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Infertilité et stérilité : quand le désir d'enfant reste inassouvi

Rédaction de Leading Medicine Guide
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L'infertilité est un sujet complexe qui touche de nombreux couples qui souhaitent ardemment avoir un enfant, mais qui se heurtent à des obstacles inattendus. Mais que signifie exactement ce terme, en quoi diffère-t-il de la stérilité et comment faire face à ce défi sur le plan médical et émotionnel ?

Dans cet article spécialisé complet, vous trouverez un aperçu détaillé des causes de l'infertilité, des symptômes spécifiques chez la femme et chez l'homme, ainsi que des options thérapeutiques les plus modernes. Nous vous montrons également comment les médecins spécialisés répertoriés dans le Leading Medicine Guide peuvent vous aider à réaliser votre rêve d'avoir un enfant.

Codes CIM de cette maladie: N46
Les couples qui, malgré leurs efforts, ne parviennent pas à avoir d'enfant pendant une longue période souffrent souvent d'un trouble de la fertilité pouvant avoir différentes causes. L'infertilité féminine comme l'infertilité masculine peuvent être à l'origine de ce désir d'enfant inassouvi. Ce n'est qu'après avoir écarté d'autres causes et obtenu un diagnostic précis établi par des spécialistes que des traitements ciblés peuvent être mis en place pour remédier à l'absence de grossesse.

Aperçu des articles

Définition : quelle est la différence entre l'infertilité et la stérilité ?

Dans le langage courant, les termes « infertilité » et « stérilité » sont souvent utilisés comme synonymes, mais d'un point de vue médical, il existe de subtiles différences, notamment dans l'espace germanophone par rapport à la littérature spécialisée anglaise (Infertility).

Selon la définition de l'OMS, on parle d'infertilité lorsqu'un couple ne parvient pas à concevoir après un an de rapports sexuels réguliers et non protégés.

  • Stérilité : désigne généralement l'incapacité absolue de procréer (chez l'homme) ou de concevoir (chez la femme). Il n'y a pas de fécondation.
  • Infertilité : au sens médical strict, cela signifie souvent qu’une femme peut certes tomber enceinte, mais qu’elle ne peut pas mener la grossesse à terme jusqu’à la viabilité de l’enfant (par exemple en raison de fausses couches à répétition).

Dans la pratique et dans cet article, nous utilisons ces termes – tout comme l’OMS – de manière générale pour désigner l’absence involontaire d’enfant. Il est important de comprendre que cela ne doit pas nécessairement être un destin inéluctable. Souvent, des troubles traitables en sont à l’origine.

infertilität

De l'espoir pour les couples en quête d'un enfant : un accompagnement bienveillant et la médecine reproductive moderne ouvrent de nouvelles perspectives.

Infertilité chez la femme : causes et facteurs de risque

L'infertilité chez la femme peut avoir de multiples causes. Celles-ci vont des déséquilibres hormonaux aux obstacles organiques.

Troubles hormonaux et syndrome des ovaires polykystiques

L'une des causes les plus fréquentes est un déséquilibre hormonal. Pour qu'une grossesse puisse survenir, le cycle doit se dérouler normalement et l'ovulation doit avoir lieu. Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est un tableau clinique très répandu. Il s'accompagne souvent d'une hyperandrogénie (excès d'hormones mâles), ce qui empêche les follicules d'arriver à maturité et entraîne l'absence d'ovulation. Les femmes le remarquent souvent par des règles très irrégulières ou absentes. Pour le diagnostic et le traitement de ces causes hormonales, il convient de s'adresser à des spécialistes en gynécologie et en endocrinologie.

Causes organiques : endométriose et altérations des trompes de Fallope

Outre les hormones, les organes jouent un rôle central.

  • Endométriose : dans cette maladie douloureuse, la muqueuse utérine se développe en dehors de l'utérus. Ces foyers peuvent entraîner des adhérences et altérer le fonctionnement des trompes de Fallope ou des ovaires. Vous trouverez plus d'informations auprès de nos experts en endométriose.
  • Trompes de Fallope obstruées : à la suite d'inflammations (par exemple dues à une infection à chlamydia), les trompes de Fallope peuvent se coller. L'ovule ne peut alors plus migrer vers l'utérus et le spermatozoïde ne peut pas l'atteindre.
  • Problèmes utérins : des polypes dans l'utérus ou des myomes peuvent empêcher la nidation de l'embryon. Des malformations de l'utérus peuvent également en être la cause.

L'âge de la femme

La fertilité de la femme diminue lentement à partir de 30 ans et de manière très rapide à partir de 35 ans. La qualité des ovocytes (ovules) diminue, ce qui augmente le risque de anomalies génétiques et de fausses couches. Il s'agit d'un processus naturel qui doit toujours être pris en compte dans le cadre d'un traitement de la fertilité (« Human Reproduction »).

Causes de l'infertilité masculine

Pendant longtemps, la femme a été au centre des traitements de la fertilité. Aujourd’hui, nous savons que dans environ 30 à 40 % des cas, les causes sont uniquement masculines, et dans 20 % des cas supplémentaires, les deux partenaires sont concernés. L’infertilité masculine est souvent détectée tardivement, car elle ne provoque généralement pas de douleurs.

Qualité du sperme et azoospermie

Le spermogramme est l'outil de diagnostic principal. Il permet de vérifier si le nombre de spermatozoïdes est suffisant, si ceux-ci sont suffisamment mobiles et s'ils ont une forme normale.

  • Syndrome d'OAT : nombre insuffisant de spermatozoïdes, spermatozoïdes trop immobiles et malformés.
  • Azoospermie : aucun spermatozoïde n'est détecté dans le liquide séminal. Cela peut être dû à une obstruction des canaux déférents ou à un trouble de la production de spermatozoïdes dans les testicules.

Une consultation chez un urologue ou un andrologue permettra d'y voir plus clair.

Causes génétiques et mode de vie

Une cause génétique peut également être en cause (par exemple, le syndrome de Klinefelter). Une cryptorchidie traitée trop tardivement pendant l'enfance peut également endommager de manière irréversible le tissu testiculaire. De plus, le mode de vie influence la fertilité : le tabagisme, le surpoids, la consommation de drogues et les stéroïdes anabolisants nuisent considérablement à la qualité du sperme. Une chaleur excessive (sièges chauffants, bains chauds) peut également avoir un effet négatif sur les testicules.

Diagnostic : à la recherche des causes

Lorsque le désir d'enfant reste inassouvi, les couples devraient se faire examiner ensemble. Le diagnostic comprend :

  1. Anamnèse : questions sur les antécédents médicaux, les infections, le mode de vie et la fréquence des rapports sexuels.

  2. Suivi du cycle : à l'aide d'échographies et de prises de sang, on vérifie chez la femme si les follicules mûrissent et si l'ovulation a lieu.

  3. Spermiogramme : analyse de la fertilité masculine.

  4. Contrôle de la perméabilité des trompes : souvent réalisé par échographie avec produit de contraste ou par laparoscopie, afin d'exclure une endométriose ou des adhérences.

  5. Génétique : en cas de suspicion d'anomalies chromosomiques ou de fausses couches à répétition.

Des spécialistes en médecine reproductive coordonnent ces étapes afin de déterminer la cause individuelle de l'infertilité.

Options de traitement : les voies vers l'enfant désiré

Selon le diagnostic, il existe aujourd’hui des traitements très efficaces. Parfois, l’optimisation du mode de vie ou une légère stimulation hormonale (« gestion du cycle ») suffit pour déclencher l’ovulation et déterminer le moment propice aux rapports sexuels.

En cas de troubles plus graves, la médecine reproductive moderne intervient :

Insémination

Si les spermatozoïdes sont un peu lents ou si le col de l'utérus est fermé, les spermatozoïdes préparés du partenaire peuvent être introduits directement dans la cavité utérine. Cela augmente les chances que le spermatozoïde et l'ovule se rencontrent.

FIV (fécondation in vitro)

Dans le cadre de la « fécondation in vitro » classique, plusieurs ovules sont prélevés après une stimulation hormonale et mis en contact avec les spermatozoïdes dans une solution nutritive. Si la fécondation a lieu, l'embryon est réimplanté dans l'utérus après quelques jours. Cette méthode est souvent utilisée lorsque les trompes de Fallope sont obstruées.

ICSI (injection intracytoplasmique de spermatozoïdes)

L'ICSI est une extension de la FIV et a révolutionné le traitement de l'infertilité masculine. Elle consiste à injecter un seul spermatozoïde directement dans le cytoplasme de l'ovule. Cela permet souvent aux hommes présentant un spermogramme très défavorable, voire aux hommes atteints d'azoospermie (lorsque les spermatozoïdes sont prélevés chirurgicalement dans les testicules, TESE), de concevoir un enfant génétiquement leur.

Traitement préalable à une procréation médicalement assistée

Il est souvent judicieux de traiter les problèmes organiques avant une insémination artificielle. Les myomes, les polypes ou les foyers d'endométriose prononcés doivent, le cas échéant, être traités chirurgicalement afin de maximiser les chances de fécondation et de nidation.

Évolution et pronostic

Le diagnostic d’« infertilité » est d’abord un choc pour de nombreux couples. Mais grâce à la médecine de pointe, le pronostic est aujourd’hui meilleur que jamais. Le facteur temps est important : comme la réserve ovarienne (le stock d’ovocytes) diminue avec l’âge, les couples ne devraient pas attendre trop longtemps. Chez les femmes de moins de 35 ans, les chances de succès par tentative de FIV/ICSI sont d’environ 30 à 40 %. Cumulativement, c’est-à-dire après plusieurs tentatives, la plupart des couples parviennent à concevoir.

Les mêmes principes diagnostiques et thérapeutiques s'appliquent également en cas d'infertilité secondaire (lorsqu'un enfant est déjà né, mais que la deuxième grossesse ne se concrétise pas).

Conclusion

L'infertilité n'est pas une impasse. Qu'il s'agisse de troubles hormonaux, du syndrome des ovaires polykystiques, d'endométriose ou d'une qualité de sperme réduite chez l'homme, il existe aujourd'hui des approches thérapeutiques spécialisées pour presque toutes les causes possibles. Une approche ouverte du sujet, un diagnostic précoce et un accompagnement par des experts expérimentés sont les étapes les plus importantes pour que le rêve d’avoir un enfant ne reste pas un rêve.

FAQ Questions fréquentes sur l'infertilité 

À partir de quand parle-t-on d’une infertilité nécessitant un traitement ?

Sur le plan médical, on parle d’infertilité lorsqu’aucune grossesse n’est obtenue malgré des rapports sexuels réguliers et non protégés pendant plus d’un an. Pour les femmes de plus de 35 ans, il est recommandé de consulter un spécialiste en gynécologie ou en médecine de la reproduction dès six mois. On distingue également si la stérilité est primaire (n'ayant jamais été enceinte) ou secondaire (après un accouchement antérieur).

Qui est « responsable » : est-ce plutôt l'homme ou la femme ?

La question de la « responsabilité » n’est pas pertinente d’un point de vue médical, car il s’agit souvent d’une interaction entre les deux partenaires. Statistiquement, la cause unique de l’infertilité se retrouve à parts égales chez l’homme et chez la femme. Chez la femme, ce sont souvent des troubles hormonaux ou une obstruction des trompes de Fallope qui sont en cause, tandis que chez l’homme, c’est généralement une qualité de sperme insuffisante qui est à l’origine de l’infertilité. Un examen approfondi des deux partenaires est donc indispensable.

Quelles maladies peuvent entraîner une infertilité ?

Outre les déséquilibres hormonaux, des infections (par exemple la chlamydia) ou des problèmes anatomiques tels que l'endométriose peuvent entraîner une infertilité. Les oreillons contractés à l'âge adulte peuvent également endommager le tissu testiculaire chez les hommes. Les personnes souffrant de maladies chroniques telles que le diabète ou des troubles thyroïdiens présentent également un risque accru de difficultés à concevoir.

Existe-t-il des symptômes indiquant une infertilité ?

Le principal symptôme est l'absence de grossesse. D'autres symptômes peuvent toutefois fournir des indications précieuses : chez les femmes, des règles très douloureuses ou irrégulières indiquent souvent des troubles du cycle. Les hommes présentent rarement des symptômes perceptibles, mais des douleurs ou des gonflements au niveau des testicules peuvent parfois survenir. Il est conseillé aux couples infertiles de mentionner impérativement ces symptômes associés lors de la consultation médicale.

Mon mode de vie peut-il entraîner une infertilité ?

Oui, le mode de vie a une grande influence. Un surpoids ou une insuffisance pondérale importants, le tabagisme, une consommation excessive d’alcool et le stress peuvent entraîner une infertilité. Une adaptation des habitudes de vie est souvent la première étape du traitement de l’infertilité et peut améliorer considérablement les chances d’une conception naturelle.

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