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Nystagmus : les tremblements oculaires comme symptôme – Traitement des troubles du mouvement oculaire

Rédaction de Leading Medicine Guide
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Le nystagmus est souvent très pénible pour les personnes qui en souffrent, car ces mouvements oculaires involontaires peuvent compliquer la vision au quotidien et limiter considérablement la vision des patients.

Vous trouverez ci-dessous des informations concises et scientifiquement fondées sur le nystagmus, ses formes, ses causes possibles, les symptômes, le diagnostic, le traitement et les interlocuteurs spécialisés.

Codes CIM de cette maladie: H55

Aperçu rapide :

Le nystagmus désigne un tremblement oculaire incontrôlé et récurrent. Ce symptôme peut être congénital ou acquis au cours de la vie. Selon sa cause, le nystagmus peut être bénin, physiologique ou nécessiter un traitement. Il existe aujourd’hui différentes méthodes diagnostiques et thérapeutiques pour les personnes atteintes de nystagmus. Dans de nombreux cas, il est possible de réduire considérablement les désagréments liés à ce tremblement oculaire.

Aperçu des articles

Définition et formes du nystagmus

Le nystagmus fait partie des pathologies les plus courantes en ophtalmologie

En médecine, on entend par nystagmus un mouvement rythmique des yeux, dans lequel les deux yeux ne restent pas fixés de manière stable sur un point. Ces mouvements oculaires involontaires entraînent des déplacements répétés du regard. On observe généralement que les yeux dérivent lentement dans une direction, puis reviennent rapidement en arrière.

Dans le langage courant, on parle souvent de « tremblement des yeux ». Le nystagmus fait partie des troubles du mouvement oculaire et peut altérer la fixation du regard, la position de la pupille et l'acuité visuelle.

Les yeux ne bougent pas de manière aléatoire, mais selon un schéma caractéristique. Il existe différentes formes de nystagmus. Le nystagmus horizontal est particulièrement fréquent, tandis que les formes verticales ou rotatoires sont plus rares.

Parmi les formes de nystagmus, on trouve les formes par à-coups et le nystagmus pendulaire.

Sur le plan médical, on distingue également les formes congénitales du nystagmus et celles acquises au cours de la vie.

Un nystagmus congénital (ou nystagmus inné) apparaît souvent au cours de la première année de vie. On parle alors également de nystagmus infantile. Il existe par ailleurs des formes qui apparaissent plus tardivement, comme le nystagmus acquis. Un autre type de nystagmus est le nystagmus latent, ou nystagmus latent manifeste, qui peut notamment être associé au strabisme (luet).

Les médecins distinguent également le nystagmus physiologique, comme le nystagmus optokinétique, des formes pathologiques dans lesquelles un nystagmus pathologique peut indiquer une maladie sous-jacente.

Optokinetic nystagmus
Nystagmus optocinétique

Causes et facteurs de risque du tremblement oculaire

Le nystagmus peut avoir différentes causes. La cause du nystagmus peut se situer au niveau du système visuel, de l'organe de l'équilibre ou du cerveau. En conséquence, différentes causes peuvent déclencher ou provoquer un nystagmus.

Les formes précoces ont souvent des origines développementales ou génétiques. Un nystagmus congénital peut par exemple être associé à l'albinisme. Des troubles visuels précoces favorisent également parfois l'apparition d'un nystagmus congénital.

Dans de nombreux cas, le nystagmus est souvent déjà visible chez le nourrisson ou le jeune enfant. Si le nystagmus n'apparaît que plus tard, il faut toujours envisager une maladie neurologique. Les altérations du tronc cérébral et du cervelet sont particulièrement importantes, car ces structures contrôlent les mouvements oculaires essentiels. Une lésion du tronc cérébral ou du cervelet peut donc provoquer un nystagmus pathologique. D'autres altérations centrales jouent également un rôle. Dans ce contexte, on parle également de troubles centraux des mouvements oculaires.

Les troubles de l'organe de l'équilibre constituent un autre groupe important. Un trouble d'origine vestibulaire peut provoquer un nystagmus lorsque les signaux provenant de l'oreille interne sont mal traités. Le nystagmus vestibulaire s'accompagne souvent de vertiges. Ces processus peuvent avoir une origine périphérique (au niveau de l'organe vestibulaire) ou centrale. Cette distinction est particulièrement importante sur le plan diagnostique. Par ailleurs, des maladies inflammatoires, des troubles circulatoires, des médicaments ou des intoxications peuvent favoriser l'apparition d'un nystagmus. La sclérose en plaques est également une cause connue. Globalement, le nystagmus peut donc résulter de facteurs neurologiques ou ophtalmologiques très divers.

Symptômes

Le symptôme principal du nystagmus est un tremblement oculaire visible ou perçu subjectivement. Les personnes concernées décrivent souvent que les images tremblent ou ne semblent pas stables. Les mouvements oculaires sont incontrôlés. Les yeux se déplacent de manière rythmique selon une séquence répétitive, ce qui rend difficile la fixation d'un point.

L'intensité des troubles dépend de la cause et de la forme du nystagmus. Chez certains patients, c'est surtout l'acuité visuelle qui est réduite, tandis que d'autres remarquent que l'œil a plus de mal à fixer les objets ou que l'image n'est pas stable. En particulier dans le cas d'un nystagmus directionnel, les personnes concernées cherchent souvent une position de la tête et du regard dans laquelle les tremblements s'atténuent.

Il n'est pas rare que le nystagmus s'accompagne de symptômes supplémentaires. D'autres symptômes peuvent inclure une instabilité lors de la marche, des nausées ou des difficultés d'orientation. Lorsque le nystagmus a une origine vestibulaire ou neurologique, il peut affecter l'équilibre et la coordination. Pour les personnes atteintes de nystagmus, cela peut considérablement compliquer la vie quotidienne.

Les méthodes de diagnostic

En cas d'apparition d'un nystagmus, un examen médical approfondi doit être réalisé. Dans un premier temps, le médecin établit une anamnèse précise. Il s'agit de déterminer depuis quand le nystagmus est présent, s'il est congénital ou acquis, s'il existe des antécédents familiaux et si des comorbidités sont connues. Il est également important de déterminer dans quelle direction du regard le tremblement s'intensifie. Lors de l'examen, les résultats sont d'abord évalués cliniquement.

L'ophtalmologue ou le neurologue observe les mouvements oculaires, la direction des battements, la fréquence et les conditions dans lesquelles le nystagmus se manifeste. Cela permet souvent d'évaluer s'il s'agit plutôt d'un facteur déclenchant périphérique ou central.

L'examen à l'aide des lunettes de Frenzel a fait ses preuves : elles agrandissent optiquement les yeux tout en rendant la fixation nette plus difficile, ce qui permet de mieux observer le nystagmus. De plus, l'électronystagmographie permet d'enregistrer objectivement les mouvements oculaires. Ces méthodes aident à mieux cerner les causes du tremblement oculaire.

En cas de suspicion d'une cause centrale, d'autres examens neurologiques et des techniques d'imagerie sont réalisés. Un diagnostic rapide est particulièrement important en cas d'indices d'atteinte du tronc cérébral et du cervelet. Des sources spécialisées, telles que le « Deutsches Ärzteblatt », soulignent également que l'évaluation doit toujours s'inscrire dans le contexte clinique global. Le diagnostic doit donc être classé à la fois sur le plan clinique et en fonction de la cause.

Comment traite-t-on le nystagmus ?

Comme dans tout domaine médical, le diagnostic du médecin est déterminant. Le traitement du nystagmus dépend du type spécifique, de la gravité et de la cause du tremblement oculaire, ainsi que des méthodes de compensation existantes.

Le patient peut, par exemple, compenser et atténuer les tremblements oculaires en modifiant la position de sa tête. L'objectif thérapeutique est avant tout d'améliorer l'acuité visuelle du patient. Il existe de nombreuses méthodes de traitement à cet effet.

  • Traitement médicamenteux du nystagmus

Dans le cadre d'un traitement médicamenteux, le médecin prescrit de préférence de la mémantine ou de la gabapentine.

En Europe et aux États-Unis, les médecins utilisent généralement la mémantine pour traiter les démences.

Ce médicament est également utilisé dans le traitement de la maladie de Parkinson. Les effets secondaires de la mémantine sont les maux de tête, les nausées, les vertiges, la fatigue, les vomissements et la confusion.

Les médecins utilisent la gabapentine pour traiter les douleurs du système nerveux périphérique ou l'épilepsie. Il est important que le patient ne consomme ni alcool ni morphine, car cela peut entraîner de graves effets indésirables.

L'avis des experts sur le traitement médicamenteux du nystagmus est plutôt controversé. Certains chercheurs et médecins doutent de l'efficacité de ces médicaments pour traiter les tremblements oculaires.

Le traitement chirurgical, en revanche, est beaucoup plus courant et est utilisé pour certaines formes de la maladie.

  • Procédure chirurgicale du nystagmus

Chez environ 50 % des patients, les médecins peuvent réduire le nystagmus congénital par des mesures chirurgicales. Grâce à des examens préliminaires spécifiques, les experts déterminent la technique chirurgicale appropriée.

Il faut déterminer si le patient présente moins de tremblements oculaires dans une certaine position de la tête et s'il existe une posture de la tête forcée.

De plus, les médecins doivent déterminer si le patient perçoit mieux les objets de près ou de loin. Sur la base de ces informations, le spécialiste peut choisir entre deux techniques chirurgicales courantes.

  • Réduction des tremblements oculaires

Une technique consiste à réduire l'intensité du nystagmus. Cela peut se faire, par exemple, par une ou plusieurs interventions chirurgicales sur les muscles oculaires ou par une injection de toxine botulique (Botox). La toxine botulique est une neurotoxine très puissante utilisée en médecine depuis les années 1980. Outre son utilisation en chirurgie esthétique pour réduire les rides, le Botox peut également constituer une alternative aux interventions chirurgicales des muscles oculaires.

Le traitement à la toxine botulique présente toutefois deux inconvénients majeurs :

  • d'une part, l'effet de la neurotoxine s'estompe après un certain temps et ne conduit pas à des résultats durables.
  • D'autre part, le Botox est difficile à doser, ce qui est particulièrement dangereux lors du traitement de la région sensible des yeux.

C'est pourquoi les médecins préfèrent traiter le nystagmus par chirurgie.

Botox-Behandlung bei NystagmusLe Botox peut réduire les mouvements oculaires incontrôlés liés au nystagmus, bien que les résultats ne durent pas longtemps @ Oleksandr /AdobeStock

  • Renforcer les mécanismes de compensation

L'autre procédure chirurgicale vise à renforcer les mécanismes de compensation du patient face au tremblement oculaire. Il s'agit de déterminer quelles mesures de compensation (par exemple, une modification de la position de la tête) permettent au patient de minimiser son tremblement oculaire individuel.

Certains patients présentent un tremblement oculaire moins prononcé lorsqu'ils regardent sur le côté. Le médecin exploite cet effet en déplaçant les yeux lors de l'opération, de sorte que le tremblement oculaire cesse lorsque le patient regarde droit devant lui. Cette méthode est également appelée « déplacement parallèle selon Kestenbaum ».

Voici comment se déroule l'intervention :

  1. Dans un premier temps, le patient est anesthésié. Il s'agit généralement d'une anesthésie générale. Une anesthésie locale est également possible à la demande du patient.
  2. Pour préparer cette opération, le médecin tourne la tête du patient vers la gauche et oriente les deux yeux vers la droite.
  3. Le médecin fixe les globes oculaires afin que certains muscles oculaires externes se rétractent.
  4. Il procède ensuite à l'ablation chirurgicale d'autres muscles oculaires externes.

Certains patients rapportent en revanche un tremblement oculaire moins intense en vision de près, c'est-à-dire lorsqu'ils regardent des objets situés à proximité immédiate. Le médecin parle dans ce cas de « stabilisation du nystagmus par convergence ».

Cette forme de nystagmus peut également être très bien traitée chirurgicalement. L'objectif de cette intervention chirurgicale est de réduire les tremblements oculaires, déjà atténués en vision de près, également en vision de loin.

La technique chirurgicale privilégiée est la divergence artificielle selon Cüppers. Le médecin recule alors certains muscles oculaires externes spécifiques.

Complications et risques liés aux interventions chirurgicales

Les yeux comptent parmi les organes sensoriels les plus importants de l'être humain. Ainsi, les complications potentielles survenant lors des opérations du nystagmus peuvent fortement influencer la qualité de vie du patient.

Si l'opération est pratiquée notamment sur les muscles oculaires externes obliques, des saignements plus importants peuvent survenir. Cela s'explique par la proximité d'un vaisseau sanguin veineux (appelé veine vortex ou veine tourbillonnaire).

Le médecin ne doit pas opérer trop de muscles oculaires externes en même temps afin de maintenir l'irrigation sanguine de ces muscles aussi constante que possible. C'est pourquoi il est recommandé de prévoir plusieurs rendez-vous chirurgicaux.

La section de plusieurs muscles oculaires peut nuire à l'irrigation sanguine des parties antérieures de l'œil.

Une infection de l'œil peut survenir comme effet secondaire du traitement.

En règle générale, les interventions chirurgicales visant à traiter le tremblement oculaire ne présentent toutefois que peu de risques. Les lésions oculaires permanentes, en particulier, sont très rares.

Avant l'opération, le patient doit avoir un entretien approfondi avec l'anesthésiste afin de bénéficier d'une anesthésie sans risque.

Si vous êtes allergique à certaines substances, vous devez en informer l'anesthésiste. Vous devez également avoir des attentes réalistes concernant l'opération.

Vous ne devez pas partir du principe que vous verrez nettement mieux après l'opération du nystagmus. La plupart des patients constatent toutefois que la vision est plus facile après l'opération.

Suivi du patient après une opération du nystagmus

En règle générale, les patients restent hospitalisés pendant quelques jours après l'opération. Cela permet au personnel hospitalier de soigner les plaies postopératoires de manière appropriée.

Les médecins peuvent ainsi surveiller le succès du traitement et détecter et traiter rapidement d'éventuelles complications et effets secondaires (par exemple, des inflammations).

Les patients qui optent pour une opération en ambulatoire peuvent rentrer chez eux après l'intervention. Ils doivent toutefois se présenter aux rendez-vous de contrôle pour les examens de suivi.

Évolution individuelle selon le type de nystagmus

L'évolution dépend essentiellement de la cause. Dans les formes précoces, le nystagmus persiste souvent de manière permanente, mais peut être partiellement compensé par une adaptation et des stratégies visuelles appropriées. Dans les formes acquises, c'est surtout la maladie sous-jacente qui détermine l'évolution future.

Si la cause est détectée et traitée précocement, l'état peut s'améliorer ou au moins se stabiliser. Dans d'autres cas, le nystagmus persiste de manière permanente. C'est précisément dans ces situations que les personnes concernées bénéficient d'un suivi par un spécialiste et de mesures adaptées à leur cas. Pour de nombreux patients, la vision, même si elle ne redevient pas normale après un traitement efficace, est nettement plus facile.

Quels sont les spécialistes du nystagmus ?

Les spécialistes à consulter pour le diagnostic et le traitement sont l'ophtalmologue, le neurologue ou l'ORL. La collaboration interdisciplinaire est particulièrement importante en cas de suspicion d'une cause centrale ou vestibulaire.

Les centres spécialisés peuvent évaluer plus précisément de quelle forme il s'agit et quel traitement est approprié. Cela est particulièrement important lorsque la maladie est d'apparition récente, qu'elle s'accompagne d'autres symptômes ou qu'elle limite fortement la fonction visuelle. Une consultation précoce chez un spécialiste améliore les chances d'un diagnostic précis et d'un traitement adapté.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le nystagmus ?

Le nystagmus est un mouvement oculaire récurrent et involontaire. Ce trouble, également connu sous le nom de tremblement des yeux, peut être congénital ou acquis. En cas de nystagmus, les yeux dévient et la fixation des objets est nettement plus difficile.

Quelles sont les causes du nystagmus ?

Le nystagmus peut être causé par des troubles du système visuel, de l'organe de l'équilibre ou du cerveau. Les causes possibles vont des troubles visuels précoces aux maladies du tronc cérébral ou du cervelet.

Le nystagmus est-il dangereux ?

Tous les nystagmus ne sont pas dangereux. Les formes physiologiques peuvent être normales, mais un nystagmus nouvellement apparu ou persistant doit toujours faire l'objet d'un examen médical.

Peut-on traiter le nystagmus ?

Selon la cause, une surveillance, un traitement médicamenteux ou une intervention chirurgicale peuvent être envisagés. L'objectif est de soulager les symptômes et d'améliorer la fonction visuelle.

Quand faut-il consulter un médecin en cas de nystagmus ?

Si un nystagmus est détecté pour la première fois, s'il s'intensifie soudainement ou s'il s'accompagne de vertiges, d'une instabilité de la marche ou d'autres troubles neurologiques, il convient de consulter rapidement un spécialiste.

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