Les appareils auditifs servent à compenser une perte auditive existante et à prévenir une aggravation de celle-ci.
Les appareils auditifs implantables sont un terme générique désignant des systèmes particulièrement avancés : contrairement aux appareils classiques, ils ne sont pas placés dans le conduit auditif, mais sous la peau, à proximité immédiate de l'oreille.
Les prothèses auditives implantables utilisent l'amplification sonore propre à l'organisme via la conduction osseuse. L'implant comprend également un processeur vocal doté d'un microphone intégré. Celui-ci transforme les sons captés par le micro en vibrations et les transmet à l'implant.
En d'autres termes, le son atteint l'oreille interne sans détour, directement via les os du crâne.
Contrairement aux systèmes conventionnels, les implants ne reposent pas sur une amplification acoustique du son. Au lieu de cela, le son est converti en vibrations mécaniques et transmis aux osselets situés dans l’oreille moyenne.
Souvent, les appareils auditifs implantables constituent la dernière lueur d'espoir lorsque les systèmes conventionnels échouent ou ne donnent plus aucun résultat.
Parmi les autres avantages, notamment par rapport aux appareils classiques non implantables, on peut citer
- une qualité sonore globalement meilleure,
- l'absence de bruits désagréables tels que le sifflement caractéristique, ainsi qu'
- un risque d’infection relativement faible.
Ce dernier point convaincra surtout les personnes chez qui le port d’appareils auditifs mobiles a déjà provoqué des inflammations du conduit auditif.
En règle générale, l'ORL commence par prescrire des aides auditives conventionnelles, telles que
- des appareils auditifs intra-auriculaires (IA) ou
- des appareils auditifs contour d'oreille (CO).
Contrairement aux appareils auditifs
conventionnels, les appareils auditifs implantables sont, comme on le voit ici, implantés sous la peau © WavebreakMediaMicro | AdobeStock
Si ces appareils auditifs ne suffisent pas, un appareil auditif implantable peut être une option. D'autres raisons possibles sont
- des malformations de l'oreille externe,
- des intolérances au matériau ainsi que
- des lésions ou des maladies de l'oreille moyenne.
Certaines personnes concernées souffrent non seulement d'une déficience auditive, mais aussi de la stigmatisation qui accompagne ce phénomène. Dans ce cas, un implant invisible pour le monde extérieur s'avère également être un avantage.
En principe, les médecins distinguent trois types de systèmes auditifs implantables :
- l'implant de l'oreille moyenne
- l'implant à ancrage osseux ainsi que
- l'implant cochléaire.
L'implant de l'oreille moyenne repose sur une combinaison d'un microphone et d'un circuit électronique, maintenus en place par un aimant. Le son est transmis du microphone vers le module électronique (« Floating Mass Transducer ») relié aux osselets, via l'implant situé sous la peau.
Dans le cas de l'implant à ancrage osseux, le microphone est situé derrière l'oreille. De là, il transmet le son, converti en vibrations, à l'os du crâne. Une transmission optimale est garantie par un minuscule implant en titane situé dans l'os crânien derrière le pavillon de l'oreille. L'aide auditive y est fixée à l'aide d'un système de fermeture à cliquet.
L'implant cochléaire, quant à lui, n'est généralement utilisé qu'en cas de lésions extrêmes de l'oreille interne. Les personnes concernées souffrent alors d'une perte auditive sévère pouvant aller jusqu'à la surdité.
La cochlée est la partie en forme de coquille d'escargot de l'oreille interne. C'est là que se situe la perception sonore proprement dite chez l'être humain. Une lésion a donc des conséquences graves sur la capacité auditive. En bref, l’implant cochléaire contourne les zones endommagées en convertissant dans un premier temps les sons en signaux électriques. Il les transmet ensuite au nerf auditif.
Lors de la pose d’un implant cochléaire, les audioprothésistes et les médecins spécialistes, principalement en ORL et en chirurgie, doivent travailler en étroite collaboration. C’est la seule façon d’obtenir les meilleurs résultats possibles.
De plus, toute intervention chirurgicale nécessite une évaluation approfondie et une consultation préalable. Celle-ci doit non seulement présenter les différentes options adaptées au cas particulier, mais aussi mentionner les risques potentiels.
Selon le type d'aide auditive, différentes mesures sont recommandées pour un suivi optimal. En tant que patient, veillez à respecter scrupuleusement les instructions de votre médecin concernant les soins de la plaie et les mesures d'hygiène.
En principe, des douleurs et des gonflements peuvent survenir après l'intervention chirurgicale. Ils peuvent s'intensifier lors de la mastication ou de la parole.
Dans le cas de la pose d'un implant cochléaire, par exemple, il faut s'attendre à une hospitalisation d'au moins cinq jours. Les fils sont retirés au bout de six à dix jours.
Tous les types d'appareils auditifs implantables mentionnés nécessitent un réglage précis et un ajustement fin. Un entraînement auditif intensif est nécessaire après l'opération, en particulier en cas de perte auditive ou de surdité déjà très avancée. Celui-ci peut s'étendre sur une période de plusieurs mois, voire plus d'un an, notamment après une opération d'implant cochléaire.
Selon les fabricants, la durée de vie des implants cochléaires est de 30 ans.
Il n'est pas possible de faire des déclarations générales concernant le pronostic. En tant que patient, veuillez vous adresser à votre médecin à ce sujet. Il en va de même pour toutes les questions avant, pendant et après la mise en place d'un appareil auditif implantable.