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Chirurgie du gros intestin - experts et des informations médicales

La chirurgie du côlon (coloproctologie chirurgicale) est un domaine de la chirurgie viscérale (chirurgie abdominale). Elle englobe le traitement des affections relevant de la proctologie générale et spécialisée. Elle fait également partie du traitement interdisciplinaire des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, telles que la colite ulcéreuse. Une coloscopie est souvent nécessaire avant l'opération afin d'établir un diagnostic précis. Cela permet au chirurgien de décider de l'intervention nécessaire.

Vous trouverez ici des informations complémentaires ainsi qu'une sélection de spécialistes et de centres de chirurgie du côlon.

Spécialistes recommandés en chirurgie du côlon

Aperçu des articles

Chirurgie du gros intestin - Informations complémentaires

Quelles sont les interventions qui relèvent de la chirurgie du côlon ?

La chirurgie du côlon comprend le traitement des

Les interventions chirurgicales sont réalisées soit de manière traditionnelle (conventionnelle), soit par chirurgie mini-invasive.

Dans les méthodes conventionnelles, la cavité abdominale est ouverte (le plus souvent par une longue incision médiane, parfois également sous forme d’incision transversale) et l’intestin ainsi entièrement exposé est opéré. Les techniques mini-invasives ne nécessitent en revanche que de petites incisions par lesquelles les instruments sont introduits.

Quelles sont les raisons justifiant une chirurgie du côlon ?

Une intervention sur le côlon est nécessaire lorsque

  • des maladies inflammatoires,
  • des infections,
  • des tumeurs,
  • des corps étrangers ou
  • malformations

la paroi intestinale est tellement altérée ou endommagée que son fonctionnement normal est compromis et qu'aucune amélioration ne peut plus être obtenue par traitement médicamenteux. Une intervention chirurgicale urgente (dans les heures ou les jours qui suivent) ou en urgence (immédiatement ou dans les heures qui suivent) est nécessaire en cas de perforation imminente ou déjà survenue de la paroi intestinale.

Lors de l'intervention chirurgicale, les parties malades de l'intestin sont retirées et l'on tente de rétablir le bon fonctionnement de l'intestin. Pour cela, il est souvent nécessaire de créer temporairement (ou parfois de manière permanente) une dérivation intestinale.

Die Anatomie des Darms
L'anatomie de l'intestin © Henrie | AdobeStock

Quelles sont les interventions chirurgicales pratiquées pour quelles maladies du côlon ?

Un chirurgien pratique des interventions chirurgicales sur le côlon dans les cas suivants :

  • Tumeurs colorectales et tumeurs de l'anus : en cas de tumeurs, la partie de l'intestin atteinte est retirée en respectant une marge de sécurité suffisante par rapport aux tissus restants. Si le cancer a été détecté à un stade précoce, le traitement est souvent curatif, c'est-à-dire que le patient est guéri.
  • Appendicite : en cas d'inflammation de l'appendice, appelée simplement appendicite, celui-ci est retiré. On peut très bien vivre sans appendice. Autrefois, l'ablation chirurgicale se faisait par une incision abdominale ; aujourd'hui, elle est généralement réalisée par laparoscopie (c'est-à-dire par une endoscopie abdominale). Dans les deux cas, une anesthésie générale est toutefois nécessaire.
  • Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin : colite ulcéreuse, maladie de Crohn, entérite et syndrome du côlon irritable : les inflammations chroniques de l'intestin peuvent entraîner un cancer colorectal. En cas de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin qui ne répondent pas au traitement médicamenteux, l'ablation chirurgicale est indiquée. De nos jours, l'opération n'implique pas toujours la création d'une stomie et le sphincter peut être préservé ou reconstruit. La résection par laparoscopie est également possible.
  • Corps étrangers et lésions du côlon ou de l'anus : l'ablation chirurgicale permet d'éviter une perforation suivie d'une péritonite. 
  • Constipation chronique : la constipation est un trouble de la défécation qui, dans les cas graves, est traité par des techniques chirurgicales.
  • Diverticules : protubérances de la paroi intestinale. En cas de troubles chroniques accompagnés d’une inflammation sévère, appelée diverticulite en médecine, l’ablation de la partie touchée peut permettre la guérison.
  • Polypes intestinaux : excroissances bénignes de la muqueuse intestinale qui font saillie dans la lumière intestinale. Leur ablation lors d’une coloscopie fait partie de la prévention du cancer colorectal.
  • Incontinence fécale : en cas d’incontinence fécale, il est impossible de contrôler l’évacuation des selles. Les causes peuvent être des inflammations, des tumeurs, des maladies du plancher pelvien ou des troubles neurologiques. Le traitement chirurgical dépend de la cause.
  • Hémorroïdes : structures vasculaires qui font saillie dans le canal anal. Inflammées et gonflées, elles gênent la défécation et peuvent causer des douleurs importantes. De plus, elles sont souvent à l'origine de saignements périanaux (c'est-à-dire lors de la défécation). Le traitement chirurgical des hémorroïdes vise principalement à arrêter les saignements ou à retirer les hémorroïdes.
  • Fistules anales : canaux ou réseau de canaux qui relient le canal anal à l'extérieur et se sont formés à la suite d'une inflammation. Le traitement consiste en une intervention chirurgicale sous forme de section, d'excision ou de drainage.
  • Fissures anales : déchirures de la peau ou de la muqueuse au niveau de l'anus. En cas de maladie chronique, l'ablation chirurgicale par une opération de la fissure anale est indiquée.
  • Prolapsus rectal : le prolapsus rectal est un affaissement du rectum. Par voie chirurgicale ou laparoscopique, le rectum est partiellement réséqué, remis en place et fixé.
  • Sinus pilonidal infecté : affection inflammatoire chronique du pli fessier, qui peut devenir très étendue et douloureuse. De plus, elle s'accompagne souvent d'un écoulement purulent et se résorbe rarement d'elle-même. Par conséquent, la solution thérapeutique de choix est l'ablation chirurgicale, également appelée excision.
  • Malformations anorectales : malformation congénitale au niveau du côlon et du rectum, par exemple l'atrésie anale. Dans ce cas, le rectum et l'anus sont insuffisamment développés ou l'orifice anal est totalement absent. L'objectif de l'opération est de reconstruire l'intestin malformé et de créer un orifice anal. Cependant, cette reconstruction ne correspond souvent pas à la situation naturelle et l'orifice anal se trouve à l'avant de la paroi abdominale (ce qu'on appelle un orifice anal artificiel ou une stomie).

Quelles sont les méthodes chirurgicales disponibles pour traiter les maladies du côlon ?

La chirurgie du côlon est réalisée de manière conventionnelle ou mini-invasive. Le déroulement du traitement dépend du type d'intervention. En général, une anesthésie générale est nécessaire.

Le patient ne doit rien avoir mangé pendant plusieurs heures avant l'opération. Un lavage intestinal est également nécessaire. Une coloscopie précède généralement l'opération ou a lieu le même jour.

Les opérations du côlon durent en moyenne entre 15 minutes et cinq heures.

Procédés utilisés en chirurgie du côlon :

  • Appendicectomie : l'appendicectomie consiste à retirer l'appendice. Elle est réalisée de manière conventionnelle ou par laparoscopie.
  • Colectomie et proctocolectomie : la colectomie désigne l'ablation irréversible du côlon, tandis que la proctocolectomie consiste à réséquer le côlon et le rectum. En cas d'ablation complète du côlon, il n'est pas toujours possible de préserver le sphincter et l'orifice anal, et il faut alors mettre en place une dérivation intestinale.
  • Hémicolectomie : lors d'une hémicolectomie, le chirurgien n'ablate qu'une partie (hém = moitié) du côlon. On distingue ainsi l'hémicolectomie droite et l'hémicolectomie gauche, selon que l'on résèque la partie ascendante droite ou la partie descendante gauche du côlon.
  • Colectomie laparoscopique : l'ablation du côlon peut également être réalisée par laparoscopie. Le recours à cette technique dépend des résultats de l'examen. L'avantage de cette technique est un risque moindre d'adhérences.
  • Colostomie : la colostomie désigne la création d'une ouverture intestinale artificielle. Le chirurgien fait passer l'extrémité de l'intestin à travers la paroi abdominale, la relie à la peau et détourne ainsi le flux des selles.

À quoi faut-il faire attention après une opération du côlon ?

Après une opération du côlon, en particulier si des parties importantes ont été retirées, des selles molles à liquides et des ballonnements peuvent survenir. Il est donc important de suivre un régime alimentaire ménageant l'intestin après l'opération. Les aliments qui favorisent le transit, tels que les flocons d'avoine, les graines de psyllium, le son de blé, les pommes de terre ou les bananes, peuvent aider à raffermir la consistance des selles.

Il faut toutefois compter jusqu'à un an avant que la fréquence des selles ne revienne à la normale. Il convient donc d'éviter durablement les aliments provoquant des ballonnements.

Il est également important de compenser la perte d'eau. Boire deux à trois litres de liquide par jour sous forme de tisanes, de thé noir ou d'eaux minérales non gazeuses fait partie des recommandations les plus importantes.

Quelles complications peuvent survenir après une opération du côlon et quel est le pronostic ?

Après une opération du côlon au cours de laquelle une résection a été pratiquée, les parties de l'intestin endommagées et éventuellement reconnectées doivent cicatriser.

Dans environ 5 % des cas, des fuites (également appelées « lécages » en médecine) surviennent. Si le contenu intestinal pénètre ainsi dans la cavité abdominale, cela provoque une péritonite. Dans ce cas, une nouvelle intervention chirurgicale est nécessaire, faute de quoi une septicémie survient.

Si l'on suppose d'emblée un risque élevé de mauvaise cicatrisation de l'intestin, il convient de créer à titre préventif (protecteur) une dérivation intestinale artificielle, qui ménage les parties intestinales malades et les sites de suture. Cependant, la dérivation intestinale (stomie) peut elle aussi s’infecter, mal cicatriser ou présenter une rupture des points de suture. La stomie doit alors être opérée à nouveau et, le cas échéant, recréée.

Une autre complication peut être une lésion des structures voisines (par exemple, de l'uretère, de l'intestin grêle ou des nerfs).

Les complications pouvant survenir lors de tout type d'intervention chirurgicale sont

  • les infections,
  • les hémorragies ou
  • des incidents liés à l'anesthésie. 

L'ablation de larges portions du côlon peut également entraîner des troubles permanents de l'équilibre hydrosodé.

Bien que les opérations du côlon puissent être curatives (c'est-à-dire permettre une guérison complète), le pronostic dépend fortement

  • la maladie sous-jacente,
  • de l'état de santé général,
  • de la méthode chirurgicale et
  • du déroulement de l'opération

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