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Phobie sociale : informations et spécialistes de la phobie sociale

Rédaction de Leading Medicine Guide
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La phobie sociale est un trouble anxieux caractérisé par une peur intense des situations sociales. Dans ces situations, les personnes souffrant de phobie sociale ont peur d'être jugées par les autres et de se ridiculiser. La phobie sociale se traite par la psychothérapie, en particulier la thérapie cognitivo-comportementale, et par des médicaments.

Vous trouverez ici des informations complémentaires ainsi qu'une sélection de spécialistes et de centres pour les personnes souffrant de phobie sociale.

Codes CIM de cette maladie: F40.1

Aperçu des articles

Définition : phobie sociale

La phobie sociale fait partie des troubles anxieux. Il s'agit d'une peur intense des situations sociales.

Les personnes concernées ont peur de se comporter de manière embarrassante ou honteuse lorsqu’elles sont au centre de l’attention. Elles redoutent d’être jugées par les autres.

Fréquence de la phobie sociale

La phobie sociale fait partie des troubles psychiques les plus courants. Selon des études récentes, elle occupe la troisième place en termes de fréquence, après l'alcoolisme et la dépression.

En Allemagne, la prévalence annuelle de cette maladie est d'un peu moins de 8 % de la population totale. Au cours de sa vie, environ une personne sur neuf souffrira au moins une fois de phobie sociale. Les femmes sont environ 1,5 fois plus touchées que les hommes.

Causes de la phobie sociale

Les causes de la phobie sociale sont multiples. On observe une prédisposition familiale marquée. Les proches de personnes souffrant de phobie sociale ont un risque de développer la maladie environ trois fois plus élevé que les personnes issues de familles non touchées.

Outre une prédisposition biologique à la maladie, les processus d’apprentissage jouent un rôle important. La théorie de l’apprentissage de l’évitement, développée par le psychologue américain Mowrer, revêt ici une importance particulière.

Cette théorie postule que, dans un premier temps, la personne concernée apprend à avoir une réaction de peur face à certains stimuli. Par exemple, un garçon bégaye en répondant à une question de son professeur et les autres élèves se moquent de lui. Ainsi, les situations sociales dans lesquelles l’élève se sent jugé peuvent être associées à de la peur et de la honte.

Dans un deuxième temps, l'élève va essayer d'éviter ce genre de situations. Il va par exemple faire l'école buissonnière et éviter tout contact avec ses camarades. Il ressent ainsi moins d'angoisse et de honte. La diminution de l'anxiété agit intérieurement comme une récompense pour avoir évité les situations sociales. Ce comportement devient alors de plus en plus fréquent.

Cet exemple illustre l’importance des processus d’apprentissage dans le cadre d’une phobie sociale. Les personnes concernées apprennent que l’évitement réduit l’anxiété. À l’inverse, ce comportement peut également être désappris.

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La peur d’être jugé par les autres et de se ridiculiser devant eux caractérise la phobie sociale © Feodora | AdobeStock

Diagnostic et symptômes de la phobie sociale

La phobie sociale se caractérise par une peur spécifique d’être jugé ou dévalorisé par les autres. En raison d’une image négative d’eux-mêmes, les personnes concernées sont convaincues de ne pas pouvoir répondre aux attentes des autres à leur égard. Elles ont donc peur de se ridiculiser.

Les personnes souffrant de phobie sociale ont tendance à ressentir un sentiment de honte intense. « J'aimerais disparaître sous terre de honte ». Cette expression résume bien le sentiment que les personnes concernées redoutent lorsqu'elles sont en contact avec d'autres personnes.

Les situations dans lesquelles une évaluation semble probable sont particulièrement redoutées. Cela inclut, par exemple, le fait de parler en présence d’autres personnes

  • parler,
  • manger ou
  • .

Dans les situations mentionnées, les personnes concernées souffrent souvent de symptômes physiques évidents accompagnant l’anxiété ou la honte, tels que

  • des rougeurs,
  • des palpitations,
  • une sécheresse buccale,
  • des tremblements,
  • des vertiges ainsi que
  • des troubles gastro-intestinaux.

Vous craignez particulièrement que des personnes extérieures ne remarquent votre propre manque d’assurance : ce manque d’assurance pourrait leur servir d’indice de votre prétendue incapacité.

La peur des situations sociales peut devenir si grande qu’ils en viennent à les éviter complètement. De ce fait, les personnes concernées sont souvent fortement limitées dans de nombreux domaines de leur vie, par exemple dans

  • travail,
  • les relations sociales,
  • la recherche d'un partenaire.

Elles se replient sur elles-mêmes, bien qu'elles souhaitent avoir des contacts avec les autres.

Les angoisses sociales liées à la puberté sont relativement fréquentes. Il faut les distinguer des phobies sociales, qui se développent généralement avant l’âge de 25 ans.

Les personnes souffrant de phobie sociale ont souvent peu ou pas de relations sexuelles. Leurs expériences en matière de relations amoureuses sont également peu développées.

Souvent, une dépression ou une dépendance à l'alcool se développe en tant que comorbidité de la phobie sociale. En cas de phobie sociale prononcée, des pensées suicidaires et des tentatives de suicide peuvent également survenir. Cela est notamment lié à l'isolement croissant des patients.

Traitement de la phobie sociale

Le traitement de la phobie sociale peut se faire par des médicaments et par la psychothérapie. Une combinaison des deux approches est souvent recommandée.

Traitement médicamenteux de la phobie sociale

Les médicaments recommandés et efficaces dans le traitement de la phobie sociale appartiennent à la classe des antidépresseurs. Il s'agit de médicaments qui sont également souvent utilisés pour traiter la dépression. Ils ont en outre un effet sur l'anxiété.

Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, en particulier, ont fait leurs preuves dans le traitement de la phobie sociale. Parmi eux, on trouve des principes actifs tels que

  • le citalopram,
  • la sertraline et
  • la paroxétine.

D'autres antidépresseurs sont également efficaces (par exemple la venlafaxine). Ces médicaments modifient la concentration des substances de transmission entre les cellules nerveuses, appelées neurotransmetteurs. Ils ne créent pas de dépendance. Une prise régulière est nécessaire, car c'est le seul moyen d'atteindre un taux sanguin efficace.

La prudence est de mise lors du traitement de la phobie sociale avec des médicaments anxiolytiques directs, tels que les benzodiazépines. Les principes actifs connus sont par exemple le lorazépam ou le diazépam (la terminaison « -am » indique le groupe de substances correspondant). Ces médicaments ont certes une excellente efficacité à court terme, car ils suppriment directement l'anxiété. Cependant, ils présentent un fort potentiel de dépendance.

Une prise régulière pendant plusieurs semaines entraîne une dépendance aux médicaments. Celle-ci doit être traitée à long terme dans le cadre d’une thérapie résidentielle de la dépendance. La prise durable de ces médicaments calmants met certes fin à la phobie sociale, mais provoque une dépendance aux médicaments.

Ce risque n'existe pas lors du traitement de la phobie sociale par des antidépresseurs !

Attention : l'alcool a également un effet anxiolytique à court terme. C'est pourquoi les personnes souffrant de phobie sociale boivent souvent de l'alcool pour s'auto-traiter. Une dépendance à l'alcool peut ainsi se développer par la suite.

Psychothérapie pour le traitement de la phobie sociale

Outre le traitement médicamenteux, la psychothérapie est un élément thérapeutique important dans la prise en charge de la phobie sociale. En règle générale, les personnes concernées suivent une psychothérapie tout en prenant des médicaments. Mais il est également possible de tenter un traitement uniquement par psychothérapie. C'est le médecin traitant qui décide quel traitement est le plus approprié dans chaque cas particulier.

Dans le cadre de la psychothérapie, différentes méthodes peuvent être utilisées. Le traitement de la phobie sociale peut se faire sous forme de thérapie individuelle ou de groupe.

Thérapie cognitivo-comportementale pour le traitement de la phobie sociale

La thérapie cognitivo-comportementale, dans laquelle le patient parle de ses pensées et de ses peurs, est très utile. Elle lui permet de prendre conscience du caractère irrationnel de ses pensées.

Ainsi, de nombreuses personnes concernées craignent qu'une catastrophe ne se produise si d'autres personnes remarquent qu'elles sont anxieuses ou mal à l'aise, qu'elles transpirent, tremblent et rougissent. Le thérapeute explique au patient que ces peurs sont infondées. Sur cette base, il est guidé pour se calmer lui-même, c'est-à-dire pour opposer des pensées apaisantes aux pensées catastrophistes.

Au cours de la thérapie, les patients s’exposent ensuite aux situations anxiogènes dans la pratique. Ils y apprennent à mettre en œuvre les stratégies acquises.

De cette manière, l'entraînement permet de réduire la phobie sociale. Peu à peu, le patient abandonne également son comportement d'évitement. Il peut alors se confronter de plus en plus à des situations sociales qui lui inspiraient auparavant de l'angoisse.

Autres méthodes de psychothérapie pour le traitement de la phobie sociale

D'autres méthodes psychothérapeutiques, telles que

  • la thérapie psychodynamique,
  • les techniques de relaxation (entraînement autogène, relaxation musculaire progressive),
  • la formation aux compétences sociales et
  • l'hypnothérapie

peuvent s'avérer utiles en cas de phobie sociale.

La participation à un groupe d'entraide a un effet positif, notamment grâce au contact social.

Perspectives de guérison de la phobie sociale

La thérapie cognitivo-comportementale donne de bons résultats en termes d'amélioration de la phobie sociale et de réduction des comportements d'évitement. Plus de 50 % des personnes concernées devraient constater une amélioration de leurs symptômes.

Une longue durée de la maladie et la présence de comorbidités sont toutefois plutôt défavorables à l'évolution de la phobie sociale.

Exemple de cas de phobie sociale

Un homme de 20 ans quitte le domicile parental situé dans un village de l'Eifel pour s'installer à Aix-la-Chapelle au début de ses études. Sur recommandation de son médecin traitant, il consulte un psychiatre.

Symptômes du patient

Le patient indique qu’il est en premier semestre d’études. Dès le début, il s’est senti très mal à l’aise lors des cours magistraux, des travaux pratiques et des séminaires. Au début, il a tout de même assisté aux cours concernés. Mais il avait sans cesse l’impression de ne pas être pris au sérieux par les autres étudiants et d’être la risée de ces derniers.

Il décrit notamment une situation particulière. En répondant à une question du professeur, il aurait rougi et bégayé. D'autres étudiants en auraient ri.

Depuis, il ne se rend plus aux cours et reste principalement chez lui. Ces derniers temps, il a bu davantage d’alcool, car cela lui permettait de ressentir moins fortement ses angoisses. Il n’a pas de partenaire, ni d’amis proches. Le week-end, il se rend chez ses parents, où il se sent un peu mieux. Il envisage d'abandonner ses études.

La suite de son récit biographique montre clairement que le patient a grandi dans un foyer très strict. Il s’y est souvent senti comme un raté.

Traitement par antidépresseurs et psychothérapie

Le patient reçoit un traitement à base d'un antidépresseur agissant également sur les troubles anxieux et ne présentant aucun risque de dépendance. Il doit le prendre pendant les six prochains mois.

De plus, il est orienté vers un psychothérapeute en consultation externe spécialisé en thérapie comportementale. Le patient y apprend le lien entre sa phobie sociale actuelle et son histoire personnelle.

Le thérapeute lui explique notamment que ses angoisses ne s'atténueront que s'il se confronte aux situations qui les déclenchent. Si le patient constate à maintes reprises que les catastrophes redoutées ne se produisent pas, un effet d'accoutumance se produira.

Le patient est guidé pour rechercher et supporter des situations sociales embarrassantes. Il doit par exemple

  • payer avec beaucoup de petite monnaie,
  • de se faufiler dans une file d'attente et
  • dire des bêtises exprès devant d'autres étudiants.

Il apprend à se calmer tout seul dans des situations angoissantes.

Au cours d'une thérapie comportementale de 50 heures, à raison d'une séance par semaine, on constate une amélioration de la phobie sociale. L'étudiant peut poursuivre ses études. À l'issue de la thérapie, le patient ne présente pratiquement plus de symptômes.

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