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Douleurs tumorales

Rédaction de Leading Medicine Guide
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Rédaction de Leading Medicine Guide

Au cours de leur maladie, certains patients atteints d'un cancer souffrent de douleurs tumorales. Celles-ci peuvent provenir de la tumeur elle-même, par exemple lorsqu'elle appuie sur des nerfs, se propage dans les os ou comprime un organe. Le traitement du cancer, notamment la chirurgie, la chimiothérapie ou la radiothérapie, peut également provoquer des douleurs.

Une seule douleur peut sembler non spécifique au premier abord, mais plusieurs douleurs peuvent considérablement réduire la qualité de vie. Les personnes concernées ne doivent toutefois pas supporter ces douleurs : dans de nombreux cas, elles peuvent être considérablement soulagées, voire totalement maîtrisées.

Vous trouverez ici des informations complémentaires ainsi qu’une sélection de spécialistes et de centres spécialisés dans les douleurs tumorales.

Codes CIM de cette maladie: R52.1

Aperçu rapide :

Les douleurs sont liées à un cancer. Elles peuvent être provoquées par la maladie elle-même, par le traitement ou par d’autres causes. Il est important de faire examiner rapidement ces douleurs afin que les douleurs tumorales puissent être diagnostiquées et traitées de manière appropriée. Le type de douleur détermine le traitement le plus adapté. Souvent, des médicaments sont pris selon un schéma posologique fixe ; en cas de pics de douleur soudains ou de douleurs paroxystiques, un traitement à la demande peut également s’avérer nécessaire. L'objectif est de contrôler la douleur, d'améliorer la qualité de vie et d'adapter le traitement à chaque patient.

Aperçu des articles

Informations générales sur les douleurs liées au cancer

Les patients atteints d'un cancer peuvent ressentir des douleurs tumorales plus ou moins intenses pour diverses raisons. Ces douleurs peuvent être causées par la maladie elle-même, par le traitement suivi ou par des processus indépendants du cancer. Une tumeur en croissance peut exercer une pression sur les nerfs, les os ou les tissus environnants. Les métastases peuvent également provoquer des douleurs, en particulier lorsqu’elles touchent les os. La croissance de la tumeur dans les tissus sains peut aggraver les symptômes. Une tumeur à un stade avancé peut également provoquer des douleurs.

Les douleurs liées à une tumeur constituent un lourd fardeau pour les personnes concernées. Elles entraînent des limitations dans la capacité de travail, les loisirs, la vie en société et la vie quotidienne. Elles peuvent être aiguës ou évoluer vers des douleurs chroniques.

Le terme « patient atteint d'un cancer » est ici utilisé de manière générale pour désigner les personnes malades. Une douleur tumorale isolée, tout comme un symptôme isolé ou un nouveau trouble, peut sembler inoffensive au premier abord, mais doit être prise au sérieux en cas de maladie existante.

Il est important de savoir que vous n’êtes pas obligé de simplement supporter la douleur. Chez de nombreux patients, la douleur peut être considérablement soulagée, voire totalement maîtrisée. Pour cela, le médecin procède d’abord à un examen, puis met en place un traitement antidouleur adapté. Si vous continuez à souffrir de douleurs intenses ou d’autres effets secondaires pénibles, parlez-en à nouveau à votre équipe soignante ou demandez un deuxième avis médical.

Comment tenir un journal de la douleur pour noter les symptômes liés aux douleurs tumorales ?

Pour évaluer les douleurs tumorales, il est utile de tenir un journal de la douleur. Cela permet d’identifier à temps les facteurs déclencheurs de la douleur. De plus, cela aide à planifier et à doser correctement le traitement médicamenteux. Ainsi, vous et votre médecin pouvez mieux réagir aux circonstances.

Grâce au journal de la douleur, vous pouvez par exemple établir un lien entre un quotidien trépidant et une intensification de la douleur. Dans ce cas, un changement de votre mode de vie serait nécessaire.

Si la cause n'est pas claire, des examens d'imagerie, tels que le scanner ou l'IRM, peuvent aider à mieux cerner les changements.

Il existe déjà des modèles de journaux de douleur. Renseignez-vous auprès de votre médecin traitant.

Les informations suivantes doivent être consignées dans le journal de la douleur :

  • Quelle est l'intensité de la douleur ? (échelle de 0 à 10)
  • Où la douleur se situe-t-elle dans le corps ?
  • Comment la douleur se caractérise-t-elle ? Il existe des termes fréquemment utilisés à cet effet :
    • aiguë,
    • lancinante,
    • brûlante,
    • sourde,
    • tirante,
    • oppressante,
    • spasmodique.
  • À quel moment la douleur survient-elle ?
  • Quelle influence mon humeur a-t-elle sur la douleur et inversement ?
  • Quels médicaments dois-je prendre et à quel moment ?
  • Quel est le rapport entre la douleur et les différentes activités quotidiennes ?
  • S'agit-il d'une douleur persistante, de crises douloureuses soudaines ou d'une douleur persistante avec des pics supplémentaires ?

Cette documentation est particulièrement précieuse pour les patients souffrant de douleurs tumorales, car elle permet de déterminer si le traitement actuel est suffisant ou si la dose doit être ajustée.

Quels sont les médicaments disponibles pour traiter la douleur tumorale ?

La base du traitement est la thérapie causale, c'est-à-dire le traitement du cancer par

L'objectif est de contrôler la maladie. Si cela permet de ralentir la croissance de la tumeur, la douleur peut s'atténuer. 

Ce traitement ne suffit pas toujours à soulager les douleurs tumorales. On a alors recours à des analgésiques. Le traitement médicamenteux est généralement rapide et présente relativement peu de risques.

Le type de douleur détermine le type d'analgésiques qui vous seront prescrits. La durée d'action des médicaments détermine la fréquence à laquelle ils doivent être pris. L'administration des médicaments s'effectue généralement selon le plan par étapes de l'OMS. Il s'agit d'un schéma élaboré par l'OMS (Organisation mondiale de la santé).

Analgésiques pour le traitement des douleurs tumorales

En cas de douleurs légères à modérées, des analgésiques non opiacés suffisent. On les appelle également analgésiques à action périphérique. Il s'agit par exemple des substances suivantes

  • l'acide acétylsalicylique (AAS)
  • l'ibuprofène
  • le paracétamol

Outre leur effet analgésique, certains de ces analgésiques ont également pour but d'inhiber l'inflammation. Veuillez ne jamais prendre de médicaments (même en vente libre) pendant une période prolongée sans consulter votre médecin. Votre médecin sait quel médicament vous convient et peut détecter rapidement d'éventuels effets secondaires.

Tabletten und Medikamente
Les médicaments soulagent la douleur rapidement et efficacement © Lyudmyla V | AdobeStock

Médicaments adjuvants

Outre les analgésiques, il est également possible de prescrire des médicaments dits adjuvants. Ceux-ci complètent le traitement de la douleur. Ils soulagent les symptômes qui ont un lien de causalité avec les douleurs tumorales ou qui peuvent les déclencher ou les aggraver. Parmi ceux-ci, on trouve :

Les psychotropes, c'est-à-dire les antidépresseurs, les tranquillisants ou les neuroleptiques, permettent de lutter contre ces symptômes.

En cas de douleurs tumorales, on utilise aussi fréquemment des corticostéroïdes pour lutter contre les douleurs provoquées par des processus inflammatoires. Un effet secondaire positif de ce traitement est l'augmentation de l'appétit et l'amélioration de l'humeur induites par les corticoïdes.

Consultez immédiatement votre médecin si le soulagement de la douleur n'est pas satisfaisant ou si des effets secondaires importants apparaissent. Il existe peut-être un autre médicament mieux adapté.

En cas de troubles tels que les douleurs neuropathiques et les névralgies, on utilise souvent des médicaments spécifiques qui agissent sur les nerfs irrités ou endommagés. En cas de douleurs neuropathiques, un analgésique classique ne suffit parfois pas. De même, une combinaison de différents médicaments peut s’avérer nécessaire pour traiter les troubles neuropathiques.

Les opioïdes pour le traitement des douleurs tumorales

En cas de douleurs intenses ou si celles-ci s’aggravent avec le temps, les opioïdes sont souvent le traitement de choix. Il s’agit par exemple de la morphine, de l’oxycodone, de l’hydromorphone et du fentanyl. Ces médicaments peuvent être administrés sous forme de gouttes, de gélules, de comprimés ou de patchs. Ils sont généralement pris par voie orale, lorsque cela est possible. Il est important de les prendre régulièrement, conformément au schéma thérapeutique prescrit, afin d'assurer un taux d'efficacité constant. Un traitement d'appoint peut également être prescrit pour soulager les douleurs paroxystiques.

Prise régulière des médicaments

Les nouvelles préparations à base de morphine sont disponibles sous forme à libération prolongée. La libération prolongée signifie que le principe actif est libéré progressivement et de manière régulière. Cela garantit ainsi l'absence de douleur souhaitée sur une longue période.

Ces préparations ne doivent être prises qu'une ou deux fois par jour, par exemple. Les patients souffrant de troubles de la déglutition peuvent ouvrir les gélules à libération prolongée et en avaler le contenu avec un peu de liquide. Cela n'est toutefois possible qu'avec certaines préparations.

Si la douleur ne peut être soulagée de manière significative, l'administration intraveineuse d'opioïdes peut s'avérer nécessaire. Les systèmes de pompes PCA ont particulièrement fait leurs preuves dans ce domaine. Ils permettent au patient de s'administrer la dose de morphine nécessaire selon ses besoins, sans risque de surdosage.

Après consultation, les pompes PCA peuvent également être utilisées à domicile en perfusion continue.

Gestion des effets secondaires

Bien que les avantages des opioïdes dans le traitement de la douleur l'emportent, leur utilisation reste entachée de nombreux préjugés.

La crainte de la dépendance et de l'addiction est notamment souvent évoquée. Cette crainte est toutefois infondée, surtout si la règle de base – une prise régulière selon un horaire précis – est respectée. Lorsque le taux de principe actif reste constant, le mécanisme euphorisant (générant une sensation de bien-être) et donc susceptible de provoquer une dépendance disparaît.

Autre préjugé infondé : les opioïdes auraient un effet sédatif et empêcheraient ainsi les contacts sociaux. Tout comme les nausées, cet effet sédatif n’est présent que pendant les premiers jours du traitement. Il disparaît ensuite dans la plupart des cas.

La constipation est un autre effet secondaire d’un traitement aux opioïdes. Elle est toutefois présente dès le début du traitement et doit être traitée à temps, de préférence à titre préventif. Il existe également des médicaments à cet effet, tels que les laxatifs.

Vous pouvez également lutter vous-même contre la constipation par des moyens simples, par exemple

  • en consommant des aliments riches en fibres (dans la mesure où vous les tolérez),
  • boire beaucoup et
  • faire de l'exercice dans la mesure de vos possibilités.

Autres méthodes dans le cadre d'un traitement spécialisé de la douleur : comment traite-t-on les douleurs tumorales ?

Les médicaments ne sont pas les seuls à pouvoir réduire la douleur. D'autres méthodes existent, telles que

  • les traitements physiques tels que les applications de chaleur et de froid, 
  • des méthodes psychologiques telles que les techniques de relaxation et l'hypnothérapie, etc.

Les énumérer et les décrire toutes dépasserait le cadre de ce guide.

Discutez avec votre médecin et/ou votre spécialiste de la douleur des autres méthodes possibles et demandez-leur de vous expliquer précisément leur utilisation. Pour bon nombre de ces mesures, la caisse d’assurance maladie prend en charge les frais, mais veillez à vous en assurer au préalable.

Un bon traitement contre le cancer combine soulagement, traitement de la cause, médicaments, mesures d'accompagnement et soutien au quotidien. Profitez de toutes les possibilités qui pourraient vous aider.

Conseils pour le quotidien avec une tumeur – Prévenir les douleurs tumorales et que faire lorsqu’elles surviennent ?

Nous vous proposons ici quelques suggestions destinées aux proches et aux patients afin de mieux faire face à la douleur et à la maladie au quotidien.

Conseils pour les patients :

  • Dites « non » si vous vous sentez dépassé physiquement.
  • N'attendez pas que la douleur devienne intense et insupportable.
  • Soyez prêt à accepter de l'aide et demandez-la.
  • Demandez conseil à votre médecin ou à un spécialiste de la douleur.
  • Restez actif, participez à la vie.
  • Essayez, malgré la maladie, de vous ouvrir à d’autres domaines de la vie ou d’en découvrir de nouveaux.
  • Conservez autant que possible votre autonomie.

Conseils pour les proches :

  • Faites preuve de considération dans une mesure raisonnable et ne surmenez pas la personne souffrant de douleurs.
  • Mais encouragez également la personne concernée à faire ce qui est en son pouvoir.
  • Tenez compte de vos propres besoins et accordez-vous du temps libre pour vous détendre.
  • Il peut arriver qu’une personne atteinte d’un cancer se rebelle même contre ceux qu’elle aime. Essayez de ne pas prendre ces attaques personnellement. Clarifiez la situation une fois qu’elle s’est apaisée. Discutez avec vos proches de la répartition des tâches et de l’espace dont chacun a besoin.
  • Si vous n'y arrivez pas seul, un entretien dans un centre de consultation psychosociale, chez un psychothérapeute ou auprès d'un aumônier peut éventuellement vous aider. Vous pouvez mener cet entretien seul ou avec la personne concernée.

Restez actif autant que possible. Participez à la vie et essayez, malgré la maladie, de préserver ou de découvrir de nouveaux horizons. Si vous remarquez de nouvelles poussées de douleur ou des changements, informez-en rapidement l'équipe soignante. Prévenir les douleurs tumorales signifie avant tout les détecter précocement, les évaluer régulièrement et adapter le traitement en temps utile. Il n'est pas toujours possible de prévenir totalement les douleurs tumorales, mais un bon contrôle peut réduire considérablement le fardeau qu'elles représentent.

Questions fréquentes

À quoi ressemblent les douleurs tumorales ?

Les douleurs peuvent être lancinantes, brûlantes, sourdes, tirantes, oppressantes ou spasmodiques.

Les douleurs brûlantes ou lancinantes indiquent plutôt une atteinte nerveuse, tandis que les douleurs sourdes suggèrent plutôt une pression, un étirement ou des processus inflammatoires.

Quand les douleurs tumorales apparaissent-elles ?

Les douleurs liées à une tumeur peuvent survenir à n'importe quel stade d'un cancer. Elles deviennent plus fréquentes lorsqu'une tumeur grossit, que des métastases apparaissent ou que des traitements tels que la chirurgie, la chimiothérapie ou la radiothérapie provoquent des troubles.

Quels médicaments soulagent les douleurs tumorales ?

En fonction de l'intensité de la douleur, on peut envisager des analgésiques non opioïdes, des opioïdes et des médicaments complémentaires. Le choix dépend de la cause de la douleur, de son intensité, des comorbidités et de la tolérance.

Qu'est-ce qui soulage les douleurs tumorales intenses ?

En cas de douleurs intenses, on utilise souvent des opioïdes ; en outre, un traitement à la demande peut s'avérer nécessaire pour faire face à des pics de douleur soudains. Il est important de ne pas modifier le traitement de sa propre initiative, mais de l'adapter en concertation avec le médecin.

Les douleurs tumorales peuvent-elles disparaître complètement ?

Oui, chez de nombreuses personnes concernées, les symptômes peuvent être considérablement soulagés ou totalement contrôlés. Un diagnostic précis, un suivi régulier du traitement et une communication ouverte sur l'efficacité et les effets secondaires sont essentiels.

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