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Maladie · Gynécologie

Vaginose bactérienne

Vous trouverez ici des experts médicaux et spécialistes exerçant en clinique et cabinet médical pour le diagnostic, le traitement, les opérations et la rééducation dans le domaine Vaginose bactérienne. Tous les médecins répertoriés sont des spécialistes de votre région qui ont été triés sur le volet pour vous selon des directives strictes.

Aperçu rapide — l’essentiel d’abord

La vaginose bactérienne est une infection vaginale fréquente due à une dysbiose de la flore vaginale. Elle résulte d’un déséquilibre entre les lactobacilles et les autres bactéries. Les symptômes typiques sont des pertes liquides dégageant une odeur de poisson et une élévation du pH. Le traitement repose généralement sur la prise d'un antibiotique et permet de rétablir la flore vaginale.

Les médecins désignent par « vaginose bactérienne » un déséquilibre pathologique de la flore vaginale. Cette affection est également connue sous le nom d'infection à Gardnerella, d'infection à Haemophilus vaginalis ou d'amincolpite. Elle est causée par une prolifération bactérienne vaginale due à la présence de la bactérie Gardnerella vaginalis et d'autres micro-organismes. La vaginose bactérienne se manifeste généralement par des pertes vaginales abondantes, accompagnées d'une odeur désagréable de poisson. Elle est généralement traitée à l'aide d'antibiotiques et/ou de préparations à base d'acide lactique.

Vous trouverez ici des informations complémentaires ainsi qu'une sélection de spécialistes de la vaginose bactérienne.

Causes - Comment se développe une vaginose bactérienne ?

La flore vaginale saine d'une femme en âge de procréer se compose principalement de différentes espèces de bactéries lactiques (lactobacilles). Elles sont également appelées bactéries de Döderlein, du nom du gynécologue allemand Albert Döderlein. Celles-ci assurent normalement un milieu acide dans le vagin, avec un pH compris entre 3,8 et 4,4. Elles empêchent ainsi la prolifération des germes pathogènes.

En cas de vaginose bactérienne, les « bonnes » bactéries lactiques sont toutefois supplantées par des germes pathogènes. Il s'agit principalement de la bactérie Gardnerella vaginalis, mais aussi

Il en résulte une colonisation excessive du vagin par ces bactéries pathogènes. Le nombre de lactobacilles producteurs d’acide lactique diminue, le pH de la flore vaginale augmente jusqu’à environ 5. Le milieu vaginal se trouve ainsi déséquilibré : on parle alors de « vaginose bactérienne ».

Une mauvaise hygiène vaginale constitue un facteur de risque particulier. Vous découvrirez ci-dessous comment prévenir cette affection.

Symptômes – Comment se manifeste une vaginose bactérienne ?

Une vaginose bactérienne ne provoque pas nécessairement de symptômes. Ainsi, dans environ 40 à 50 % des cas, la vaginose bactérienne est asymptomatique, c'est-à-dire que les femmes concernées ne présentent aucun symptôme.

Sinon, environ la moitié des patientes se plaignent d’un écoulement vaginal accru (fluor vaginalis). Celui-ci est fluide, parfois mousseux, et présente une couleur allant du gris-blanchâtre au jaunâtre. De plus, il dégage généralement une odeur désagréable de poisson, parfois aussi une odeur sucrée.

Dans certains cas, cette odeur désagréable de poisson se manifeste même en l'absence de pertes. D'autres femmes, en revanche, signalent des pertes accrues sans pour autant présenter cette odeur de poisson.

C'est surtout l'odeur de poisson au niveau des parties intimes que les personnes concernées trouvent très pénible et désagréable.

Elle n'a rien à voir avec un manque d'hygiène intime. Elle est plutôt due au fait que les agents pathogènes responsables de la vaginose bactérienne décomposent certaines protéines en ce qu'on appelle des amines.

Bakterielle Vaginose
On entend par vaginose bactérienne la prolifération excessive d'agents pathogènes dans le vagin © Kateryna_Kon | AdobeStock

Des symptômes tels que

  • des démangeaisons,
  • des sensations de brûlure,
  • des rougeurs et
  • des irritations cutanées

au niveau de la partie externe du vagin sont plutôt atypiques pour une vaginose bactérienne. Elles peuvent toutefois apparaître dans de rares cas.

De plus, des symptômes tels que

  • des douleurs légèrement lancinantes et
  • des difficultés lors des rapports sexuels ou de la miction

.

Diagnostic d'une vaginose bactérienne

Le gynécologue procède à un examen gynécologique pour établir le diagnostic. Il prélève un frottis vaginal, puis effectue une série de tests et d'examens.

Parmi ceux-ci figurent

  • la mesure du pH,
  • le test Amintest,
  • l'examen cytologique au microscope pour évaluer les cellules vaginales et
  • la mise en culture bactérienne.

On parle de vaginose bactérienne lorsque au moins trois des quatre résultats suivants sont constatés :

  • On observe une augmentation des pertes vaginales (fluor vaginalis) homogènes, de consistance liquide à mousseuse et de couleur gris-blanchâtre à jaune.
  • Le pH de la flore vaginale est supérieur à 4,5.
  • Les pertes vaginales ont une odeur de poisson (odeur d'amine).
  • Le frottis vaginal permet de mettre en évidence des « cellules clés » (clue cells) dans au moins 20 % des cellules vaginales.

Test de pH pour le diagnostic d'une vaginose bactérienne

Le pH peut être déterminé très facilement à l'aide d'une pince à épiler et d'une bandelette indicatrice de pH.

Il existe également des gants spéciaux disponibles en pharmacie. Ceux-ci permettent de déterminer très facilement le pH à domicile.

Amintest pour le diagnostic d'une vaginose bactérienne

L'Amintest, également appelé « test de l'odeur », permet de mieux évaluer l'odeur de poisson. Pour cela, le médecin prélève d'abord un frottis vaginal.

Il ajoute ensuite une à deux gouttes d’une solution de potasse à 10 % sur le prélèvement. L’odeur de poisson caractéristique des pertes vaginales est amplifiée par la potasse. Le médecin peut ainsi mieux déterminer la présence d’une vaginose bactérienne.

Examen cytologique pour le diagnostic d'une vaginose bactérienne

Dans le cadre de l'examen cytologique, la préparation native est examinée au microscope. La préparation native est constituée du frottis vaginal.

Si, au microscope, on détecte des « cellules clés » (clue cells) sur au moins 20 % des cellules vaginales (cellules épithéliales vaginales), cela indique une vaginose bactérienne. Les cellules clés sont des cellules colonisées par des bactéries, reconnaissables au microscope sous forme de petits granules.

L'examen microscopique permet également d'évaluer le nombre de bactéries. Le médecin peut également déterminer si la colonisation correspond à une infection mixte impliquant différentes espèces bactériennes.

L'examen cytologique permet uniquement d'établir un diagnostic présumé de « vaginose bactérienne ». D'autres examens sont nécessaires pour établir un diagnostic définitif. Cela comprend notamment la réalisation d'une culture bactérienne.

Réalisation d'une culture bactérienne

Une culture bactérienne permet de mettre en évidence et d'identifier de manière certaine l'agent pathogène responsable d'une vaginose bactérienne. Elle est généralement réalisée lorsque

  • une vaginose bactérienne réapparaît régulièrement (récidives persistantes) ou
  • il faut vérifier si d'autres micro-organismes sont éventuellement responsables des symptômes.

Diagnostic différentiel

Un diagnostic différentiel permet de s'assurer que les symptômes ne sont pas causés par d'autres maladies présentant des symptômes similaires. Cela est également nécessaire dans le diagnostic de la vaginose bactérienne.

Les maladies présentant des symptômes similaires à ceux de la vaginose bactérienne sont par exemple

  • une inflammation vaginale (vaginite) et
  • une inflammation de la muqueuse du col de l'utérus (cervicite).

De plus, il convient d'exclure une infection par d'autres micro-organismes tels que les trichomonas ou les mycoplasmes.

Traitement de la vaginose bactérienne

La vaginose bactérienne n’est certes pas une affection grave. Mais les symptômes peuvent être très désagréables pour les femmes concernées. Elle peut parfois entraîner des complications, c’est-à-dire des maladies graves telles que des inflammations

  • de la muqueuse du col de l'utérus (cervicite),
  • de la muqueuse utérine (endométrite),
  • des trompes de Fallope (salpingite),
  • de l'entrée du vagin (vulvite) ou
  • des glandes de Bartholin (bartholinite),

.

C'est pourquoi la vaginose bactérienne doit toujours être traitée. Le traitement se fait généralement par voie médicamenteuse à l'aide d'antibiotiques.

Par ailleurs, des préparations contenant des bactéries lactiques peuvent également être utilisées. Elles ont un effet positif sur le déséquilibre de la flore vaginale présent en cas de vaginose bactérienne.

Traitement par antibiotiques

L'administration d'antibiotiques constitue la référence en matière de traitement médicamenteux de la vaginose bactérienne. L'antibiotique métronidazole, en particulier, s'est révélé très efficace. Il agit particulièrement bien contre les bactéries anaérobies. D'autres principes actifs sont également disponibles. Il s'agit notamment de la clindamycine, de l'amoxicilline ou du nifuratel.

Les antibiotiques peuvent être administrés soit

  • par voie orale sous forme de comprimés (métronidazole) ou
  • par voie intravaginale sous forme de suppositoires ou de comprimés vaginaux

. Un traitement topique à base de crème vaginale antibiotique (métronidazole, clindamycine) est également possible.

La durée du traitement dépend de la gravité de la maladie et de la capacité de régénération de la flore vaginale.

Traitement à base de préparations à l'acide lactique

Des traitements locaux à base de préparations contenant de l'acide lactique ainsi que des ovules vaginaux contenant des bactéries lactiques (lactobacilles) ou de l'acide ascorbique (vitamine C) sont également possibles. Ces préparations sont disponibles en pharmacie sans ordonnance.

Un tel traitement vise à rétablir l'équilibre naturel du milieu vaginal. Il n'est toutefois ni aussi rapide ni aussi efficace qu'un traitement antibiotique. Il est donc principalement utilisé après un traitement antibiotique. Il sert à soutenir la guérison obtenue et à prévenir la réapparition de la vaginose bactérienne.

Pronostic en cas de vaginose bactérienne

Si la vaginose bactérienne est traitée par antibiotiques, le pronostic est globalement bon. La plupart du temps, la vaginose bactérienne guérit en une semaine sous traitement antibiotique.

Ainsi, la flore vaginale normale est rétablie une semaine après l'administration orale de métronidazole. 80 % des patientes sont alors guéries. Des résultats tout aussi bons sont obtenus avec l'administration intravaginale de métronidazole.

Toutefois, le taux de récidive après un traitement réussi est assez élevé, entre 60 et 70 %. Un traitement simultané des partenaires des femmes concernées peut, le cas échéant, prévenir les récidives.

Vaginose bactérienne pendant la grossesse

Chez les femmes enceintes, la vaginose bactérienne peut entraîner diverses complications. Ainsi, les femmes enceintes atteintes de vaginose bactérienne présentent un risque accru de

  • de contracter un travail prématuré,
  • une rupture prématurée des membranes ou
  • d'une naissance prématurée.

De plus, une infection de la membrane amniotique (amnionite) peut survenir pendant la grossesse. Elle est due à diverses réactions biochimiques entre le fœtus et l'utérus provoquées par la vaginose bactérienne.

Après l'accouchement, la vaginose bactérienne peut entraîner d'autres complications. Parmi celles-ci figurent notamment

  • des inflammations et un retard de cicatrisation de l'épisiotomie,
  • un abcès de la paroi abdominale après une césarienne et
  • une inflammation de la muqueuse utérine (endométrite).

La vaginose bactérienne doit donc toujours faire l'objet d'un traitement médical pendant la grossesse.

Fréquence de la vaginose bactérienne

La vaginose bactérienne est le trouble microbiologique le plus fréquent de l'environnement vaginal chez les femmes en âge de procréer. En Europe, la vaginose bactérienne touche ainsi

  • chez 5 % des femmes qui se présentent à un examen de dépistage et
  • chez 30 % des femmes traitées dans une clinique spécialisée dans les maladies sexuellement transmissibles

.

En Europe, environ 7 à 22 % des femmes enceintes sont touchées par une vaginose bactérienne. Au total, environ 20 % de toutes les femmes souffrent au moins une fois dans leur vie d’une infection vaginale bactérienne, le plus souvent d’une vaginose bactérienne.

Prévention de la vaginose bactérienne

La prévention de la vaginose bactérienne n’est possible qu’indirectement. En principe, il convient de se rendre régulièrement à des rendez-vous de dépistage chez le gynécologue ! Cela permet de détecter et de traiter une vaginose bactérienne existante. Le gynécologue peut également prévenir les complications naissantes.

Cependant, le stress psychosocial est également considéré comme un facteur de risque. C'est pourquoi les femmes soumises à un stress quotidien important devraient le combattre par le sport et des techniques de relaxation ciblées. Cela vaut tout particulièrement si elles ont déjà souffert à plusieurs reprises de vaginose bactérienne.

Un rôle important dans la prévention : l'hygiène vaginale

De nombreuses femmes ressentent le besoin de nettoyer minutieusement leur zone intime. Elles utilisent pour cela du savon ou du gel douche, puis un déodorant intime. Cela procure certes une sensation de fraîcheur et de confort immédiatement après. Mais cette sensation est subjective et ne dure pas longtemps.

Une hygiène vaginale excessive, comme les douches vaginales, est particulièrement néfaste ! Un soin régulier à l'eau claire suffit amplement et permet de maintenir le pH de la flore vaginale à un niveau constant.

Les substances chimiques provoquent de fortes irritations de la flore vaginale, ce qui perturbe son équilibre. De nombreux produits d'hygiène intime ont en outre un pH élevé, ce qui déséquilibre le milieu naturellement acide de la muqueuse vaginale (pH faible).

Pour prévenir la vaginose bactérienne, veillez donc à n'utiliser que de l'eau tiède pour votre hygiène intime. Les lotions de lavage spéciales, adaptées au pH (< 5) du milieu vaginal, sont également utiles. Elles sont disponibles, par exemple, en pharmacie ou en droguerie.

Des cures spécifiques ou des préparations à base d’acide lactique peuvent reconstituer et acidifier la flore vaginale. Cela favorise

  • à la régénération de la flore vaginale,
  • à la reconstitution de la colonisation par des bactéries lactiques naturelles (lactobacilles) et
  • à la stabilisation du pH sur une longue période.

Le nettoyage de l'anus et en particulier le sens d'essuyage après la défécation peuvent également contribuer de manière significative à une flore vaginale saine. En essuyant correctement de l'avant vers l'arrière (en direction de l'anus et au-delà), on évite que des bactéries intestinales ne soient accidentellement introduites dans le vagin.

Surveiller le pH de la flore vaginale

Si vous avez tendance à avoir un milieu vaginal trop acide, vous pouvez le surveiller vous-même à l'aide de tests de pH disponibles sans ordonnance. Ces kits de test sont disponibles en pharmacie sous forme de papiers indicateurs de pH spéciaux ou de gants de test de pH.

Les rapports sexuels en cas de vaginose bactérienne

La vaginose bactérienne n’est pas une maladie sexuellement transmissible, mais elle peut être favorisée par les rapports sexuels. Les bactéries responsables peuvent également être présentes dans la région génitale masculine. Elles n'y provoquent toutefois aucun symptôme. L'homme peut donc les transmettre à la femme sans le savoir. La femme peut ainsi être exposée à ces bactéries de manière répétée.

Un traitement complet doit donc également inclure le traitement du partenaire sexuel de la femme concernée.

Gardnerella vaginalis est également une bactérie intestinale. Elle est donc souvent transmise de la région anale au vagin lors des rapports sexuels. De plus, le passage du sexe anal au rapport vaginal augmente le risque d’introduire les bactéries dans le vagin.

L'utilisation d'un préservatif offre une protection dans ce cas. Il est particulièrement recommandé d'utiliser un préservatif neuf lors du passage immédiat de la pénétration anale à la pénétration vaginale.

Vaginose bactérienne chez les hommes

Chez les hommes également, la région génitale est souvent colonisée par des bactéries telles que Gardnerella.

Chez eux, ces germes pathogènes ne provoquent toutefois généralement aucun symptôme. L'apparition d'une inflammation du gland (balanoposthite), généralement bénigne et de courte durée, est toutefois possible.

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À propos de l’auteur médical

Sabine Schneider

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