Au cours de la vie, l'articulation du genou doit supporter des charges considérables. Lorsque le cartilage articulaire s'use d'un seul côté, les médecins parlent de gonarthrose. Le plus souvent, c'est la face interne qui est touchée, ce que l'on appelle la gonarthrose médiale. Cette usure entraîne souvent des douleurs lancinantes qui, au début, ne surviennent qu'à l'effort, mais peuvent ensuite persister au repos. La cause réside souvent dans un mauvais alignement de l'axe de la jambe (jambes en X). Mais un remplacement total de l'articulation n'est pas toujours nécessaire dans l'immédiat. Du traitement conservateur avec des semelles orthopédiques à la prothèse partielle moderne (appelée « prothèse Oxford »), il existe des moyens efficaces pour préserver la fonction du genou et soulager la douleur.
Aperçu rapide :
Aperçu des articles
- Informations générales sur l'anatomie de l'articulation du genou
- Définition : qu'est-ce que la gonarthrose médiale ?
- Causes de la gonarthrose médiale
- Symptômes de la gonarthrose médiale
- Diagnostic de la gonarthrose médiale
- Le traitement
- Traitement conservateur
- Médicaments
- Interventions chirurgicales
- Pronostic et prévention
- Conclusion sur l'arthrose médiale du genou
- FAQ : les 8 questions les plus importantes sur la gonarthrose médiale
Informations générales sur l'anatomie de l'articulation du genou
Pour mieux comprendre l'arthrose médiale du genou, il est important de se familiariser avec l'anatomie de l'articulation du genou. L'articulation du genou est la plus grande articulation du corps humain et se compose de trois os principaux :
- le fémur
- Tibia
- La rotule (patella)
Il s'agit d'une articulation complexe de type charnière qui permet des mouvements tels que la flexion et l'extension.
L'articulation du genou est entourée d'une capsule articulaire remplie d'un liquide synovial protecteur. Les surfaces articulaires des os sont recouvertes de cartilage, qui sert d'amortisseur et de lubrifiant. Les ligaments et les muscles stabilisent l'articulation du genou et permettent sa liberté de mouvement.

Anatomie de l'articulation du genou @ bilderzwerg /AdobeStock
Définition : qu'est-ce que la gonarthrose médiale ?
La gonarthrose médiale (également appelée arthrose médiale du genou) est une maladie dégénérative de l'articulation du genou. Elle se caractérise par une dégradation du cartilage sur la face interne de l'articulation.
Cette dégradation du cartilage entraîne :
- des douleurs
- des inflammations et
- des troubles de la fonction articulaire
La maladie se développe généralement sur une longue période et touche souvent les personnes âgées. Elle peut toutefois également survenir chez des personnes plus jeunes, notamment à la suite de blessures ou en raison d'une prédisposition génétique.

Causes de la gonarthrose médiale
Les causes exactes de la gonarthrose médiale sont complexes et ne peuvent pas toujours être identifiées. Il existe toutefois plusieurs facteurs susceptibles d'augmenter le risque de développer cette affection.
Parmi ceux-ci, on peut citer :
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L'âge : le risque de gonarthrose augmente avec l'âge. L'usure naturelle du cartilage au fil du temps augmente la probabilité d'apparition de symptômes arthrosiques.
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Prédisposition génétique : une prédisposition familiale peut jouer un rôle dans le développement de la gonarthrose. Si des proches parents souffrent d'arthrose, le risque pour la personne concernée a tendance à être plus élevé.
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Surpoids : le surpoids ou l'obésité augmentent la charge exercée sur l'articulation du genou et peuvent accélérer la dégradation du cartilage. Cela peut augmenter considérablement le risque de gonarthrose médiale.
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Malformations : les malformations congénitales ou acquises de l'axe des jambes comptent parmi les causes principales les plus fréquentes de la gonarthrose. Un écartement des jambes (axe en varus) entraîne une surcharge des parties internes de l'articulation et, à un stade avancé, une gonarthrose médiale. Dans ce cas, les parties externes de l'articulation ne sont que peu ou pas sollicitées.
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Blessures : les blessures traumatiques du genou (déchirures du ménisque, lésions des ligaments croisés) peuvent augmenter le risque de gonarthrose. En particulier en l'absence de traitement approprié. Une gonarthrose médiale survient notamment à la suite de lésions du ménisque interne.
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Surcharge : des sollicitations excessives et répétées de l'articulation du genou lors de la pratique de certains sports peuvent user le cartilage plus rapidement et contribuer à l'apparition d'une arthrose du genou.
- Maladies inflammatoires : certaines maladies inflammatoires, comme la polyarthrite rhumatoïde, peuvent toucher l'articulation du genou et contribuer au développement de l'arthrose.

Les jambes en X sont une déformation de l'axe des jambes qui entraîne un écart entre les genoux @ gballgiggs /AdobeStock
Symptômes de la gonarthrose médiale
La gonarthrose médiale peut entraîner divers symptômes, qui varient d'un patient à l'autre. Parmi les plus courants, on trouve :
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Douleurs : la douleur est l'une des principales caractéristiques de la gonarthrose médiale. Elle se manifeste à l'intérieur du genou et peut s'aggraver. Elle est souvent sourde et lancinante, en particulier après des efforts prolongés ou des mouvements.
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Raideur : les patients atteints de gonarthrose médiale se plaignent souvent d'une raideur matinale au niveau de l'articulation du genou. Cette raideur peut rendre difficile le mouvement du genou, ainsi que sa flexion ou son extension.
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Gonflements : les inflammations au niveau de l'articulation du genou peuvent entraîner des gonflements. Le genou concerné peut alors paraître chaud et enflé.
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Mobilité réduite : la limitation de la mobilité de l'articulation du genou est un symptôme fréquent. Les personnes concernées ont des difficultés à plier ou à tendre complètement le genou.
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Craquements ou frottements : un « craquement » ou un « frottement » peut se produire lorsque les surfaces articulaires endommagées de l'articulation du genou bougent.
- Instabilité : certains patients ressentent une sensation d'instabilité au niveau de l'articulation du genou, ce qui les amène à ménager automatiquement l'articulation.
Diagnostic de la gonarthrose médiale
Le diagnostic de la gonarthrose médiale repose généralement sur une combinaison d'examen clinique, d'imagerie et d'analyses de laboratoire.
Un médecin expérimenté procède comme suit :
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Anamnèse : le médecin établit un historique médical détaillé afin de recueillir des informations sur les blessures antérieures, les antécédents familiaux et d'autres facteurs pertinents.
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Examen physique : il procède ensuite à un examen physique approfondi du genou. Il prête particulièrement attention aux déformations, aux instabilités et aux signes de lésions du cartilage.
- Imagerie : Afin d'évaluer plus précisément l'état de l'articulation du genou, différentes techniques d'imagerie sont utilisées.
- Radiographies : les radiographies sont souvent le premier choix pour le diagnostic de la gonarthrose médiale. Elles permettent de mettre en évidence des modifications du cartilage, des excroissances osseuses et un rétrécissement de l'espace articulaire. Il est très important que ces radiographies soient réalisées en position debout, c'est-à-dire sous contrainte. Dans certains cas, ce n'est qu'alors que le médecin peut constater l'étendue réelle des lésions cartilagineuses. Afin d'évaluer les différentes parties de l'articulation du genou, les médecins réalisent des clichés sous contrainte (clichés de stress en varus et en valgus).
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Imagerie par résonance magnétique (IRM) : l'IRM fournit des images détaillées de l'articulation du genou et permet d'évaluer l'état du cartilage, des ligaments et d'autres structures. L'évaluation du ligament croisé antérieur peut ainsi s'avérer décisive en cas de gonarthrose médiale.
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Analyses de laboratoire : bien qu'il n'existe pas de tests sanguins spécifiques pour diagnostiquer la gonarthrose, les analyses de laboratoire permettent d'exclure d'autres causes telles que les inflammations.
- Arthroscopie : dans certains cas, les médecins pratiquent une arthroscopie. Il s'agit d'une intervention mini-invasive au cours de laquelle les médecins introduisent une minuscule caméra dans l'articulation du genou. Le médecin peut ainsi évaluer l'étendue des lésions et mettre en place des traitements ciblés. Cependant, lorsque l'arthrose a déjà été diagnostiquée, cette procédure perd de plus en plus de son importance.
Le traitement
Les objectifs du traitement sont les suivants :
- soulager la douleur
- d'améliorer la fonction de l'articulation du genou et
- de maintenir ou d'améliorer la qualité de vie du patient
Le choix du traitement dépend de différents facteurs :
- la gravité de la maladie
- L'âge du patient et
- Besoins individuels
Traitement conservateur
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Physiothérapie : la physiothérapie peut aider à renforcer les muscles autour du genou et à améliorer la mobilité. Cela peut réduire la charge sur l'articulation touchée.
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Traitement antidouleur : les analgésiques tels que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont indiqués pour soulager la douleur. Dans certains cas, une injection de corticostéroïdes dans l'articulation du genou est également pratiquée afin de réduire l'inflammation.
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Perte de poids : si le surpoids est un facteur contribuant à la gonarthrose, une perte de poids est recommandée afin de réduire la charge.
- Aides techniques : l'utilisation d'aides à la marche ou de béquilles peut réduire la charge sur la jambe touchée et améliorer la mobilité. Les orthèses, par exemple, stabilisent et soulagent la partie interne de l'articulation touchée.
Médicaments
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Injections d'acide hyaluronique : elles aident à remplacer le liquide synovial, à préserver la structure du cartilage et à améliorer la lubrification de l'articulation.
- Analgésiques : dans certains cas, le médecin peut prescrire des analgésiques plus puissants pour contrôler la douleur.
Interventions chirurgicales
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Débridement arthroscopique : lors de cette intervention, les médecins retirent les fragments de cartilage et d'os détachés afin de soulager la douleur. Cette intervention n'est pas recommandée en cas d'arthrose avancée.
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Ostéotomie : une ostéotomie consiste à remodeler le fémur ou le tibia afin de redistribuer la charge sur l'articulation du genou. Une ostéotomie est pratiquée en cas de déformation en O, ce qui permet de soulager la face interne de l'articulation du genou. Cette intervention convient aux jeunes patients présentant des lésions dégénératives légères.
- Prothèse partielle (prothèse en glissière) : en cas d’arthrose du genou avancée, une prothèse partielle ou totale (arthroplastie du genou) est nécessaire pour remplacer l’articulation endommagée. Si seule la partie interne de l'articulation est touchée, un implant partiel au niveau de l'articulation du genou suffit. Il s'agit alors d'un recouvrement de la partie interne de l'articulation. Le reste de l'articulation du genou est conservé. Dans le langage courant, ces implants sont appelés « prothèses sur glissière ».

Changements de mode de vie
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Exercices : une activité physique régulière et des exercices ciblés visant à renforcer la musculature contribuent à atténuer les symptômes et à préserver la fonction articulaire.
- Alimentation : une alimentation équilibrée peut contribuer au contrôle du poids et à la préservation de la santé du cartilage.
Pronostic et prévention
Le pronostic de la gonarthrose dépend de différents facteurs, tels que la gravité de la maladie et l'efficacité du traitement.
La détection précoce des symptômes et un traitement adapté peuvent ralentir la progression de la maladie et améliorer la qualité de vie.
La prévention de la gonarthrose médiale comprend des mesures telles que :
- Le contrôle du poids
- L'activité physique régulière
- la prévention des blessures et
- Traitement précoce des douleurs au genou, des blessures et des déformations
On ne peut pas influencer la prédisposition génétique, mais un mode de vie sain et une prise en charge médicale précoce permettent de minimiser le risque.
Conclusion sur l'arthrose médiale du genou
La gonarthrose médiale est une affection courante du genou qui provoque des douleurs et altère la fonction articulaire.
Un diagnostic précoce et un traitement adapté sont essentiels pour soulager les symptômes et améliorer la qualité de vie des personnes concernées.
Le choix du traitement dépend de nombreux facteurs et doit être effectué en étroite collaboration avec un médecin qualifié. Des mesures préventives telles que le contrôle du poids et un mode de vie sain sont également importantes pour réduire le risque de gonarthrose.
Pour une prise en charge chirurgicale, il convient de consulter un spécialiste du remplacement partiel de l'articulation du genou. Les prothèses de type « traîneau » sont moins couramment utilisées et présentent un degré de difficulté plus élevé.
FAQ : les 8 questions les plus importantes sur la gonarthrose médiale
Quels sont les symptômes typiques de la gonarthrose médiale ?
Le symptôme principal est une douleur à l'intérieur du genou. Celle-ci se manifeste initialement sous forme de douleur à l'effort, c'est-à-dire après s'être levé ou au début d'un mouvement. Lorsque l'arthrose est avancée, les patients souffrent également de douleurs au repos ou de gênes nocturnes. Souvent, la rotule est également irritée, ce qui entraîne une mobilité réduite et donne à la jambe un aspect instable.
Quels sont les avantages d'un traitement conservateur en cas d'arthrose du genou ?
Un traitement conservateur est souvent la première étape pour retarder une opération. Il comprend de la kinésithérapie visant à renforcer les muscles qui stabilisent l'articulation du genou, ainsi que des médicaments anti-inflammatoires. Les semelles orthopédiques avec surélévation du bord extérieur constituent un élément important. Elles modifient l'angle d'appui de la semelle et soulagent ainsi l'espace articulaire médial, ce qui réduit la charge.
Quand une prothèse partielle (prothèse en traîneau) est-elle indiquée ?
Lorsque seule la face interne de l'articulation est touchée et que les ligaments (notamment le ligament croisé antérieur) sont encore intacts, une prothèse partielle est souvent préférable à une prothèse totale. La prothèse de type « Oxford » est un modèle bien connu. Cette technique ne remplace que la partie médiale endommagée, préserve les structures saines et permet souvent une rééducation plus rapide et un fonctionnement plus naturel du genou qu'une arthroplastie totale.
Quel rôle jouent les jambes en X dans l'apparition de cette pathologie ?
Une déformation en O (varus) est un facteur de risque majeur. Elle empêche une répartition uniforme du poids corporel, qui se concentre alors sur la face interne. Cette pression chronique entraîne une usure plus rapide du cartilage médial. Une correction chirurgicale de l'axe des jambes (ostéotomie de réalignement) peut, à un stade précoce, freiner la progression de la maladie.
Existe-t-il des exercices contre l'arthrose médiale du genou ?
Oui, des exercices ciblés sont essentiels pour renforcer les muscles de la cuisse et soulager l'articulation. De nombreux patients recherchent sur YouTube une vidéo proposant des instructions pour des exercices de rééducation du genou. Il est toutefois conseillé de se faire montrer les exercices par un kinésithérapeute au début, afin d’éviter toute mauvaise posture et de s’assurer que les exercices ne sollicitent pas davantage le côté médial.
En quoi une surélévation du bord extérieur de la chaussure est-elle utile ?
Une rehausse sur le bord extérieur de la semelle de la chaussure ou des semelles orthopédiques fait légèrement basculer le pied vers l'intérieur (valgisation). Physiquement, cela a pour effet de déplacer le centre de pression dans l'articulation du genou, le faisant passer de la face interne atteinte vers la face externe saine. Ce soulagement mécanique peut souvent atténuer sensiblement les douleurs et rendre la marche moins douloureuse.
Peut-on guérir l'arthrose médiale du genou ?
L'arthrose est une usure irréversible ; chez l'adulte, le cartilage perdu ne se reconstitue pas. On ne peut donc pas guérir la maladie au sens strict du terme, mais on peut ralentir sa progression et bien traiter les symptômes. Grâce à des mesures de préservation de l'articulation ou, si nécessaire, à une prothèse articulaire, la qualité de vie peut généralement être entièrement rétablie.
Quel médecin traite la gonarthrose médiale ?
Le spécialiste à consulter est un médecin spécialiste en orthopédie et chirurgie traumatologique, spécialisé dans la chirurgie du genou. Il procède à une analyse précise de la démarche et de l'axe de la jambe et décide si un traitement conservateur suffit ou si une intervention chirurgicale, telle qu'une prothèse partielle, est nécessaire pour que l'articulation du genou ne soit plus douloureuse.
