Leading Medicine Guide Logo

Métastases hépatiques : défis et espoirs dans la lutte contre les cancers avancés - Entretien avec le professeur Vogl

10.05.2024
Rédaction de Leading Medicine Guide
Auteur
Rédaction de Leading Medicine Guide

Le professeur Thomas Vogl, directeur du service de radiologie et de médecine nucléaire du centre hospitalier universitaire de Francfort, rattaché à l'université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main, est au cœur des avancées actuelles dans la lutte contre les tumeurs hépatiques. Expert renommé dans le domaine de la radiologie diagnostique et interventionnelle, le Prof. Dr Vogl a réalisé des avancées décisives en développant et en appliquant avec succès de nouvelles techniques.

Le Prof. Dr Vogl est particulièrement connu pour ses travaux novateurs dans le domaine de l'oncologie interventionnelle et des procédures vasculaires. Ses résultats de recherche ont conduit à des optimisations et à de nouvelles méthodes chirurgicales à l'échelle mondiale. Avec son équipe expérimentée, il a développé le robot d'angiographie, qui fournit des images haute résolution de l'intérieur du corps et aide à détecter des tumeurs jusqu'alors non détectées. Cet appareil innovant permet un traitement précis des petites métastases en les combattant de manière ciblée à l'aide d'un principe actif, tout en minimisant le risque de lésions supplémentaires.

En tant que directeur du service de radiologie et de médecine nucléaire, le Prof. Dr Vogl accorde une grande importance au respect des normes scientifiques les plus strictes et de tous les critères actuels en matière de radioprotection. Il accorde autant d’importance au bien-être des patients qu’à la prise en charge de son équipe hautement qualifiée. Le Prof. Dr Vogl entretient des échanges professionnels intenses au sein de son équipe ainsi qu'avec d'autres spécialités et institutions afin d'améliorer en permanence la qualité des soins médicaux.

Son expertise exceptionnelle et son engagement ont fait du Prof. Dr Vogl un spécialiste réputé au sein de la communauté médicale internationale. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages de référence et de publications novatrices, membre de diverses associations et comités internationaux, ainsi qu'un consultant très sollicité pour des publications scientifiques. Le Prof. Dr méd. Thomas Vogl est un spécialiste reconnu du foie qui met à profit ses connaissances approfondies et son expérience pour garantir des soins radiologiques du plus haut niveau et améliorer ainsi la vie de nombreux patients.

La rédaction du Leading Medicine Guide a eu l'occasion de s'entretenir avec le Prof. Dr Vogl et s'est concentrée sur les options thérapeutiques en cas de métastases hépatiques et sur les nouvelles méthodes permettant d'atteindre un taux de survie nettement plus élevé.

Vogl1.jpg

Le foie joue un rôle central dans le corps humain, car il remplit une multitude de fonctions vitales, notamment la détoxification, le métabolisme et la production d’enzymes digestives. Malgré sa capacité de régénération, le foie est vulnérable aux métastases qui peuvent se propager à partir d’autres cancers primaires. 

« Les métastases hépatiques constituent une menace sérieuse pour la santé, car elles sont souvent asymptomatiques et ne sont détectées qu’à un stade avancé. En raison de son métabolisme élevé, le foie est extrêmement irrigué, et tout finit par passer par le foie à un moment ou à un autre, que ce soit par les artères ou par les veines. Les cellules tumorales ont donc une affinité particulière pour cet organe, où elles trouvent un terrain fertile et tout ce dont elles ont besoin, ce qui explique pourquoi elles s’y implantent très facilement », précise le Prof. Dr Vogl au début de notre entretien. Le professeur Vogl explique quelles tumeurs sont particulièrement dangereuses pour le foie : « Il s’agit en premier lieu de tumeurs provenant de la cavité abdominale qui métastasent dans le foie, car celui-ci constitue ici la première station de filtrage. En tête de liste figure le cancer colorectal (cancer de l’intestin), suivi des cancers du pancréas, des ovaires et de l’utérus. Le deuxième groupe est constitué de tumeurs qui libèrent de très nombreuses cellules dans le sang, comme c’est le cas pour le cancer du poumon ».

Les métastases hépatiques peuvent également augmenter le risque d’hémorragies potentiellement mortelles, en particulier lorsqu’elles se situent à proximité de vaisseaux sanguins vitaux. L’irrigation sanguine du foie est extrêmement riche, et les métastases peuvent infiltrer et endommager ces vaisseaux, ce qui peut alors entraîner des hémorragies. Une autre raison pour laquelle les métastases hépatiques sont si dangereuses réside dans le fait qu’elles sont souvent difficiles à retirer par voie chirurgicale. En raison de leur emplacement, de leur taille ou de leur nombre, elles peuvent ne pas se prêter à une ablation chirurgicale. Cela conduit à recourir à des méthodes de traitement alternatives telles que la chimiothérapie, la radiothérapie ou des procédures mini-invasives comme l’ablation thermique, qui ne donnent toutefois pas toujours les résultats escomptés.

Les métastases hépatiques peuvent souvent se développer longtemps sans être détectées, car elles ne provoquent généralement pas de symptômes spécifiques. 

« En principe, on procède à ce qu’on appelle un « staging » avec le patient. Cela se fait dans le cadre d’un examen d’imagerie, généralement par échographie, tomodensitométrie, IRM ou TEP (tomographie par émission de positons), qui permet ensuite d’établir le diagnostic. Si le patient remarque déjà au préalable, par le biais de symptômes, qu’il a des métastases hépatiques, il est en réalité déjà trop tard pour un traitement efficace – pas toujours, mais c’est alors déjà très difficile. Dans ce cas, le patient ressentirait par exemple une sensation de pression, car le foie est trop gros. Il est donc essentiel que les patients atteints d’un cancer se soumettent régulièrement, idéalement tous les trois mois, à un dépistage des métastases éventuelles au niveau du foie (et aussi des poumons). Si des métastases sont détectées lors de ces examens, un comité d’experts en oncologie se réunit pour discuter de la meilleure marche à suivre », explique le Prof. Dr Vogl à propos des mesures de prévention.


Les symptômes perceptibles des métastases hépatiques peuvent être les suivants :

Douleurs abdominales : des douleurs dans la partie supérieure droite de l'abdomen peuvent apparaître, en particulier lorsque les métastases distendent ou affectent la capsule hépatique.

Jaunisse (ictère) : coloration jaune de la peau et des yeux due à un dysfonctionnement hépatique causé par la dégradation de la bilirubine.

Nausées et vomissements : une altération de la fonction hépatique peut entraîner des troubles digestifs pouvant provoquer des nausées et des vomissements.

Perte de poids et perte d'appétit : les métastases hépatiques peuvent altérer le métabolisme et entraîner une perte de poids involontaire ainsi qu'une diminution de l'apport alimentaire.

Hypertrophie du foie (hépatomégalie) : le foie peut être hypertrophié en raison de la croissance des métastases et être palpable lors d'un examen physique.

Hypertrophie de la rate (splénomégalie) : dans certains cas, la rate peut également être hypertrophiée, en particulier lorsque les métastases hépatiques affectent la circulation sanguine dans la cavité abdominale.


Des examens de laboratoire, tels que des tests de la fonction hépatique et des marqueurs tumoraux, peuvent révéler des anomalies sanguines pouvant indiquer la présence de métastases hépatiques, et un échantillon de tissu peut également être prélevé par biopsie afin d'identifier la tumeur et de déterminer s'il s'agit d'une métastase. Cela peut être réalisé par biopsie à l'aiguille fine sous guidage par imagerie, comme l'échographie ou le scanner.

Pour le traitement des métastases hépatiques, différentes options chirurgicales sont disponibles, qui peuvent être utilisées en fonction de la situation individuelle du patient et de la tumeur. 

« Quel que soit l'emplacement de la tumeur primaire du patient, la découverte de métastases hépatiques nécessite de vérifier s'il existe d'autres tumeurs ailleurs dans l'organisme. En effet, si plusieurs autres régions du corps sont touchées par une tumeur, qu’il s’agisse de la tête, des poumons, des ganglions lymphatiques ou des os, l’ablation purement chirurgicale des métastases hépatiques n’est généralement plus une option. Prenons l’exemple d’un patient présentant une seule tumeur et chez qui des métastases sont détectées dans le foie. Ce résultat est ensuite discuté au sein du comité des tumeurs avec l’oncologue chargé de la chimiothérapie, le chirurgien qui souhaite opérer et l’oncologue interventionnel qui envisage une intervention locale. Afin de déterminer quel traitement serait le plus efficace pour le patient, son état général est examiné. A-t-il des antécédents médicaux ? Quel est son âge ? Quel est son état de santé général ? Si la métastase détectée mesure moins de 3 cm, tout plaide en faveur d’une intervention chirurgicale purement mini-invasive. En cas de métastase hépatique de grande taille, par exemple dans le lobe droit du foie et mesurant 5 cm, tout plaiderait dans un premier temps en faveur d’une ablation chirurgicale, mais de préférence en association avec une chimiothérapie afin de réduire la taille de la métastase avant l’intervention. « Le problème avec les métastases hépatiques, c’est qu’en continuant à se développer, elles deviennent énormes et finissent par comprimer les voies biliaires, ce qui peut entraîner une insuffisance hépatique », explique le Prof. Dr Vogl en présentant les options thérapeutiques, avant d’ajouter : « Dans certains cas, une métastase hépatique peut être opérée avec un tel succès que le patient reste sans tumeur pendant au moins les cinq années suivantes, surtout s’il ne s’agit que d’une seule métastase. Chez les patients qui présentent, par exemple, cinq métastases de moins de quatre centimètres, des procédures locales issues de l’oncologie interventionnelle peuvent être appliquées avec succès. L’espérance de vie du patient dépend toujours de la tumeur primaire. Il est important pour le patient de connaître les risques liés à chaque option thérapeutique. »


L’oncologie interventionnelle dispose de techniques telles que l’ablation par radiofréquence, qui utilise de manière ciblée un courant alternatif à haute fréquence, ou la cryoablation, qui détruit les tissus malins à l’aide d’un cathéter en utilisant le froid.


La résection hépatique et la transplantation hépatique sont deux options thérapeutiques chirurgicales pouvant être utilisées pour lutter contre les métastases hépatiques. Ces procédures sont utilisées lorsque les métastases sont limitées à certaines zones du foie et qu’une fonction hépatique suffisante est préservée après l’opération. La résection hépatique consiste à retirer les parties touchées du foie par une intervention chirurgicale. Lors de cette intervention, les métastases ainsi qu’une marge de sécurité de tissu hépatique sain autour de celles-ci sont retirées. Cette procédure peut s'avérer particulièrement efficace lorsque les métastases sont limitées à une zone spécifique du foie et qu'aucun autre organe ou structure n'est touché. Une résection réussie peut contribuer à contrôler la croissance tumorale et à améliorer la qualité de vie du patient. 

La transplantation hépatique est une autre option pour certains patients atteints de métastases hépatiques. Cette intervention consiste à retirer l'ensemble du foie malade et à le remplacer par un foie provenant d'un donneur. La transplantation est généralement envisagée chez les patients atteints d'une maladie hépatique avancée, lorsque les autres options thérapeutiques ont échoué ou ne sont pas possibles. La transplantation offre la possibilité de traiter non seulement les métastases, mais aussi la maladie hépatique sous-jacente, et de donner au patient une nouvelle chance de mener une vie saine.

Outre les options chirurgicales, il existe différentes méthodes thérapeutiques : la thermothérapie induite par laser (LITT), la chimioembolisation transartérielle (c-TACE) et l'ablation par micro-ondes. Chacune de ces techniques présente ses propres avantages et inconvénients, qui doivent être pris en compte lors du choix du traitement optimal.

« Il est important de distinguer la chimiothérapie régionale, la chimio-perfusion et la chimio-embolisation, qui appartiennent pourtant toutes au même groupe. Dans les trois procédures, on introduit un cathéter dans les vaisseaux du foie afin d’y acheminer des médicaments à forte concentration, ce qui offre de bonnes chances de réduire les métastases et, par conséquent, de détruire la plupart des cellules tumorales. On recourt à cette technique, par exemple, chez les patients qui présentent de très nombreuses tumeurs ou des tumeurs de grande taille, qui ne répondent pas à la chimiothérapie ou qui ne la tolèrent pas. Il existe également l’option de la radioembolisation. Il s’agit d’une irradiation ciblée des tumeurs hépatiques et des métastases, qui sont activement détruites par l’injection de billes radioactives. Nous disposons donc des techniques vasculaires (par voie vasculaire) et des techniques destructrices (ablation par radiofréquence ou ablation par micro-ondes). Nous n'utilisons pas volontiers la cryoablation (destruction par le froid) pour le foie, car cela entraîne souvent des saignements », explique le professeur Vogl, avant d'ajouter au sujet du choix du traitement :

« Ici, à Francfort-sur-le-Main, nous pouvons proposer toutes les thérapies. Le choix de la technique à utiliser dépend toujours de l’état du patient et de l’évaluation des risques. L’ablation par micro-ondes est la technique la plus couramment utilisée dans le monde. Pour cela, le patient (à jeun depuis trois heures) se rend à notre clinique. Nous réalisons 95 % de ces interventions en ambulatoire. L’intervention dure environ 45 minutes, après quoi le patient doit se reposer environ quatre heures et peut, si tout se passe bien, rentrer chez lui. Sinon, le patient peut également passer une nuit à l’hôpital ».


La radioembolisation (SIRT) est une forme de radiothérapie ciblée des tumeurs hépatiques et des métastases. Elle consiste à injecter de petites billes radioactives (microsphères) via l’artère hépatique dans les petits vaisseaux sanguins alimentant les tumeurs hépatiques et les métastases.

La thermothérapie induite par laser (LITT) est une méthode de traitement mini-invasive visant à détruire localement les tissus tumoraux dans le foie. Cette technique consiste à introduire un applicateur laser directement dans la tumeur à travers la peau. L'applicateur est relié à un guide de lumière laser qui émet des rayons laser d'une longueur d'onde spécifique (généralement 1064 nm). Ces rayons laser chauffent les tissus environnants, ce qui entraîne une coagulation et, à terme, la mort des cellules tumorales. L'un des avantages de la LITT réside dans sa précision, car le laser peut être dirigé de manière ciblée vers la tumeur, ce qui permet de préserver les tissus sains environnants. Cette procédure est particulièrement adaptée aux métastases hépatiques de petite taille et peut également être utilisée chez les patients qui ne sont pas éligibles à une intervention chirurgicale.

La chimioembolisation transartérielle (c-TACE) est une technique consistant à injecter des agents chimiothérapeutiques directement dans les vaisseaux sanguins qui irriguent la tumeur. Elle consiste tout d’abord à introduire un cathéter dans l’artère hépatique, par lequel les agents chimiothérapeutiques sont administrés. Simultanément, les vaisseaux sanguins sont obturés par embolisation, ce qui bloque l'apport sanguin vers la tumeur. La tumeur reçoit ainsi moins de nutriments et la croissance des cellules cancéreuses est inhibée. La c-TACE est souvent utilisée pour les tumeurs de grande taille ou difficiles d'accès et peut être répétée afin d'en augmenter l'efficacité.

L'ablation par micro-ondes est une procédure mini-invasive consistant à insérer une sonde émettant de l'énergie micro-ondes dans la tumeur. Les micro-ondes génèrent de la chaleur dans le tissu tumoral, ce qui entraîne un échauffement rapide et, finalement, la mort des cellules cancéreuses. Cette procédure est particulièrement efficace pour les tumeurs de petite taille et peut être réalisée en ambulatoire. Par rapport à la LITT, l'ablation par micro-ondes permet un échauffement plus rapide et plus profond des tissus, ce qui peut conduire à une destruction plus efficace de la tumeur.


L'étude à long terme du Prof. Dr Vogl de Francfort-sur-le-Main, qui couvrait la période de 1996 à 2020, a été d'une importance cruciale pour comprendre l'efficacité de la chimioembolisation transartérielle (c-TACE) dans le traitement des métastases hépatiques. 

L'Institut de radiologie diagnostique et interventionnelle de la clinique universitaire Johann-Wolfgang-Goethe de Francfort-sur-le-Main a développé deux méthodes de traitement innovantes pour aider les patients atteints de métastases hépatiques et de carcinomes hépatiques. Sous la direction du Prof. Dr Thomas J. Vogl, deux nouvelles options thérapeutiques ont été étudiées et mises en œuvre dans le cadre du centre hépatique interdisciplinaire de l'université ; celles-ci permettent non seulement de prolonger l'espérance de vie des patients, mais aussi d'offrir un traitement mieux toléré. Au total, 130 patients ont été traités par cette méthode au cours de cette période, et 41 d’entre eux ont également bénéficié d’une procédure de thermoablation pour traiter les tumeurs. L’étude a fourni un aperçu approfondi des effets à long terme de ces options thérapeutiques et de leur impact sur la survie et la qualité de vie des patients.

« Les données que nous avons pu recueillir se classent très bien au niveau international. Une espérance de vie plus longue a été constatée chez les patients après le traitement, voire une espérance de vie nettement plus longue chez certains. Il s’agit désormais d’identifier ces patients. Car l’objectif principal de toutes nos actions est de prolonger la vie tout en préservant une bonne qualité de vie. D’après notre expérience, la tendance montre que le patient atteint de métastases hépatiques bénéficie d’une prise en charge optimale grâce à l’association d’une chimiothérapie locale suivie d’un traitement ablatif, ce qui lui offre de meilleures chances. En effet, cela permet de détruire les cellules tumorales même dans les zones périphériques, c'est-à-dire celles qui se cachent dans les tissus voisins. L'immunothérapie peut venir compléter ce traitement. En effet, lorsque j'excise une tumeur du foie, le foie se régénère. Cette croissance stimule toutefois les cellules tumorales restantes, qui se développent à leur tour. Grâce à l’immunothérapie utilisée, le patient est entraîné à détruire activement les cellules tumorales sans effets secondaires notables. Il s'agit d'un procédé d'auto-immunisation dans lequel les cellules dendritiques du patient sont incitées à reconnaître les cellules tumorales comme telles et à les éliminer. C'est également la voie qui sera finalement empruntée à l'avenir : chimiothérapie + chirurgie + immunothérapie. Pour une telle combinaison thérapeutique prometteuse, il faut bien sûr tenir compte de l’état de santé du patient concerné. Nous traitons ainsi 10 à 12 patients chaque jour. Et c’est justement lorsque les patients sont plus jeunes que cette méthode vaut toujours la peine d’être essayée », rapporte le Prof. Dr Vogl.

La combinaison du c-TACE et de la procédure thermo-ablative, en particulier, a donné des résultats prometteurs. Chez ces patients, on a observé un taux plus élevé de régression tumorale, ce qui indique une destruction plus efficace de la tumeur. L'étude fournit des indications importantes sur la manière dont différentes méthodes thérapeutiques peuvent être combinées efficacement afin d'améliorer les résultats du traitement et d'augmenter le taux de survie des patients. La combinaison de différentes méthodes thérapeutiques pourrait contribuer de plus en plus à améliorer significativement la qualité de vie et les chances de survie des patients atteints de métastases hépatiques. 

« Le diagnostic de métastases hépatiques ne doit pas être synonyme de condamnation. Il y a toujours une lueur d’espoir, et nous travaillons ici avec acharnement pour une utilisation optimale des traitements prolongeant la vie. En fin de compte, c'est ainsi : celui qui n'essaie pas n'a aucune chance ! », souligne le Prof. Dr Vogl, et c'est sur cette note positive que nous terminons notre entretien.

Un grand merci, Prof. Dr Vogl, pour cet aperçu optimiste des différentes thérapies dans la lutte contre les métastases hépatiques. Merci beaucoup pour votre engagement !