci peuvent être percés à l'aide d'une petite aiguille puis expulsés afin d'accélérer leur résorption. Si les microthrombes sont éliminés par l'organisme seul, cela prend plus de temps et il existe un risque d'apparition de taches brunes qui ne disparaissent souvent que lentement. C'est pourquoi un contrôle après 1 à 2 semaines est tout à fait judicieux.
L'Aethoxysklerol (principe actif : polidocanol) est un médicament utilisé pour le traitement sclérosant des varices et des varicosités. Il est injecté dans les veines concernées, où il irrite les parois vasculaires et provoque ainsi l'occlusion de la veine. Celle-ci est ensuite éliminée par l'organisme. Cette procédure, connue sous le nom de sclérothérapie, est également utilisée pour les hémorroïdes de faible grade et constitue une méthode éprouvée pour le traitement des problèmes veineux esthétiques et fonctionnels.
« Des méthodes de traitement extrêmement dangereuses et non officiellement autorisées circulent sur Internet et sont recommandées pour les varicosités. Par exemple, l’idée selon laquelle on pourrait scléroser les varicosités à l’aide d’une solution saline – mais il ne s’agit pas ici de la solution saline physiologique que l’on utilise en perfusion, mais d’une solution à forte concentration. Celle-ci est souvent présentée à tort comme « inoffensive » et « naturelle », mais elle cause généralement plus de mal que de bien », met en garde Mme la Prof. Dr Reich-Schupke.
Après le traitement des varicosités et des varices réticulaires, il est important que les patients prennent des mesures de soutien appropriées afin de minimiser le risque de récidive et de favoriser la santé de leurs veines.
Un aspect essentiel est l’adoption d’un mode de vie actif. Une activité physique régulière favorise la circulation sanguine et renforce les veines. Les activités telles que le vélo, la natation ou la marche rapide sont particulièrement recommandées, car elles activent les muscles des jambes et favorisent le retour veineux.
« Les patients doivent veiller à éviter de rester assis ou debout pendant de longues périodes afin de réduire la pression exercée sur les veines. Pour les professions qui exigent de rester assis ou debout pendant de longues périodes, il est judicieux de faire des pauses régulières et des exercices de mobilisation. De plus, il est important de maintenir un poids corporel sain, car le surpoids peut augmenter la pression sur les veines et accroître le risque de maladies veineuses. Une alimentation équilibrée, riche en fibres et pauvre en graisses saturées et en sucres, peut aider à maintenir un poids sain, à raffermir les tissus conjonctifs et à favoriser la santé générale des veines. Tous les sports sont bons, mais les sports nautiques sont particulièrement adaptés, car les mouvements de l'eau ont un effet massant supplémentaire sur les jambes. Si une composante héréditaire joue un rôle chez un patient, il se peut qu'elle reprenne le dessus après un certain temps. « On ne peut alors qu’en atténuer l’ampleur, mais pas tout empêcher », constate Mme le Prof. Dr Reich-Schupke, qui nous donne encore un conseil pratique à la fin de notre entretien :
« Le traitement des varicosités est bien sûr possible toute l'année. Cependant, les patients viennent souvent en automne et en hiver, car après une sclérothérapie, il est recommandé de porter des bas de contention pendant quelques jours afin d’améliorer le résultat esthétique et de réduire le risque de thrombose. C’est bien sûr plus agréable pendant la saison fraîche qu’en plein été. »
Un grand merci, Madame la Professeure Reich-Schupke, pour ces précieuses informations sur les varicosités et les varices, souvent gênantes !
