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Radiologie interventionnelle : informations et spécialistes

La radiologie interventionnelle combine des interventions chirurgicales avec l'imagerie en temps réel par tomodensitométrie, échographie, etc. Cela permet aux chirurgiens de réaliser des interventions mini-invasives avec une précision encore plus grande et en préservant au mieux les tissus.

Vous trouverez ici de plus amples informations ainsi qu'une sélection de spécialistes en radiologie interventionnelle.

Spécialistes recommandés en radiologie interventionnelle

Aperçu des articles

Radiologie interventionnelle - Informations complémentaires

Qu'est-ce que la radiologie interventionnelle ?

La radiologie interventionnelle fait officiellement partie de la radiologie diagnostique. La radiologie englobe toutes les techniques d'imagerie, telles que

La radiologie interventionnelle désigne les interventions mini-invasives réalisées sous contrôle radiologique.

Les interventions chirurgicales mini-invasives sont réalisées sans vision directe de l'intérieur du corps. Cela

  • préserve les tissus,
  • réduit les risques d’infection et
  • permet une guérison plus rapide.

Pour mieux s'orienter et contrôler son travail, le chirurgien vérifie ses gestes à l'aide de l'imagerie radiologique.

Les techniques d'imagerie permettent de localiser avec précision la zone à traiter. Grâce à la radiologie interventionnelle, le chirurgien peut également réaliser des interventions chirurgicales de haute précision qui, autrement, ne seraient possibles qu'en chirurgie « ouverte ». Les interventions ouvertes impliquent des incisions plus longues pour accéder à la zone opératoire.

Domaines d'application de la radiologie interventionnelle

Les domaines d'application courants sont :

Les interventions vasculaires, c'est-à-dire les interventions sur les vaisseaux sanguins, constituent le principal domaine d'application de la radiologie interventionnelle. Il s'agit principalement de sténoses et d'occlusions artérielles, telles que

sont ainsi traitées rapidement et facilement. Dans le cas d’une maladie coronarienne, on peut par exemple recourir à la PTCA (angioplastie coronarienne transluminale percutanée).

Intravaskulärer Ultraschall
Mise en place d’un stent à revêtement médicamenteux à l’aide d’une échographie intravasculaire (IVUS) © Belezapoy | AdobeStock

Angioplastie

L'intervention est réalisée sous anesthésie locale.

Lors d'une angioplastie, le médecin administre un produit de contraste au patient, puis réalise des radiographies. L'angiographie obtenue permet de visualiser les vaisseaux sanguins et de détecter des altérations pathologiques (telles que des caillots sanguins ou des calcifications). Leur localisation exacte est également visible sur cet angiogramme.

Le médecin pratique alors une incision minime à travers laquelle il introduit un cathéter dans un vaisseau sanguin approprié. À l'aide de l'angiogramme, le chirurgien peut faire avancer le cathéter avec précision dans le vaisseau sanguin concerné.

En cas de rétrécissement vasculaire, il utilise un cathéter à ballonnet ou un stent (implant stabilisateur vasculaire) : ces deux dispositifs permettent de recanaliser les vaisseaux obstrués en dilatant la zone rétrécie et en la maintenant ouverte à l'avenir.

Traitement des tumeurs

La tomodensitométrie est utilisée pour traiter localement certaines tumeurs. Sous contrôle tomodensitométrique, le médecin peut effectuer une injection de médicaments avec une précision millimétrique. Il est également possible, dans le cadre d’une radiothérapie interne sélective (SIRT), d’introduire des particules radioactives dans les vaisseaux concernés.

Il est également possible de couper l'apport sanguin d'une tumeur à l'aide d'un cathéter. La chimioembolisation transartérielle (TACE) provoque de manière ciblée la formation d'un caillot sanguin dans les vaisseaux alimentant la tumeur.

La chimiosaturation, quant à elle, isole temporairement le foie de la circulation sanguine de l'organisme. Cela permet de le traiter avec des agents chimiothérapeutiques tout en épargnant le reste du corps.

Une autre méthode de traitement est l'ablation par radiofréquence (RFA). Elle détruit de manière ciblée les tissus tumoraux à l'aide de courant alternatif.

Hémostase

Les chirurgiens traumatologues ont recours à la radiologie interventionnelle pour arrêter les hémorragies importantes de manière mini-invasive. À l'aide d'un cathéter, le médecin sclérose le vaisseau endommagé ou le ferme à l'aide d'un stent recouvert d'une membrane.

Le médecin peut également traiter de manière mini-invasive les lésions de l'aorte (artère principale) de cette manière.

Vertébroplastie

Les vertèbres fracturées ou affaissées peuvent provoquer des douleurs et des troubles sensoriels. L'injection de ciment osseux permet de stabiliser les vertèbres lésées.

Pour l'intervention, le patient s'allonge en position ventrale sur une table d'examen. Il reçoit une anesthésie générale afin de ne pas bouger, même légèrement.

Les médecins utilisent alors un appareil de radiographie ou un scanner. Cela leur permet de localiser précisément les vertèbres. Sous contrôle radiologique, le chirurgien insère ensuite une aiguille creuse à travers laquelle il injecte le ciment osseux stabilisateur dans la vertèbre.

Traitement des douleurs nerveuses

Les nerfs qui envoient des signaux de douleur permanents ou excessifs constituent une grave atteinte à la qualité de vie.

Le médecin peut les traiter à l'aide de

  • anti-inflammatoires,
  • desensibilisants et
  • analgésiques ou
  • anesthésiants

.

Pour ce faire, il visualise la partie concernée de la colonne vertébrale à l'aide d'une fluoroscopie ou d'un scanner. Il insère ensuite l'aiguille selon l'angle et à la profondeur appropriés, puis injecte les médicaments.

Le cas échéant, le patient reçoit un anesthésique local. Si nécessaire, le médecin utilise également un produit de contraste.

Autres domaines d'application de la radiologie interventionnelle

Chez les patients dialysés, des shunts (ou dispositifs de shunt pour dialyse) sont mis en place afin de filtrer le sang. Les shunts sont des connexions artificielles entre une artère et une veine.

D'autres domaines d'application sont, par exemple, le prélèvement de tissus (biopsie) et la mise en place de drains ainsi que de sondes d'alimentation.

Après le traitement

Comportement du patient

Le comportement du patient varie fortement en fonction du tableau clinique et de l'intervention pratiquée. Par exemple, après une vertébroplastie, il est recommandé de rester alité pendant une journée afin de ne pas nuire au durcissement du ciment.

Une journée de repos est également indiquée après l'administration d'anesthésiques. Vous ne devez pas non plus conduire de véhicule ce jour-là.

Pronostic

Le pronostic dépend également du type d'intervention pratiquée par le médecin. Les cathétérismes des voies biliaires ou des vaisseaux sanguins, par exemple, présentent un taux de réussite très élevé, même à long terme. Les patients souffrant de douleurs nerveuses tirent également, pour la plupart, un énorme bénéfice de ce traitement.

Les chances de succès d'un traitement antitumoral dépendent

  • de la méthode de traitement ainsi que
  • du type, de la taille, de la localisation et du stade de la tumeur

. Certaines tumeurs ne sont pas (ou plus) guérissables, tandis que pour d’autres, les chances de guérison sont très bonnes. Le médecin traitant est en mesure de fournir une évaluation plus précise.

Complications possibles

La radiologie interventionnelle est une technique purement mini-invasive. Le taux de complications et l'ampleur des effets secondaires sont donc extrêmement faibles.

Les complications suivantes sont rarement possibles lors des injections :

  • infections
  • Injections accidentelles
  • Lésions nerveuses
  • Hémorragies

En cas de vertébroplastie, des fractures secondaires ou des symptômes de paralysie dus à une pression sur la moelle épinière sont possibles. Ces derniers surviennent notamment lorsque du ciment osseux s'échappe de la vertèbre.

Le traitement des douleurs nerveuses peut entraîner temporairement

  • des troubles sensoriels,
  • des paralysies ou
  • une aggravation des symptômes

.

Certaines personnes présentent des intolérances aux médicaments injectés ou aux produits de contraste.

Conclusion

La radiologie interventionnelle est une méthode thérapeutique aux applications multiples.

Grâce à l’imagerie en temps réel, elle permet un traitement peu invasif et d’une grande précision. Le taux de complications est ainsi bien inférieur à celui d’une intervention chirurgicale.