Les lésions ligamentaires sont très fréquentes. Les personnes actives et les sportifs font partie des groupes particulièrement exposés. Ces lésions peuvent également survenir facilement au quotidien : il suffit souvent d'un mauvais mouvement ou d'un choc brusque pour provoquer un étirement excessif ou une déchirure.
Vous trouverez dans les sections suivantes de plus amples informations sur les différents types de blessures, y compris les méthodes de traitement et les chances de guérison. Vous y trouverez également une sélection de spécialistes pour le traitement d'une lésion ligamentaire.
Quel est le rôle des ligaments dans le corps ?
Les ligaments sont des structures fibreuses rigides en forme de cordons qui stabilisent toutes les articulations du corps. Ils sont particulièrement importants au niveau des articulations fortement sollicitées, comme celles de la cheville, de la main et de l'épaule, et sont donc aussi plus souvent sujets à des blessures.
Ils sont constitués de tissu conjonctif comportant des structures rigides (inflexibles) et flexibles (extensibles). Ils confèrent une stabilité aux articulations, de sorte que celles-ci ne peuvent bouger que dans certaines directions. De plus, ils relient en partie les os de l'articulation concernée entre eux (par exemple, les ligaments croisés du genou).
Si les ligaments sont trop rigides et manquent de souplesse, la mobilité de l'articulation s'en trouve réduite. C'est par exemple le cas lors d'une immobilisation prolongée de l'articulation de l'épaule, ce qui doit donc être évité dans la mesure du possible ou, le cas échéant, limité à quelques jours.
Quelles sont les maladies des ligaments ?
Il existe des pathologies congénitales des ligaments, qui constituent toutefois une minorité. Il s'agit principalement de ligaments trop faibles. Lorsque les ligaments sont trop peu développés, il en résulte une hyperlaxité articulaire avec un risque de luxation (déboîtement).
La majorité des lésions ligamentaires est toutefois acquise et résulte d’une blessure récente ou plus ancienne. Dans ce dernier cas, on parle de pathologies chroniques. Il s’agit notamment de ligaments trop rigides et inflexibles, qui entraînent une diminution de la mobilité articulaire (raideur). C'est par exemple le cas après une luxation de l'épaule suivie d'une immobilisation de l'articulation. C'est pourquoi il est déconseillé de procéder à une immobilisation autonome de l'articulation de l'épaule à l'aide d'une écharpe, car cela entraîne une raideur de l'articulation en l'espace de quelques jours seulement.
La pathologie ligamentaire de loin la plus fréquente est la lésion soudaine due à un accident ou à un acte de violence. Cela inclut, par exemple, le traumatisme de la cheville, dans lequel une torsion entraîne un étirement excessif ou une rupture des ligaments de la cheville. Le texte qui suit traite donc principalement de ce type de blessure.
Quelles sont les lésions ligamentaires existantes ?
Les médecins classent les lésions ligamentaires en différentes catégories en fonction de la gravité de la lésion :
- Entorse : l'entorse est la blessure la plus simple, très fréquente chez les sportifs, mais qui guérit rapidement. La plupart du temps, aucune mesure particulière n'est nécessaire, si ce n'est le repos.
- Étirage : l'étirage est également une blessure qui guérit généralement rapidement, mais qui nécessite toutefois une immobilisation temporaire ainsi que, souvent, un traitement antidouleur.
- Rupture ligamentaire : la rupture ligamentaire (terme médical : rupture du ligament) est la forme la plus grave de lésion ligamentaire ; elle se caractérise par une déchirure de l'appareil ligamentaire et entraîne une instabilité de l'articulation. Une intervention chirurgicale est souvent nécessaire pour redonner de la stabilité à l'articulation. Toutefois, si la musculature est bien développée, un traitement conservateur (c'est-à-dire sans opération) peut également être envisagé. C'est par exemple le cas pour la rupture du ligament croisé.
On distingue parfois, dans le cas d'une rupture ligamentaire, une rupture partielle et une rupture complète :
- Rupture partielle avec de nombreuses micro-lésions du tissu ligamentaire. Alors que certaines fibres du ligament sont déchirées, d'autres restent intactes. Cette variante s'accompagne de douleurs parfois intenses et de gonflements. Ceux-ci rendent impossible le fonctionnement normal et le mouvement de l'articulation touchée.
- Rupture complète avec déchirure totale du ligament, accompagnée de gonflements et de douleurs. L'articulation, initialement stabilisée par les ligaments, perd ainsi son maintien et devient instable.
Quelles sont les causes les plus fréquentes des lésions ligamentaires ?
Les accidents de sport comptent parmi les principales causes de lésions ligamentaires. Dans des sports tels que le football, le basket-ball et le tennis, ce sont surtout les articulations des membres inférieurs, c'est-à-dire les genoux et les chevilles, qui sont exposées à un risque. Le cyclisme et le ski représentent également une sollicitation particulière pour les articulations du genou. Dans le cas du handball, du volley-ball et de l'escalade, en revanche, la sollicitation excessive des membres supérieurs entraîne un risque accru de lésions ligamentaires au niveau des articulations de la main et des doigts.
Les blessures aux chevilles surviennent également fréquemment dans la vie quotidienne. Un simple faux pas peut suffire à provoquer un étirement des ligaments concernés. Cependant, dans la plupart des cas, des blessures antérieures de l'articulation ont déjà eu lieu, entraînant une instabilité.

Une lésion ligamentaire fréquente est une rupture partielle ou complète des ligaments © Henrie | AdobeStock
Comment diagnostiquer une lésion ligamentaire ?
Si vous avez eu un accident et que vous soupçonnez une lésion de l'articulation, vous devriez consulter un médecin. En particulier si vous présentez des douleurs, des gonflements et des ecchymoses au niveau de l'articulation concernée qui ne s'atténuent pas après une période de repos, de mise au repos et de traitement de la douleur, vous devriez consulter un médecin. Un premier diagnostic peut souvent être posé par le médecin généraliste. Selon le type et la gravité de la blessure, il peut également être nécessaire de consulter
- orthopédistes du sport,
- de chirurgiens traumatologues,
- d'orthopédistes et/ou
- kinésithérapeutes
.
Quels examens sont effectués ?
Dans un premier temps, un entretien préliminaire est mené à des fins d'orientation (anamnèse). Des questions sont alors posées sur les circonstances de l'accident, d'éventuelles lésions antérieures ainsi que sur les opérations précédentes au niveau de la région du corps blessée.
Vient ensuite l'examen physique. La partie du corps blessée est alors inspectée (observée) et examinée à la recherche de signes pathologiques. Les éléments suivants sont particulièrement pris en compte :
- les gonflements
- les douleurs à la pression et à la mobilisation, ainsi que
- la formation d'un hématome et/ou d'un épanchement articulaire.
La stabilité et la mobilité de l'articulation concernée constituent également un indice important à ce stade du diagnostic.
Souvent, les deux méthodes susmentionnées, à savoir l'anamnèse et l'examen physique, permettent déjà d'établir le diagnostic d'une lésion ligamentaire.
D'autres examens sont souvent prescrits, notamment une radiographie, afin d'exclure ou de confirmer une fracture de l'articulation ainsi que des arrachements osseux des ligaments.
Une échographie fait également souvent partie de l'examen de base en cas de suspicion de rupture ligamentaire. Elle permet de visualiser l'étendue de la lésion ligamentaire de manière relativement simple et sans effets secondaires tels que l'exposition aux rayons X ou les allergies aux produits de contraste.
D'autres méthodes diagnostiques importantes permettant une évaluation plus précise de la lésion ligamentaire sont
- l'imagerie par résonance magnétique (IRM) ainsi que
- l'arthroscopie, appelée « arthroscopie » dans le jargon médical.
Cette dernière n'est pas seulement utilisée pour établir un diagnostic aussi complet que possible. Si nécessaire, elle peut également être employée comme forme de traitement mini-invasive.
Quelles sont les méthodes de traitement disponibles en cas de lésion ligamentaire ?
Un diagnostic minutieux est indispensable pour choisir un traitement « sur mesure ».
En cas de lésions ligamentaires légères, telles qu’une simple élongation ligamentaire, des méthodes conservatrices sont indiquées. Parmi celles-ci figurent :
- le repos systématique
- la pose de bandages pour stabiliser et favoriser le processus de guérison.
Cette mesure prend environ deux à trois semaines.
Une entorse ligamentaire nécessite en revanche un temps de récupération plus long, car elle s'accompagne souvent de légères déchirures et d'hémorragies tissulaires. Certes, la stabilité de l'articulation n'est pas affectée, ou tout au plus très légèrement, comme dans le cas d'une entorse ligamentaire. Il convient toutefois d'éviter une évolution défavorable due à une sollicitation excessive prématurée.
Une fois la phase de repos terminée, une élongation est souvent suivie d'un traitement de kinésithérapie. Celui-ci aide l'articulation à retrouver progressivement toute sa performance et sa résistance d'origine.
La guérison d'une rupture ligamentaire, qu'elle touche le genou ou la cheville, demande beaucoup de patience. La phase d'immobilisation constitue la première étape d'une approche thérapeutique généralement divisée en deux parties. La stabilisation des membres concernés est alors assurée à l'aide de bandages ou d'attelles spéciales (orthèses). Pour les personnes qui souhaitent un rétablissement rapide de la résistance de leurs articulations, une intervention chirurgicale constitue une alternative. Les sportifs professionnels, en particulier, ont souvent recours à cette solution.
La deuxième partie du traitement d'une rupture ligamentaire intervient après la guérison complète. Elle consiste en des exercices de physiothérapie adaptés à chaque patient, destinés à favoriser la reconstruction musculaire et à optimiser la coordination des mouvements.
Une rupture ligamentaire peut-elle guérir complètement ?
De manière générale, il convient de noter que l'évolution et la guérison des lésions ligamentaires dépendent fortement du patient. Si, par exemple, vous ne respectez pas les recommandations médicales en matière de repos et que vous sollicitez trop tôt la zone blessée, des complications ne sont pas rares.
Concrètement, cela signifie que même des élongations légères peuvent évoluer vers une rupture ou que la phase de guérison peut s'éterniser inutilement. Il faut également s'attendre à une aggravation des symptômes associés, tels que les douleurs et les gonflements.
Le respect scrupuleux des recommandations thérapeutiques du médecin permet généralement une guérison optimale des ligaments. En règle générale, il ne faut pas s’attendre à des séquelles graves après une lésion ligamentaire.
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