De nombreux couples souhaitent ardemment avoir un enfant, mais ce souhait ne se réalise pas toujours. L'infertilité involontaire est loin d'être rare. Actuellement, 6 millions d'Allemands sont concernés. La médecine reproductive moderne offre aux couples qui ne peuvent pas avoir d'enfant par voie naturelle la possibilité de réaliser leur désir d'enfant. La fécondation in vitro (FIV) est l'une des méthodes les plus efficaces pour atteindre cet objectif. Chez environ 28 % des femmes, ce traitement de la stérilité aboutit dès la première tentative.
Aperçu des articles
- Qu'est-ce que la fécondation in vitro ?
- Quand la fécondation in vitro est-elle indiquée ?
- Conditions préalables à la réussite d'une fécondation in vitro
- Examens préliminaires pour la FIV
- Comment se déroule une fécondation in vitro ?
- Chances et risques d'une fécondation in vitro
- Coûts et prise en charge par les caisses d'assurance maladie
- Alternative à la fécondation in vitro : l'ICSI
Fécondation in vitro - Informations complémentaires
Qu'est-ce que la fécondation in vitro ?
Ce terme désigne une technique d'insémination artificielle. Le médecin prélève des ovules aptes à la fécondation par voie vaginale. Ceux-ci sont ensuite placés dans une coupelle en verre avec les spermatozoïdes préparés (bons et mobiles) de l'homme. D'où le nom de fécondation in vitro : fécondation dans une coupelle.
Une fois la fécondation réussie, le médecin implante au maximum trois embryons dans l'utérus, mais généralement 1 à 2 embryons. Cela se fait généralement 24 à 48 heures après la fécondation des ovules.
Pour augmenter les chances de grossesse, un traitement hormonal est administré au préalable. Grâce à cette stimulation, plusieurs ovules se développent simultanément. L'objectif du traitement par FIV est qu'un des embryons implantés s'implante dans l'utérus et se développe.
Depuis la naissance du premier bébé issu d'une insémination artificielle en Allemagne en 1982, des centaines de milliers d'enfants ont été conçus par cette méthode.
Rien qu'entre 1997 et 2016, on en comptait 275 452. Certes, à ce jour, seuls 1 % des enfants nés en Allemagne sont issus d'une insémination artificielle. Mais la tendance est à la hausse.
Cela se reflète également dans le fait qu’il existe plus de 130 centres proposant la fécondation in vitro dans toute l’Allemagne. La raison de ce nombre croissant de fécondations in vitro est que de nombreux couples décident très tard d’avoir un enfant.
Dès l'âge de 30 ans, la fertilité de la femme diminue de façon continue. Il en va de même pour les chances de tomber enceinte.
Quand la fécondation in vitro est-elle indiquée ?
Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles une grossesse ne parvient pas à s'établir. Avant un traitement par FIV, il est judicieux de déterminer les causes individuelles de l'infertilité.
Une infertilité totale chez la femme ou chez l'homme est plutôt rare. Une femme peut par exemple présenter une trompe de Fallope absente, obstruée ou cicatrisée, qui bloque le passage de l'ovule.
De même, la fécondation in vitro offre aux femmes atteintes d'endométriose la possibilité de tomber enceintes. Dans le cadre de cette maladie, la muqueuse utérine se développe en dehors de l'utérus, ce qui entraîne des inflammations.
Des troubles hormonaux ou une fertilité réduite chez l'homme peuvent également être à l'origine de l'infertilité. Enfin, le facteur psychologique peut également jouer un rôle.
Conditions préalables à la réussite d'une fécondation in vitro
La fécondation in vitro n'a des chances de réussir que si certaines conditions physiques sont remplies. La femme doit disposer d'au moins un ovaire fonctionnel et d'un utérus intact.
Un cycle menstruel régulier avec ovulation est favorable. Les testicules de l'homme doivent produire des spermatozoïdes mobiles et sains. Si les spermatozoïdes de l'homme sont immobiles ou peu fonctionnels, l'ICSI est la méthode privilégiée.
Les conditions physiques ne sont pas les seules à être nécessaires pour mener à bien un traitement par FIV. Un bon état psychologique est également important, car la thérapie est très exigeante sur le plan psychique.
Un traitement est associé à de grands espoirs qui ne se réalisent pas toujours. Souvent, le succès ne survient qu’après plusieurs tentatives, voire jamais. Cela est très éprouvant pour le corps et l’esprit. C’est pourquoi il est important d’être bien préparé psychologiquement au traitement. En effet, un traitement par FIV exige souvent beaucoup de patience et de persévérance.
Examens préliminaires pour la FIV
Avant la FIV, le couple doit se soumettre à toute une série d'examens et de traitements.
Parmi ceux-ci figurent :
- Échographie
- Prise de sang
- Dépistage de maladies telles que le VIH ou l'hépatite, ou d'une maladie inflammatoire transmissible du foie, ou encore de certains agents pathogènes comme la chlamydia.
De plus, la future mère doit se faire vacciner contre la rubéole et la varicelle, car ces maladies peuvent nuire à l'embryon dans l'utérus.
Enfin, le médecin informe les futurs parents, lors d'un entretien, des points essentiels du traitement par FIV.
Comment se déroule une fécondation in vitro ?
Le traitement comprend de nombreuses étapes qui s'étendent sur plusieurs semaines ou plusieurs mois. Une fois la phase de préparation terminée, le traitement proprement dit commence. La première étape consiste à prélever des ovocytes aptes à la fécondation.
Phase I : prélèvement des ovocytes et des spermatozoïdes
Afin de stimuler le développement des ovocytes, la femme reçoit d'abord des injections d'hormones. L'objectif est d'obtenir un nombre suffisant d'ovocytes.
Si plusieurs ovules sont disponibles pour le traitement, les chances de fécondation sont plus élevées. Le médecin contrôle régulièrement le développement des follicules par échographie.
Dès que les ovules ont atteint une certaine taille, le spécialiste en médecine reproductive déclenche l'ovulation en administrant l'hormone hCG. Environ 36 heures plus tard, il prélève les follicules dans l'ovaire. Le prélèvement s'effectue par voie vaginale. À partir du vagin, il introduit une fine aiguille dans les ovaires et aspire les ovules aptes à la fécondation.
Le médecin surveille l'intervention par échographie ; celle-ci ne dure que quelques minutes. Si elle le souhaite, la femme peut bénéficier d’une anesthésie de courte durée ou d’une sédation analgésique et rentrer chez elle après un temps de repos. Parallèlement au prélèvement des ovocytes, l’homme fournit les spermatozoïdes nécessaires. Si le couple habite à proximité, le partenaire peut également effectuer le don à domicile.
Phase II : fécondation des ovocytes prélevés
Le biologiste de la reproduction place les follicules et les spermatozoïdes dans une boîte de Petri et les met dans une incubatrice. Une température de 37 °C simule une situation de fécondation normale.
Lors de la fécondation, le spermatozoïde le plus agile et le plus vigoureux s'impose et féconde l'ovule de manière naturelle. Seule différence : cela se passe en dehors de l'utérus, dans une boîte de Pétri. C'est pourquoi les médecins parlent également de fécondation extracorporelle.
Phase III : Implantation des ovules fécondés dans l'utérus
Après la fécondation, les cellules commencent à se diviser. Il en résulte de petits embryons qui, au bout de 2 à 3 jours, sont prêts à être transférés dans l'utérus. Le médecin implante jusqu'à trois embryons, généralement 1 ou 2, dans l'utérus.
La femme est allongée sur une table d'examen gynécologique. Une anesthésie n'est pas nécessaire. Les embryons sont placés dans une canule de transfert spéciale que le médecin introduit dans l'utérus par le col de l'utérus. C'est là qu'il dépose les embryons. Il surveille l'ensemble de la procédure à l'aide d'une échographie.
Dans les jours qui suivent, la femme doit se ménager et éviter toute activité physique intense. Cela facilite la nidation de l’embryon dans la muqueuse utérine et ménage les ovaires gonflés.
Si plusieurs embryons s’implantent, il en résulte une grossesse multiple. La probabilité d’une telle grossesse est plus élevée qu’avec une fécondation naturelle. Environ 5 à 15 % des femmes donnent naissance à des jumeaux, et 1 à 3 % à des triplés.
Phase IV : la phase lutéale
Au cours de la phase lutéale (deuxième moitié du cycle), le médecin favorise le développement de l'embryon en administrant de la progestérone. La progestérone est une hormone du corps jaune disponible sous différentes formes : en comprimés, en ovules vaginaux, en gel ou en injection intramusculaire.
À l'issue de cette phase de 14 jours, le test de grossesse permet de savoir si l'insémination artificielle a été couronnée de succès.
Chances et risques d'une fécondation in vitro
Les chances de réussite dépendent de nombreux facteurs individuels. Le type et la durée du trouble de la fertilité, mais surtout l'âge de la femme, jouent ici un rôle important.
À partir de 30 ans, la fertilité des femmes diminue progressivement. Chez les femmes de plus de 40 ans, le taux de réussite baisse même considérablement. Seules 15 % des femmes traitées parviennent à tomber enceintes. Un traitement par FIV nécessite généralement plusieurs cycles.
La fécondation in vitro comporte des risques :
- il faut notamment citer les grossesses multiples. Si elles peuvent même être souhaitées par certains parents, elles augmentent toutefois le risque pour la mère et l'enfant.
- Le risque de fausse couche est également accru au cours des premières semaines de grossesse, en particulier chez les femmes de plus de 35 ans et en cas de grossesse multiple.
- Il existe également un risque de grossesse extra-utérine.
- Le traitement hormonal peut également entraîner une hyperstimulation ovarienne (syndrome d'hyperstimulation ovarienne – SHSO). Les symptômes sont une hypertrophie des ovaires, la formation éventuelle de kystes et des douleurs associées dans le bas-ventre.
- Enfin, les futurs parents sont exposés à un stress psychologique important. Les fluctuations émotionnelles constantes entre espoir et angoisse sont très éprouvantes.
Coûts et prise en charge par les caisses d'assurance maladie
Les coûts d'une fécondation in vitro ne sont pas négligeables : les futurs parents doivent compter environ 2 000 euros par cycle. Sous certaines conditions, les caisses d'assurance maladie publiques prennent en charge les coûts. Toutefois, seulement la moitié et uniquement pour les couples mariés.
Les conditions : au début du traitement, les couples doivent être âgés d'au moins 25 ans. Une fois que la femme a atteint l'âge de 40 ans et l'homme celui de 50 ans, la caisse ne prend généralement plus en charge les frais. En règle générale, trois cycles de traitement sont pris en charge, mais cela dépend du Land et de la caisse concernée.
Alternative à la fécondation in vitro : l'ICSI
En cas de qualité ou de motilité insuffisante des spermatozoïdes, il est possible de recourir à ce qu'on appelle l'injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI).

Derrière ce terme compliqué se cache une procédure simple. Le biologiste de la reproduction injecte un spermatozoïde directement dans le cytoplasme de l'ovule à l'aide d'une fine aiguille.
Si l'homme ne dispose que de peu de spermatozoïdes fertiles, l'urologue peut prélever des spermatozoïdes dans le tissu testiculaire ou l'épididyme.
De nombreux parents sans enfant se soumettent à un traitement de FIV malgré le stress psychologique et l’investissement important en temps et en argent. Après tout, l’insémination artificielle promet la réalisation d’un grand rêve : fonder une famille.

