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Chirurgie de l'anévrisme de l'aorte abdominale : déroulement, risques et spécialistes

Un anévrisme de l'aorte abdominale est un élargissement pathologique de l'aorte abdominale dont le diamètre dépasse 3 cm. Cette affection vasculaire compte parmi les anévrismes les plus fréquents et touche principalement les hommes de plus de 65 ans. Dans la plupart des cas, la cause principale est l'artériosclérose, qui entraîne un affaiblissement de la paroi vasculaire. De nombreux anévrismes de l'aorte abdominale restent longtemps asymptomatiques et sont découverts par hasard lors d'une échographie ou d'un scanner.
Le risque majeur réside dans la rupture de l'anévrisme, qui provoque des hémorragies internes potentiellement mortelles. À partir d'un diamètre d'environ 5 cm – voire dès 4,5 cm chez les femmes –, une intervention chirurgicale est jugée utile, voire urgente.

Cet article explique quand une opération d'un anévrisme de l'aorte abdominale est nécessaire, quelles sont les méthodes chirurgicales disponibles et ce à quoi les patients peuvent s'attendre après l'intervention.

Aperçu rapide :

Une opération d'anévrisme de l'aorte abdominale désigne l'intervention chirurgicale visant à traiter un élargissement pathologique de l'aorte abdominale. L'objectif est de stabiliser la paroi vasculaire affaiblie à l'aide d'une prothèse vasculaire ou d'une endoprothèse et de prévenir le risque de rupture. L'opération est réalisée par voie ouverte ou mini-invasive et permet notamment de sauver la vie des patients à risque dès qu'un certain diamètre de l'aorte est atteint.

Aperçu des articles

Chirurgie de l'anévrisme de l'aorte abdominale - Informations complémentaires

Qu'est-ce qu'un anévrisme de l'aorte ?

Un anévrisme de l'aorte abdominale est un élargissement pathologique de l'aorte abdominale, dans lequel le diamètre du vaisseau augmente de manière permanente à plus de 3 cm. Les médecins parlent également d'un élargissement pathologique de l'aorte abdominale, causé par un affaiblissement de la paroi vasculaire.
L'aorte abdominale est la plus grande partie de l'aorte principale, qui transporte le sang vers les organes abdominaux et les jambes. Lorsque la paroi de ce vaisseau se dilate de manière incontrôlée, on parle de renflement (anévrisme).

La plupart des anévrismes de l'aorte abdominale évoluent longtemps sans symptômes et sont découverts par hasard, par exemple lors d'autres examens. Le danger réside principalement dans le risque de rupture, qui provoque de graves hémorragies internes et met souvent la vie en danger.

Les hommes de plus de 65 ans sont particulièrement touchés, tandis que les femmes développent certes plus rarement un anévrisme de l'aorte abdominale, mais présentent un risque nettement plus élevé de développement et de rupture.

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Schéma d'un anévrisme de l'aorte abdominale @ Henrie /AdobeStock

Causes et facteurs de risque d'un anévrisme de l'aorte abdominale

La principale cause d'un anévrisme de l'aorte abdominale est l'artériosclérose, c'est-à-dire le dépôt de graisse, de calcaire et de tissu conjonctif dans la paroi vasculaire. Ces dépôts entraînent un affaiblissement de la paroi vasculaire, ce qui conduit à une dilatation pathologique. Plus rarement, des facteurs génétiques, des inflammations de la paroi vasculaire ou des blessures jouent un rôle.

Facteurs de risque fréquents

  • Âge : l'anévrisme de l'aorte abdominale est particulièrement fréquent chez les hommes de plus de 65 ans.
  • Sexe : les femmes sont moins souvent touchées, mais présentent un risque plus faible de développer un anévrisme, mais un risque plus élevé de rupture.
  • Tabagisme : il compte parmi les principaux facteurs de risque, car il affaiblit davantage la paroi vasculaire.
  • Hypertension artérielle : elle augmente la pression sur l'aorte et accélère son élargissement.
  • Antécédents familiaux : une prédisposition génétique peut augmenter considérablement le risque.
  • Autres facteurs de risque : diabète sucré, taux élevés de lipides sanguins ou maladies vasculaires existantes.

Les médecins accordent une attention particulière aux patients dits « à risque », chez lesquels plusieurs de ces facteurs sont réunis. Dans ce cas, un contrôle régulier de l'aorte abdominale par échographie est recommandé afin de détecter précocement un anévrisme en progression.

Anévrisme de l'aorte abdominale – Symptômes et complications possibles

Dans la plupart des cas, un anévrisme de l'aorte abdominale reste longtemps asymptomatique. De nombreuses personnes touchées peuvent donc ne présenter aucun symptôme pendant des années, voire toute leur vie. Souvent, cette dilatation pathologique de l'aorte abdominale est découverte par hasard lors d'une échographie ou d'un scanner.

Symptômes typiques d'un anévrisme avancé :

  • Douleurs abdominales pouvant irradier vers le dos ou les flancs
  • Une sensation de pulsation dans l'abdomen, due à la dilatation de l'aorte
  • Douleurs dorsales irradiant vers le dos ou le bassin
  • Sensation de pression ou de plénitude lorsque l'anévrisme appuie sur les organes environnants

Complication dangereuse : la rupture

Le risque majeur est la rupture de l'anévrisme. La paroi vasculaire se rompt alors, entraînant une hémorragie interne massive.

  • Premiers signes : douleurs abdominales soudaines et intenses, qui irradient souvent vers le dos ou le bassin
  • Autres symptômes : état de choc avec défaillance circulatoire, vertiges et perte de conscience
  • Pronostic : une rupture est une urgence vitale – sans intervention chirurgicale immédiate, le danger de mort est imminent.

Anévrisme de l'aorte abdominale – Diagnostic

Comme la plupart des anévrismes de l'aorte abdominale restent longtemps asymptomatiques, ils sont souvent découverts par hasard lors d'autres examens. Un diagnostic précoce est essentiel pour prévenir à temps le risque de rupture.

Principales méthodes de diagnostic :

Échographie (sonographie) :

  • méthode de choix pour le dépistage précoce
  • Rapide, indolore et réalisable en ambulatoire
  • Permet de mesurer le diamètre de l'aorte abdominale
  • Particulièrement recommandée pour les hommes de plus de 65 ans, car ils présentent un risque accru

Tomodensitométrie (TDM) :

  • Elle est utilisée lorsqu'un anévrisme doit être évalué plus précisément
  • Fournit des informations précises sur la taille, la localisation et l'étendue
  • Essentielle pour la planification de l'intervention chirurgicale, par exemple pour le choix d'une prothèse vasculaire ou d'une prothèse stent adaptée

Quand faut-il faire un dépistage ?

  • Les hommes âgés de 65 ans et plus ont droit à une échographie unique à titre préventif
  • En cas d'antécédents familiaux ou d'autres facteurs de risque, les médecins recommandent des contrôles réguliers
  • Les femmes sont certes moins souvent touchées, mais elles présentent un risque plus élevé de complications – là encore, un dépistage précoce peut s'avérer utile

Quand une opération d'un anévrisme de l'aorte abdominale est-elle indiquée ?

Dans de nombreux cas, une opération d'anévrisme de l'aorte abdominale est une mesure préventive visant à éviter le risque d'une rupture potentiellement mortelle. Dans d'autres situations, il s'agit toutefois d'une intervention d'urgence, par exemple lorsque l'aorte présente déjà des fissures ou a éclaté.

Chirurgie ouverte ou procédure mini-invasive

Outre la chirurgie ouverte classique, la méthode mini-invasive avec endoprothèse aortique (EVAR) est aujourd'hui disponible dans de nombreux cas. Les deux techniques présentent des avantages et des inconvénients que les médecins évaluent au cas par cas.

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Risque de rupture en fonction du diamètre

Le risque de rupture augmente de manière exponentielle avec le diamètre de l'anévrisme :

  • pour un diamètre inférieur à 5 cm, le risque de rupture est inférieur à 3 % par an
  • À partir d’un diamètre de 5 cm, il grimpe jusqu’à 50 % au cours des deux années suivantes
  • Chez les femmes, une intervention chirurgicale est recommandée dès 4,5 cm

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Autres facteurs influant sur la décision chirurgicale

La pertinence d'une intervention chirurgicale ne dépend pas seulement de la taille, mais aussi de la situation individuelle :

  • Patients plus jeunes et personnes sans comorbidités graves : une intervention chirurgicale est plus souvent recommandée
  • Patients âgés présentant des antécédents médicaux : un suivi étroit est souvent plus judicieux
  • Augmentation rapide de la taille (> 4 mm par an) → indication chirurgicale urgente
  • Signes de rupture (douleurs abdominales soudaines, état de choc) → une intervention chirurgicale immédiate peut sauver la vie

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Symptômes d'une rupture imminente

  • Douleurs abdominales intenses
  • Douleurs dorsales irradiant vers le flanc ou le bassin
  • État de choc dû à une hémorragie massive → entraîne une défaillance circulatoire en l'absence de traitement

Méthodes chirurgicales : chirurgie ouverte vs endoprothèse vasculaire

Il existe deux méthodes chirurgicales établies pour le traitement d'un anévrisme de l'aorte abdominale : la chirurgie ouverte classique et le traitement endovasculaire mini-invasif de l'anévrisme (EVAR) avec endoprothèse. Le choix de la méthode dépend de la taille, de la localisation et de la forme de l'anévrisme, ainsi que des facteurs de risque individuels.

Chirurgie ouverte

  • Lors d'une chirurgie conventionnelle ou ouverte, l'abdomen est ouvert chirurgicalement.
  • L'aorte est clampée au-dessus et en dessous de l'anévrisme, le segment vasculaire atteint est retiré et remplacé par une prothèse vasculaire.
  • Avantage : traitement durable et stable.
  • Inconvénient : intervention chirurgicale importante avec une phase de convalescence prolongée, hospitalisation souvent de 7 à 10 jours.

Traitement endovasculaire de l'anévrisme (EVAR)

  • Procédure mini-invasive consistant à introduire un cathéter par les artères fémorales.
  • Une prothèse stent est avancée dans l'aorte et y est placée, de sorte que l'anévrisme est traité de l'intérieur.
  • Avantage : incisions nettement plus petites, hospitalisation plus courte (généralement 3 à 5 jours), moins de stress pour les patients à risque.
  • Inconvénient : techniquement impossible dans certains cas, contrôles réguliers par tomodensitométrie nécessaires.

Comparaison des méthodes chirurgicales

Méthode Procédure Avantages Inconvénients Hospitalisation
Chirurgie à ciel ouvert Ouverture de la cavité abdominale, clampage de l'aorte, remplacement de la partie malade par une prothèse vasculaire Solution très stable et durable Intervention plus importante, convalescence plus longue, risque accru chez les patients âgés 7 à 10 jours
Chirurgie endovasculaire (EVAR) Mise en place d'une prothèse endovasculaire via un cathéter, traitement de l'anévrisme par voie interne Procédure peu invasive, temps de récupération plus court, souvent adaptée aux patients à risque Suivi régulier nécessaire, pas possible dans tous les cas 3 à 5 jours

Déroulement de l'opération d'un anévrisme de l'aorte abdominale

Le déroulement d’une opération d’anévrisme de l’aorte abdominale dépend fortement de la méthode choisie et de la taille de l’anévrisme. En fonction de la taille et de la localisation, les médecins décident si le patient doit subir une opération ouverte ou si une procédure endovasculaire est possible. Dans certains cas, l’approche mini-invasive n’est pas possible, ce qui rend nécessaire une chirurgie ouverte. L’intervention est réalisée dans un centre hospitalier spécialisé de soins intensifs. Le choix entre chirurgie ouverte et endovasculaire dépend de la taille et de la localisation de l’anévrisme

Étapes de l'opération à ciel ouvert

  1. Ouverture de la cavité abdominale dans un centre hospitalier de soins intensifs.

  2. L'artère concernée (aorte abdominale) est clampée au-dessus et en dessous de l'anévrisme.

  3. La partie malade du vaisseau est retirée et remplacée par la suture d'une prothèse.

  4. La prothèse vasculaire reprend la fonction de l'aorte et empêche une nouvelle rupture.

Une chirurgie ouverte est considérée comme particulièrement stable, mais il s'agit d'une intervention chirurgicale majeure.

Étapes de la chirurgie endovasculaire (EVAR)

  1. Un cathéter est introduit dans l'aorte via les artères de l'aine.

  2. Une prothèse stent est placée à l'endroit concerné et referme l'anévrisme de l'intérieur.

  3. Cela permet de soulager la paroi vasculaire sans qu'il soit nécessaire de retirer l'anévrisme.

  4. Cette procédure convient souvent aux patients à risque ou aux personnes âgées, mais elle n'est pas applicable dans toutes les configurations anatomiques, notamment pour des raisons techniques.

Après l'intervention : surveillance en soins intensifs

Immédiatement après l'opération, une surveillance en soins intensifs est mise en place afin de contrôler la tension artérielle, la fonction cardiaque et la circulation sanguine dans les jambes.

  • En cas de chirurgie ouverte, la durée d'hospitalisation est généralement de 7 à 10 jours, y compris un court séjour en soins intensifs.
  • En cas d’EVAR, la durée d’hospitalisation n’est souvent que de 3 à 5 jours.
  • Dans les deux cas, la surveillance postopératoire en soins intensifs dure au moins 24 heures.

Chirurgie préventive

Si un anévrisme est détecté à un stade précoce et qu'il mesure environ 5 cm ou plus, les médecins recommandent souvent une intervention chirurgicale préventive, avant même qu'une rupture ne se produise. Chez les femmes, on opère souvent dès un diamètre de 4,5 cm, car le risque de rupture y est plus élevé que chez les hommes, bien que les femmes présentent un risque plus faible de développer un anévrisme.

Constatations particulières

Dans certains cas, on observe lors de l'opération des dépôts de caillots sanguins à l'intérieur de l'anévrisme. Ceux-ci peuvent perturber davantage la circulation sanguine et sont retirés lors de l'opération ou contournés à l'aide d'une prothèse vasculaire.

Risques et complications possibles de l'intervention

Comme toute intervention chirurgicale majeure, l'opération d'un anévrisme de l'aorte abdominale n'est pas sans risques. Le type d'intervention – qu'il s'agisse d'une chirurgie ouverte ou d'une endoprothèse vasculaire – influe sur les complications possibles et sur le niveau de risque.

Complications possibles lors d'une chirurgie ouverte

  • Hémorragies pendant ou après l'intervention
  • Infections au niveau de la plaie ou de la prothèse vasculaire implantée
  • Thromboses et embolies en cas de formation de caillots sanguins
  • Troubles de la fonction intestinale ou rénale dus à une interruption temporaire de la circulation sanguine
  • Prolongation de la phase de guérison due à l'importante incision chirurgicale

Complications possibles avec l'EVAR (endoprothèse)

  • Fuites (endofuites) : le sang continue de s'écouler dans l'anévrisme
  • Déplacement ou pliage de la endoprothèse → nouvelle intervention nécessaire
  • Nécessité de contrôles réguliers par tomodensitométrie, car le risque de complications tardives est plus élevé
  • Plus rarement : infections ou lésions des artères de l'aine

Risques généraux liés aux deux procédures

  • Complications cardiovasculaires telles qu'un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral (notamment chez les patients à risque)
  • Risques liés à l'anesthésie – en fonction de l'âge, des comorbidités et de l'état général
  • Gonflements ou ecchymoses au niveau de la zone opératoire
  • Malgré tous les progrès réalisés : une rupture pendant ou après l'opération est possible dans de rares cas

Important pour les patients

  • Le risque lié à l'opération doit toujours être mis en balance avec le risque de rupture.
  • En cas d'anévrismes volumineux ou à croissance rapide, les avantages d'une intervention chirurgicale préventive l'emportent dans la plupart des cas.
  • La décision est prise au cas par cas à l'hôpital par des chirurgiens vasculaires spécialisés.

Suivi et hospitalisation après l'opération

Après une opération d'un anévrisme de l'aorte abdominale, un suivi minutieux est essentiel pour détecter précocement les complications et favoriser la guérison. La surveillance postopératoire dure au moins 24 heures en soins intensifs. La durée totale de l'hospitalisation est de 7 à 14 jours pour une chirurgie ouverte et de 3 à 5 jours pour une EVAR.

Suivi immédiat

  • Immédiatement après l'opération, une surveillance en soins intensifs est mise en place.
  • Le séjour en soins intensifs dure généralement 1 à 2 jours, en fonction de l'ampleur de l'intervention et de l'état général du patient.
  • La surveillance porte notamment sur la fonction cardiovasculaire, la fonction rénale et la circulation sanguine au niveau de la prothèse vasculaire.

Hospitalisation

  • Après la surveillance intensive, le patient est transféré dans un service hospitalier standard.
  • La durée totale de l'hospitalisation est comprise entre 7 et 14 jours en cas de chirurgie ouverte.
  • En cas de pose d'une prothèse endovasculaire (EVAR), l'hospitalisation est généralement nettement plus courte (3 à 5 jours).
  • L'objectif est la mobilisation progressive, le traitement de la douleur et le contrôle de la cicatrisation.

Suivi à long terme

  • Après une chirurgie ouverte, une échographie régulière de l'aorte est nécessaire pour vérifier la position et le bon fonctionnement de la prothèse vasculaire implantée.
  • Après une EVAR, des contrôles réguliers par tomodensitométrie doivent également être effectués, car des endofuites ou un déplacement de la endoprothèse peuvent survenir.
  • Les patients doivent faire traiter systématiquement les facteurs de risque tels que l'hypertension, le tabagisme ou l'hyperlipidémie afin de réduire le risque de nouveaux problèmes vasculaires.

Résumé pour les patients

  • Selon la méthode utilisée, l'intervention et l'hospitalisation durent entre quelques jours et deux semaines.
  • Une brève surveillance en soins intensifs est la norme afin d'exclure d'éventuelles complications précoces.
  • Un suivi rigoureux par imagerie (échographie, scanner) est indispensable, car le risque de complications tardives ne peut jamais être totalement exclu.

Pronostic et vie après une opération d'anévrisme de l'aorte abdominale

Le pronostic après une opération d'anévrisme de l'aorte abdominale dépend fortement de la situation initiale, de l'âge et des comorbidités. Bien que les femmes présentent un risque plus faible de développer un anévrisme, le risque de rupture est nettement plus élevé que chez les hommes.

Différences selon le sexe et facteurs de risque

  • Les hommes de plus de 65 ans sont les plus touchés, c'est pourquoi les programmes de dépistage sont particulièrement recommandés dans ce groupe.
  • Les femmes présentent un risque plus faible de développer un anévrisme de l'aorte abdominale, mais le risque de rupture est nettement plus élevé que chez les hommes pour un anévrisme de taille équivalente.
  • Les principaux facteurs de risque sont le tabagisme, l'hypertension artérielle, le diabète sucré, l'artériosclérose et les antécédents familiaux.

Après l'opération

  • Après une opération réussie, l'espérance de vie peut être considérablement améliorée, car le risque de rupture est minimisé.
  • Un suivi régulier est toutefois essentiel pour détecter précocement des complications telles que la formation de caillots sanguins, des infections de la prothèse ou des endofuites.
  • La plupart des patients peuvent reprendre une activité normale après leur convalescence, mais doivent rester attentifs aux signes d'alerte physiques tels que des douleurs ou un gonflement au niveau de l'abdomen.

Mode de vie et prévention

  • Une alimentation saine, l'activité physique et l'arrêt du tabac réduisent le risque de développer d'autres maladies vasculaires.
  • Les médecins recommandent de bien contrôler en permanence le taux de lipides sanguins et la tension artérielle.
  • Des échographies ou des tomodensitométries régulières permettent de s'assurer que la prothèse ou le stent implanté reste stable.

Résumé pour les patients

  • Après l'opération, le pronostic est généralement favorable si le suivi est rigoureux.
  • Les hommes sont plus souvent touchés ; à taille d'anévrisme égale, les femmes présentent un risque plus élevé de rupture.
  • Un mode de vie sain et des contrôles réguliers sont essentiels pour garantir un résultat stable à long terme.

Quel hôpital pratique une opération d'anévrisme aortique ?

L'opération d'un anévrisme de l'aorte abdominale ne doit être pratiquée que par des chirurgiens vasculaires expérimentés.

Exigences envers l'établissement

  • Le traitement doit être effectué dans un centre hospitalier de soins intensifs ou un centre vasculaire universitaire.
  • Il est important que l'établissement soit agréé par le Service médical des caisses d'assurance maladie (MDK) afin de garantir la haute qualité des soins.
  • Seuls ces établissements disposent des structures nécessaires, telles qu'une collaboration interdisciplinaire (chirurgie vasculaire, radiologie, cardiologie, anesthésie) et une prise en charge en soins intensifs après l'intervention.

Différentes techniques chirurgicales

  • La chirurgie ouverte ainsi que le traitement endovasculaire de l'anévrisme (EVAR) avec endoprothèse sont proposés dans des centres spécialisés.
  • La possibilité de pratiquer une chirurgie ouverte ou un traitement mini-invasif dépend de la taille et de la localisation de l'anévrisme, ainsi que des facteurs de risque individuels.
  • Dans certains cas, une intervention par cathéter n'est pas possible ; il faut alors exposer chirurgicalement l'aorte et la remplacer par la pose d'une prothèse.

Hospitalisation

  • Après une opération d'anévrisme de l'aorte abdominale, la durée d'hospitalisation varie, selon la méthode utilisée, de quelques jours (pour l'EVAR) à deux semaines (pour la chirurgie ouverte).
  • Immédiatement après l'opération, une surveillance en soins intensifs est mise en place afin de contrôler la circulation sanguine, la fonction rénale et la prothèse vasculaire.

FAQ sur l'opération d'un anévrisme de l'aorte abdominale

Quelle est la dangerosité d'une opération de l'aorte abdominale ?
Une opération d'anévrisme de l'aorte abdominale est une intervention chirurgicale majeure. Le risque dépend du diamètre et de la taille de l'anévrisme, des comorbidités et de la méthode chirurgicale choisie. En cas de rupture imminente, l'opération est vitale, mais comporte un risque plus élevé de complications. Pour les interventions programmées (chirurgie préventive), les chances de succès sont nettement meilleures.

Que signifie « repair of abdominal aortic aneurysm » ?
Le terme technique anglais « repair of abdominal aortic aneurysm » désigne le traitement chirurgical d'un anévrisme de l'aorte abdominale, qu'il s'agisse d'une chirurgie ouverte ou d'une intervention endovasculaire avec pose d'une endoprothèse.

Quelle est l'espérance de vie après une opération d'anévrisme aortique ?
L'espérance de vie après une opération d'anévrisme de l'aorte abdominale dépend fortement de l'état de santé général et d'un suivi régulier. Après l’implantation réussie d’une prothèse vasculaire ou d’une endoprothèse, de nombreux patients peuvent retrouver une espérance de vie normale, à condition que les facteurs de risque tels que l’artériosclérose ou les caillots sanguins soient traités.

Combien de temps dure une opération de l'aorte abdominale ?
La durée dépend de la méthode utilisée :

  • Chirurgie ouverte : environ 3 à 5 heures. L'aorte est clampée en amont et en aval, puis remplacée par la suture d'une prothèse.
  • Thérapie endovasculaire (EVAR) : généralement 1 à 2 heures, car un stent est mis en place de manière mini-invasive via les vaisseaux de l'aine.

Quelle est la durée d’hospitalisation après l’intervention ?
Après une chirurgie ouverte, la durée d’hospitalisation est généralement de 7 à 14 jours, y compris une brève période d’observation en soins intensifs après l’intervention. En cas d’EVAR, l’hospitalisation est plus courte – souvent seulement 3 à 5 jours.

Que se passe-t-il après une opération d’anévrisme ?
Après l’opération, des examens de contrôle réguliers par échographie ou tomodensitométrie sont nécessaires. En particulier dans le cas d’une prothèse stent, il faut vérifier qu’elle est correctement positionnée et qu’aucune fuite (endofuite) ne se produit. Du repos pendant les premières semaines, une reprise progressive de l'activité physique et une adaptation du mode de vie (par exemple, arrêt du tabac, activité physique, alimentation saine) sont essentiels pour un rétablissement stable.

Quels sont les symptômes d'un anévrisme de l'aorte abdominale ?
La plupart des anévrismes de l'aorte abdominale sont asymptomatiques et sont découverts par hasard lors d'examens. Des signes avant-coureurs peuvent être des douleurs dorsales persistantes, des douleurs abdominales ou une irradiation vers le flanc. Une crise douloureuse soudaine accompagnée d'un collapsus circulatoire indique une rupture et nécessite une intervention chirurgicale immédiate.

Comment diagnostique-t-on un anévrisme de l'aorte abdominale ?
Le diagnostic d'un anévrisme de l'aorte abdominale est d'abord posé par échographie. La tomodensitométrie ou l'IRM sont utilisées pour évaluer plus précisément le diamètre et la paroi vasculaire. Ces examens permettent de déterminer si une intervention chirurgicale est indiquée ou si des contrôles réguliers suffisent.